{"id":35577,"date":"2024-11-27T14:29:00","date_gmt":"2024-11-27T12:29:00","guid":{"rendered":"https:\/\/neuronup.com\/fr\/?page_id=35577"},"modified":"2026-01-29T17:56:21","modified_gmt":"2026-01-29T15:56:21","slug":"cadre-theorique","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/neuronup.com\/fr\/neuronup-labs\/cadre-theorique\/","title":{"rendered":"Cadre Th\u00e9orique"},"content":{"rendered":"\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading has-text-align-center has-xxxl-margin-top\">Cadre th\u00e9orique<\/h1>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-style-default br-0101 has-alt-background-color has-background is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<div style=\"height:20px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">NeuronUP est n\u00e9e en 2012, bas\u00e9e sur des preuves scientifiques en cognition et neuropsychologie <br>r\u00e9sum\u00e9es dans ce document.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:20px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<div style=\"height:50px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column pr-5 is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:66.66%\">\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"introduction\">Introduction<\/h2>\n\n\n\n<p>Le but de la r\u00e9habilitation neuropsychologique est d&rsquo;am\u00e9liorer la performance fonctionnelle d&rsquo;une personne et de compenser les d\u00e9ficits cognitifs r\u00e9sultant d&rsquo;un dommage c\u00e9r\u00e9bral afin de r\u00e9duire les limitations fonctionnelles, augmentant ainsi la capacit\u00e9 des individus \u00e0 r\u00e9aliser des activit\u00e9s de la vie quotidienne <em>(Bernab\u00e9u &amp; Roig, 1999)<\/em>. L&rsquo;objectif final est l&rsquo;am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 de vie des personnes <em>(Christensen, 1998; Prigatano, 1984; Sohlberg &amp; Mateer, 1989)<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Les op\u00e9rations cognitives sont interreli\u00e9es et interd\u00e9pendantes \u00e0 un niveau anatomique lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de r\u00e9pondre de mani\u00e8re fonctionnelle. Elles impliquent de multiples types et niveaux de traitement. Lorsqu&rsquo;une activit\u00e9 externe ou interne est r\u00e9alis\u00e9e, des r\u00e9seaux neuronaux de petit monde se combinent, soit de mani\u00e8re modulaire, soit via des r\u00e9seaux \u00e0 grande \u00e9chelle. Ces combinaisons mobilisent des processus neuropsychologiques sp\u00e9cifiques n\u00e9cessaires \u00e0 l&rsquo;ex\u00e9cution. Du processus de reconnaissance visuelle aux m\u00e9canismes d&rsquo;initiation du comportement (automatiques ou non), au contr\u00f4le des impulsions, ou au d\u00e9veloppement de strat\u00e9gies m\u00e9tacognitives pour planifier un comportement. Par cons\u00e9quent, d&rsquo;un point de vue appliqu\u00e9, il est logique de formuler des activit\u00e9s de r\u00e9habilitation qui couvrent toute la gamme des processus, de mani\u00e8re discr\u00e8te mais aussi holistique.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;objectif de NeuronUP est de concevoir ces activit\u00e9s en identifiant les constructions, op\u00e9rations et fonctions <em>(Burgess et al., 2006)<\/em> impliqu\u00e9es dans diff\u00e9rentes activit\u00e9s humaines afin de les calibrer dans le processus de r\u00e9habilitation. Ainsi, nous souhaitons fournir au th\u00e9rapeute une base de donn\u00e9es d&rsquo;activit\u00e9s utiles pour la r\u00e9habilitation neuropsychologique et l&rsquo;ergoth\u00e9rapie. Ces mat\u00e9riels sont int\u00e9gr\u00e9s dans une plateforme compl\u00e8te et flexible pour les professionnels, qui peuvent concevoir des programmes d&rsquo;intervention de mani\u00e8re individualis\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" width=\"678\" height=\"862\" src=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/functional-independence.svg\" alt=\"functional-independence\" class=\"wp-image-35578\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p>NeuronUP a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en r\u00e9ponse \u00e0 une s\u00e9rie de questions urgentes dans le domaine de la r\u00e9habilitation neuropsychologique, avec l&rsquo;intention d&rsquo;int\u00e9grer les aspects cliniques et exp\u00e9rimentaux. En accord avec le besoin de r\u00e9aliser une \u00e9valuation neuropsychologique plus \u00e9cologique<em> (Tirapu, 2007)<\/em> permettant aux cliniciens d&rsquo;avoir des mesures fonctionnelles (repr\u00e9sentatives et g\u00e9n\u00e9ralisables) fiables de l&rsquo;\u00e9tat des personnes se rendant en consultation clinique, une ligne de pens\u00e9e concordante \u00e9merge dans le domaine de la r\u00e9habilitation.&nbsp;<strong>Son principal objectif est l&rsquo;utilisation de contenus \u00e9cologiques, motivationnels et personnalisables dans le processus de stimulation et de r\u00e9habilitation neuropsychologique <em>(Wilson, 1987; 1989)<\/em>.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Validit\u00e9 \u00e9cologique<\/h3>\n\n\n\n<p>Il est ironique que le concept de validit\u00e9 \u00e9cologique ait \u00e9merg\u00e9 de la recherche exp\u00e9rimentale. Au d\u00e9part, ce terme d\u00e9signait le degr\u00e9 de relation entre un signal proximal et une variable distale dans les exp\u00e9riences sur la perception visuelle <em>(Brunswick, 1956).<\/em> Le concept a \u00e9volu\u00e9 au fil des ans pour d\u00e9signer <em>(Kvavilashvili &amp; Ellis, 2004)<\/em> un type d&rsquo;activit\u00e9s respectant les principes de repr\u00e9sentativit\u00e9 (degr\u00e9 de chevauchement en forme et en contexte entre l&rsquo;activit\u00e9 propos\u00e9e et la t\u00e2che \u201cr\u00e9elle\u201d) et de g\u00e9n\u00e9ralisation (capacit\u00e9 de cette activit\u00e9 \u00e0 pr\u00e9dire la performance dans des activit\u00e9s r\u00e9elles servant de mod\u00e8le). Dans le domaine de la r\u00e9habilitation neuropsychologique, le principe de g\u00e9n\u00e9ralisation est \u00e9galement utilis\u00e9 avec un autre sens : il s&rsquo;agirait de la propri\u00e9t\u00e9 de \u201ctransfert\u201d (l&rsquo;entra\u00eenement \u00e0 une t\u00e2che entra\u00eene un b\u00e9n\u00e9fice cognitif dans un processus transf\u00e9r\u00e9 \u00e0 d&rsquo;autres domaines que celui entra\u00een\u00e9 initialement).<\/p>\n\n\n\n<p>Il existe trois <strong>niveaux de g\u00e9n\u00e9ralisation<\/strong> :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Niveau 1<\/strong>. O\u00f9 les r\u00e9sultats sont maintenus de session en session, dans des activit\u00e9s et mat\u00e9riels identiques.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Niveau 2<\/strong>. O\u00f9 il y a un progr\u00e8s dans des t\u00e2ches similaires \u00e0 celle entra\u00een\u00e9e, mais qui en diff\u00e8rent.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Niveau 3<\/strong>. O\u00f9 le transfert des gains dans les op\u00e9rations et fonctions entra\u00een\u00e9es se produit vers d&rsquo;autres activit\u00e9s de la vie quotidienne diff\u00e9rentes.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p><strong>Chez NeuronUP, nous concevons des mat\u00e9riels impliquant des activit\u00e9s et situations de la vie quotidienne li\u00e9es non seulement aux constructions et op\u00e9rations neuropsychologiques de base, mais \u00e9galement \u00e0 des variables de fonctionnalit\u00e9 sp\u00e9cifique<\/strong><em><strong>&nbsp;<\/strong>(Yantz, Johnson-Greene, Higginson &amp; Emmerson, 2010)<\/em>. Les activit\u00e9s de la vie quotidienne n\u00e9cessitent des op\u00e9rations neuropsychologiques sp\u00e9cifiques, d&rsquo;o\u00f9 l&rsquo;importance d&rsquo;entra\u00eener \u00e9galement les processus de base.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Exhaustivit\u00e9<\/h3>\n\n\n\n<p>Pour r\u00e9aliser une r\u00e9habilitation neuropsychologique strat\u00e9gique, il est n\u00e9cessaire d&rsquo;analyser de mani\u00e8re exhaustive le profil cognitif de la personne en r\u00e9habilitation. Cela nous permet d&rsquo;\u00e9valuer les points forts et faibles de ce profil et d&rsquo;\u00e9tablir les objectifs prioritaires avec le patient et son entourage. Suivant cette pr\u00e9misse, chez NeuronUP, nous avons con\u00e7u un arbre de classification des activit\u00e9s exhaustif couvrant 40 processus neuropsychologiques, divis\u00e9s en onze fonctions et domaines d&rsquo;intervention. La planification des activit\u00e9s de r\u00e9habilitation ainsi que des temps, de la difficult\u00e9 et de l&rsquo;intensit\u00e9 du traitement doivent \u00eatre sous le contr\u00f4le du th\u00e9rapeute, qui ajuste ces param\u00e8tres en fonction de l&rsquo;\u00e9volution du patient <em>(Mu\u00f1oz-C\u00e9spedes &amp; Tirapu, 2004)<\/em>. NeuronUP adopte ce principe comme l&rsquo;une des bases de son approche des processus de r\u00e9habilitation. La planification des activit\u00e9s de r\u00e9habilitation et des temps est sous le contr\u00f4le du th\u00e9rapeute\u201d NeuronUP Cadre th\u00e9orique : Concepts g\u00e9n\u00e9raux 5 Incorporant les observations g\u00e9n\u00e9rales sur la r\u00e9habilitation neuropsychologique r\u00e9alis\u00e9es par <em>Mu\u00f1oz-C\u00e9spedes &amp; Tirapu (2001)<\/em>, chez NeuronUP, nous consid\u00e9rons comme prioritaire :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>La calibration de la complexit\u00e9 des activit\u00e9s.<\/li>\n\n\n\n<li>La division des t\u00e2ches selon leurs diff\u00e9rents param\u00e8tres.<\/li>\n\n\n\n<li>La r\u00e9daction d&rsquo;instructions claires et simples aidant \u00e0 structurer la t\u00e2che et son ex\u00e9cution. Si le langage utilis\u00e9 n&rsquo;est pas adapt\u00e9 \u00e0 notre patient, il peut \u00eatre individualis\u00e9.<\/li>\n\n\n\n<li>L&rsquo;accessibilit\u00e9 aux ressources comme partie d&rsquo;un traitement moins co\u00fbteux en termes de temps, d&rsquo;argent et de d\u00e9placements.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Avantages de la r\u00e9habilitation via ordinateur<\/h2>\n\n\n\n<p>Pourquoi utiliser une plateforme web de r\u00e9habilitation ? Bien qu&rsquo;il soit incorrect de consid\u00e9rer NeuronUP comme enti\u00e8rement bas\u00e9e sur ordinateur (puisqu&rsquo;il existe des activit\u00e9s imprimables), nous pensons qu&rsquo;il y a des avantages associ\u00e9s \u00e0 l&rsquo;utilisation de ce type de formats.&nbsp;<strong>NeuronUP est un outil qui aide le th\u00e9rapeute et non un substitut<\/strong>. Une mauvaise application par le th\u00e9rapeute (faible supervision, mauvais ajustement de la planification au profil du patient, format incorrect, usage exclusif de la plateforme pour la r\u00e9habilitation, etc.) entra\u00eenera un mauvais r\u00e9sultat, quel que soit le ressource utilis\u00e9e. Les principaux avantages de l&rsquo;utilisation de l&rsquo;ordinateur en r\u00e9habilitation sont <em>(Ginarte-Aria, 2002; Lynch, 2002; Roig &amp; S\u00e1nchez-Carri\u00f3n, 2005)<\/em> :<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 Permettre un contr\u00f4le pr\u00e9cis de certaines variables comme le temps d&rsquo;exposition \u00e0 un stimulus et le temps de r\u00e9action permis. Cela permet un meilleur contr\u00f4le de l&rsquo;\u00e9volution du patient.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 La collecte de donn\u00e9es est plus coh\u00e9rente et efficace, ce qui permet une analyse plus fluide des donn\u00e9es. C&rsquo;est un \u00e9l\u00e9ment important dans la conception de plans strat\u00e9giques de r\u00e9habilitation neuropsychologique.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 Les stimuli pr\u00e9sent\u00e9s sont plus attrayants, ce qui augmente la motivation des individus. La personnalisation des activit\u00e9s, tant au niveau que dans la forme, est indispensable pour une r\u00e9habilitation strat\u00e9gique.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 Int\u00e9gration de mat\u00e9riels multim\u00e9dias, permettant des th\u00e9rapies multiformats.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 Fournit un feedback ad\u00e9quat et pr\u00e9cis, permettant la construction d&rsquo;un syst\u00e8me interactif. Cet aspect est \u00e9galement impliqu\u00e9 dans la conscience des d\u00e9ficits.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 Permet la connexion de p\u00e9riph\u00e9riques pour des probl\u00e8mes visuels ou moteurs, entre autres.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 Permet l&rsquo;entra\u00eenement dans un environnement d\u00e9sinstitutionnalis\u00e9, distinguant la r\u00e9habilitation d&rsquo;un environnement hospitalier.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 Permet une flexibilit\u00e9 car les mat\u00e9riels bas\u00e9s sur ordinateur peuvent \u00eatre programm\u00e9s via une interface simple. Avec NeuronUP, vous pouvez modifier les param\u00e8tres des activit\u00e9s tels que le type de stimuli utilis\u00e9s, le niveau de difficult\u00e9, le temps d&rsquo;exposition aux exercices, etc. Tout cela en fonction des besoins et points forts sp\u00e9cifiques de votre patient.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 Les programmes informatiques ont (ou doivent avoir) un co\u00fbt-b\u00e9n\u00e9fice raisonnable : faire gagner du temps au th\u00e9rapeute (ressources du centre) et \u00e9viter les co\u00fbts pour le patient (intervention \u00e0 domicile).<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p>\u00ab\u00a0Prendre uniquement en compte la sph\u00e8re cognitive est une approche insuffisante.\u00a0\u00bb<\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p>Quels sont les principaux probl\u00e8mes pratiques associ\u00e9s \u00e0 la r\u00e9habilitation avec ordinateur et comment avons-nous tent\u00e9 de les corriger ?<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Nous proposons un<strong>&nbsp;SYST\u00c8ME flexible,<\/strong>&nbsp;o\u00f9 le th\u00e9rapeute peut modifier les param\u00e8tres de l&rsquo;activit\u00e9 et acc\u00e9der aux activit\u00e9s appropri\u00e9es pour chaque patient. De cette mani\u00e8re, nous \u00e9vitons que les activit\u00e9s soient appliqu\u00e9es de mani\u00e8re rigide et inappropri\u00e9e <em>(Ginarte Arias, 2002)<\/em>.<\/li>\n\n\n\n<li>Nous adaptons les contenus au stade \u00e9volutif de la personne r\u00e9alisant la r\u00e9habilitation <em>(Tam &amp; Man, 2004)<\/em>. Le syst\u00e8me expert permet de s\u00e9lectionner des activit\u00e9s adapt\u00e9es \u00e0 la langue, au niveau \u00e9ducatif, au type de d\u00e9ficience cognitive et de l\u00e9sion, etc.<\/li>\n\n\n\n<li>Concevoir la technologie comme un outil, et non une fin en soi. L&rsquo;utilisation de plateformes et de programmes de r\u00e9habilitation ne remplace pas le contact, le soutien, l&rsquo;effort et la supervision du th\u00e9rapeute.<\/li>\n\n\n\n<li>Promouvoir un&nbsp;<strong>outil en constante mise \u00e0 jour, adaptant rapidement les apports du client<\/strong><em><strong>&nbsp;<\/strong>(S\u00e1nchez Carri\u00f3n, G\u00f3mez Pulido, Garc\u00eda Molina, Rodr\u00edguez Rajo &amp; Roig Rovira, 2011)<\/em>. Consid\u00e9rer une intervention qui ne tient compte que de la sph\u00e8re cognitive sans reconna\u00eetre les facteurs psychosociaux, \u00e9motionnels et comportementaux associ\u00e9s est une approche insuffisante de la r\u00e9habilitation neuropsychologique <em>(Salas, B\u00e1ez, Garreaud, &amp; Daccarett, 2007)<\/em>.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p>Les technologies de support pour la cognition sont utilis\u00e9es pour l&rsquo;entra\u00eenement d&rsquo;un large \u00e9ventail d&rsquo;activit\u00e9s, de la communication verbale \u00e0 la participation sociale (<em>Gillespie, Best &amp; O\u00b4Neill, 2012)<\/em>. Leur utilisation a \u00e9volu\u00e9, passant des jeux et activit\u00e9s de premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration \u00e0 des technologies de quatri\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration, o\u00f9 l&rsquo;intervention de groupe et la r\u00e9habilitation de r\u00e9alit\u00e9s fonctionnelles et \u00e9cologiques font partie d&rsquo;un mod\u00e8le holistique. Pour <em>Lynch (2002)<\/em>, ces nouvelles activit\u00e9s doivent \u00eatre utilis\u00e9es pour r\u00e9habiliter des t\u00e2ches associ\u00e9es aux activit\u00e9s de la vie quotidienne.<\/p>\n\n\n\n<p>Les technologies de r\u00e9habilitation bas\u00e9es sur ordinateur peuvent \u00eatre utilis\u00e9es pour une large population. <em>Cole (1999)<\/em> a soulign\u00e9 la n\u00e9cessit\u00e9 que les interfaces soient conviviales et hautement personnalisables, et a recommand\u00e9 leur utilisation si elles remplissaient ces propri\u00e9t\u00e9s <em>(Cole, Ziegmann, Wu, Yonker, Gustafson &amp; Cirwithen, 2000)<\/em>. En raison de cette h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9, les mat\u00e9riels et guides utilis\u00e9s dans les technologies de r\u00e9habilitation doivent \u00eatre adapt\u00e9s en termes de complexit\u00e9 : nombre et difficult\u00e9 des \u201cpoints de prise de d\u00e9cision\u201d, s\u00e9quences d&rsquo;information, et autres <em>(LoPresti, Mihailidis &amp; Kirsch, 2004)<\/em>. Les utilisateurs doivent \u00eatre inclus dans le processus de conception des activit\u00e9s, selon le concept de \u201cconception sensible pour l&rsquo;inclusion de l&rsquo;utilisateur\u201d propos\u00e9 par <em>Newell &amp; Gregor (2000)<\/em>. Enfin, cette interface devrait fournir un fichier d&rsquo;acc\u00e8s simplifi\u00e9 aux donn\u00e9es des patients, des commandes \u201cenregistrer\u201d et \u201cimprimer\u201d pour ces donn\u00e9es, et la possibilit\u00e9 de les inclure dans des quantit\u00e9s d&rsquo;information plus importantes.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Preuves<\/h3>\n\n\n\n<p><em>Peretz, Korczyn, Shatil, Aharonson, Birnboim &amp; Giladi (2011)<\/em> ont compar\u00e9 un groupe recevant une formation personnalis\u00e9e avec des mat\u00e9riels bas\u00e9s sur ordinateur \u00e0 un groupe form\u00e9 avec des mat\u00e9riels informatiques traditionnels.&nbsp;<strong>L&rsquo;am\u00e9lioration dans la condition de personnalisation a \u00e9t\u00e9 significative dans tous les domaines cognitifs tandis que le groupe d&rsquo;entra\u00eenement avec les activit\u00e9s classiques sur ordinateur n&rsquo;a am\u00e9lior\u00e9 que quatre domaines.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pour des r\u00e9visions \u00e9tendues, le lecteur peut consulter les \u00e9tudes suivantes : <em>Gillespie et al. (2012); Kueider, Parisi, Gross &amp; Rebok (2012); Cicerone et al. (2011); Stahmer, Schreibman &amp; Cunningham (2010); Faucounau, Wu, Boulay, De Rotrou, Rigaud (2009); Lange, Flynn &amp; Rizzo (2009); Tang &amp; Posner (2009); LoPresti et al. (2004), Kapur, Glisky &amp; Wilson (2004), Bergman (2002) et Lynch (2002).<\/em><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p>\u00ab\u00a0Les futures recherches sur les interventions bas\u00e9es sur ordinateur doivent contr\u00f4ler les param\u00e8tres appropri\u00e9s pour am\u00e9liorer la validit\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p>En ce qui concerne la r\u00e9habilitation avec des mat\u00e9riels informatiques des fonctions neuropsychologiques sp\u00e9cifiques, une grande quantit\u00e9 de recherches a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent. Nous avons r\u00e9alis\u00e9 une s\u00e9lection de textes montrant l&rsquo;efficacit\u00e9 de la r\u00e9habilitation avec ce type d&rsquo;outils et de mat\u00e9riels dans diff\u00e9rentes fonctions:&nbsp;<strong>attention&nbsp;<\/strong>(<em>Borghesse, Bottini &amp; Sedda, 2013; Jiang et al., 2011; Flavia, Stampatori, Zanotti, Parrinello &amp; Capra, 2010; Barker-Collo et al., 2009; Dye, Green &amp; Bavelier, 2009; Green &amp; Bavelier, 2003; Cho et al., 2002; Grealy, Johnson &amp; Rushton, 1999; Gray, Robertson, Pentland, Anderson, 1992; Sturm &amp; Wilkes, 1991; Niemann, Ruff &amp; Baser, 1990; Sohlberg &amp; Mateer, 1987),&nbsp;<strong>m\u00e9moire&nbsp;<\/strong>(Caglio et al., 2012, 2009; das Nair &amp; Lincoln, 2012; McDonald, Haslam, Yates, Gurr, Leeder &amp; Sayers, 2011; Bergquist et al., 2009; Gillette &amp; DePompei,2008; Wilson, Emslie, Quirk, Evans &amp; Watson, 2005; Ehlhardt, Sohlberg, Glang &amp; Albin, 2005; Glisky, Schacter &amp; Tulving, 2004; Kapur, Glisky &amp; Wilson, 2004; Tam &amp; Man, 2004; Webster et al., 2001; Wilson, Emslie, Quirk &amp; Evans, 2001; van der Broek, Downes, Johnson, Dayus &amp; Hilton, 2000)<\/em>, <strong>comp\u00e9tences visuospatiales<\/strong> <em>(Boot, Kramer, Simons, Fabiani &amp; Gratton, 2008)<\/em>,&nbsp;<strong>langage<\/strong><em><strong>&nbsp;<\/strong>(Allen, Mehta, McClure &amp; Teasell, 2012; Fink, Brecher, Sobel &amp; Schwartz, 2010; Lee, Fowler, Rodney, Cherney &amp; Small, 2009; Kirsch et al., 2004b; Wertz &amp; Katz, 2004; Katz &amp; Wertz, 1997)<\/em>,<strong>&nbsp;cognition sociale<\/strong>&nbsp;<em>(Grynszpan et al., 2010; Bernard-Opitz, Srira &amp; Nakhoda-Sapuan, 2001)<\/em>, et&nbsp;<strong>fonctions ex\u00e9cutives&nbsp;<\/strong><em>(Nouchi et al., 2013; Johansson &amp; Tornmalm 2012; L\u00f3pez Martinez et al., 2011; O\u00b4Neill, Moran &amp; Gillespie, 2010; Westerberg et al., 2007; Ehlhardt et al., 2005; Kirsch et al., 2004a; Gorman, Dayle, Hood &amp; Rumrell, 2003)<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>En ce qui concerne les profils sp\u00e9cifiques de d\u00e9ficience, les mat\u00e9riaux et outils bas\u00e9s sur ordinateur ont \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9s avec succ\u00e8s \u00e0 diverses conditions&nbsp;:<strong>TCC<\/strong>&nbsp;<em>(Cernich et al., 2010; Gentry, Wallace, Kvarfordt &amp; Lynch, 2008; Thornton &amp; Carmody, 2008; Michel &amp; Mateer, 2006)<\/em>,&nbsp;<strong>AVC&nbsp;<\/strong><em>(Cha &amp; Kim, 2013; Lauterbach, Foreman &amp; Engsberg, 2013; Akinwuntan, Wachtel &amp; Rosen, 2012; Cameir\u00e3o, Berm\u00fadez I Badia, Duarte Oller &amp; Verschure, 2009; Michel &amp; Mateer, 2006; Deutsch, Merians, Adamovich, Poizner &amp; Burdea, 2004; Teasel et al., 2003; Wood et al., 2004), d\u00e9mence (Crete-Nishihata et al., 2012; Mihailidis, Fernie &amp; Barbenel, 2010; Cipriani, Bianchetti &amp;Trabucchi, 2006; Cohene, Baecker &amp; Marziali, 2005; Alm et al., 2004; Hofman et al., 2003; Zanetti et al., 2000)<\/em>,&nbsp;<strong>scl\u00e9rose en plaques<\/strong><em>&nbsp;(Flavia et al., 2010; Shatil, Metzer, Horvitz &amp; Miller, 2010; Vogt et al., 2009; Gentry, 2008)<\/em>,&nbsp;<strong>troubles du spectre autistique&nbsp;<\/strong><em>(Sitdhisanguan, Chotikakamthorn, Dechaboon &amp; Out, 2012; Wainer &amp; Ingersoll, 2011; Tanaka et al., 2010; Beaumont &amp; Sofronoff, 2008; Sansosti &amp; Powell-Smith, 2008; Stromer, Kimball, Kinney &amp; Taylor, 2006; Goldsmith &amp; LeBlanc, 2004; Silver &amp; Oakes, 2001; Werry, Dautenhahn, Ogden &amp; Harwin, 2001; Lane &amp; Mistrett, 1996)<\/em>,&nbsp;<strong>TDAH&nbsp;<\/strong><em>(Steiner, Sheldrick, Gotthelf &amp; Perrin, 2011; Rabiner, Murray, Skinner &amp; Malone, 2010; Shalev, Tsal &amp; Mevorach, 2007; Mautone, DuPaul &amp; Jitendra, 2005; Shaw &amp; Lewis, 2005)<\/em>,&nbsp;<strong>difficult\u00e9s d&rsquo;apprentissage&nbsp;<\/strong><em>(Nisha &amp; Kumar, 2013; Seo &amp; Bryant, 2009 -avec recommandations sur l&rsquo;efficacit\u00e9-; Kim, Vaughn, Klingner &amp; Woodruff, 2006; Hasselbring &amp; Bausch, 2005; Lee &amp; Vail, 2005; Maccini, Gagnon &amp; Hughes, 2002; MacArthur, Ferretti, Okolo &amp; Cavalier, 2001; Hall, Hughes &amp; Filbert, 2000)<\/em>,&nbsp;<strong>handicap intellectuel&nbsp;<\/strong><em>(Cihak, Kessler &amp; Alberto, 2008; Mechling &amp; Ortega-Hurndon, 2007; Ayres, Langone, Boon &amp; Norman, 2006; Ortega-Tudela &amp; G\u00f3mez-Ariza, 2006; Standen &amp; Brown, 2005; Furniss et al., 1999)<\/em>,&nbsp;<strong>schizophr\u00e9nie&nbsp;<\/strong><em>(Sablier et al., 2011; Suslow, Schonauer &amp; Arolt, 2008 \u2013avec recommandations pour de futures recherches-; Medalia, Aluma, Tryon &amp; Merriam, 1998; Hermanutz &amp; Gestrich, 1991)<\/em>, ou&nbsp;<strong>phobie sociale <\/strong><em>(Neubauer,&nbsp;von Auer, Murray, Petermann Helbig-Lang &amp; Gerlach, 2013; Schmidt, Richey, Buckner &amp; Timpano, 2009)<\/em>. Les <strong>interventions avec mat\u00e9riels informatis\u00e9s<\/strong> peuvent \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9es pour promouvoir un vieillissement en bonne sant\u00e9 chez des populations sans d\u00e9ficience <em>(Kueider, Parisi, Gross &amp; Rebok, 2012; Cassavaugh &amp; Kramer, 2009; Basak, Boot, Voss &amp; Kramer, 2008; Flnkel &amp; Yesavage, 2007; Rebok, Carlson &amp; Langbaum, 2007; Jobe et al., 2001)<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 cela, certaines questions cliniques et exp\u00e9rimentales restent \u00e0 r\u00e9soudre. Le contr\u00f4le ad\u00e9quat des facteurs qui influencent les r\u00e9sultats des essais cliniques utilisant ces types d&rsquo;outils et mat\u00e9riels peut \u00eatre am\u00e9lior\u00e9. <em>Santaguida, Oremus, Walker, Wishart, Siegel &amp; Raina (2012)<\/em> ont identifi\u00e9 une s\u00e9rie de faiblesses m\u00e9thodologiques dans les revues d&rsquo;\u00e9tudes sur la r\u00e9habilitation neuropsychologique chez les patients victimes d&rsquo;AVC, qui peuvent \u00eatre \u00e9tendues \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude des mat\u00e9riaux informatiques \u00e0 cet effet. Les \u00e9tudes primaires pr\u00e9sentaient des probl\u00e8mes dans la randomisation et le recrutement des \u00e9chantillons populationnels, la conception d&rsquo;\u00e9tudes en aveugle et les crit\u00e8res de s\u00e9lection et d&rsquo;exclusion des \u00e9chantillons. De plus, un certain nombre de probl\u00e8mes affectent les variables \u00e9trang\u00e8res telles que la comparaison de la ligne de base avec la performance ult\u00e9rieure, les \u00e9v\u00e9nements et effets ind\u00e9sirables et la contamination des \u00e9chantillons. Le contr\u00f4le des effets suppl\u00e9mentaires \u00e0 la cognition dus aux traitements adjuvants analys\u00e9s est un probl\u00e8me important qui n&rsquo;est m\u00eame pas mentionn\u00e9 dans la litt\u00e9rature existante.<\/p>\n\n\n\n<p>La rationalisation du type et du nombre de mesures de changement ainsi que des instruments utilis\u00e9s est fondamentale et n&rsquo;est pas r\u00e9alis\u00e9e correctement dans les \u00e9tudes. Une autre faiblesse est que les \u00e9tudes publi\u00e9es n&rsquo;expliquent pas en d\u00e9tail des variables telles que l&rsquo;intensit\u00e9, la conception, le type de mat\u00e9riaux et d&rsquo;activit\u00e9s des traitements, tant pour le traitement cibl\u00e9 que pour les traitements adjuvants.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Jack, Seelye &amp; Jurick (2013)<\/em> ont d\u00e9j\u00e0 abord\u00e9 la g\u00e9n\u00e9ralisation des t\u00e2ches entra\u00een\u00e9es par rapport aux t\u00e2ches non entra\u00een\u00e9es. Selon leurs r\u00e9sultats,&nbsp;<em>\u201cpeu d&rsquo;\u00e9tudes ont d\u00e9montr\u00e9 une am\u00e9lioration dans des t\u00e2ches non entra\u00een\u00e9es au sein du domaine cognitif entra\u00een\u00e9, des domaines cognitifs non entra\u00een\u00e9s ou des comp\u00e9tences de la vie quotidienne. Les effets de la r\u00e9habilitation cognitive devraient se g\u00e9n\u00e9raliser aux t\u00e2ches non entra\u00een\u00e9es, fonctionnelles et sur des p\u00e9riodes prolong\u00e9es\u201d.&nbsp;<\/em><strong>Les m\u00e9ta-analyses recommandent des conceptions m\u00e9thodologiques plus solides.&nbsp;<\/strong>Pour une bonne revue des principes qui devraient \u00eatre pris en compte dans la recherche appliqu\u00e9e \u00e0 l&rsquo;apprentissage avec t\u00e2ches informatis\u00e9es, nous recommandons <em>Cook (2012, 2005)<\/em>. <em>Van Heugten, Greg\u00f3rio &amp; Wade (2012)<\/em> recommandent le d\u00e9veloppement d&rsquo;une liste internationale incluant la description d\u00e9taill\u00e9e des interventions non pharmacologiques complexes.<\/p>\n\n\n\n<p>En d\u00e9finitive, les interventions informatiques peuvent faciliter l&rsquo;am\u00e9lioration de mani\u00e8re efficace dans de nombreuses activit\u00e9s, mais&nbsp;<strong>des recherches suppl\u00e9mentaires sont n\u00e9cessaires pour contr\u00f4ler les param\u00e8tres pertinents dans les \u00e9tudes de r\u00e9habilitation avec des mat\u00e9riels bas\u00e9s sur ordinateur.<\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image image-interface\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"420\" src=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/BASES-POUR-LA-REHABILITATION.webp\" alt=\"Deux femmes devant un \u00e9cran interactif; l&#039;une explique en pointant l&#039;\u00e9cran, l&#039;autre \u00e9coute attentivement, ambiance \u00e9ducative.\" class=\"wp-image-35893\" srcset=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/BASES-POUR-LA-REHABILITATION-300x158.webp 300w, https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/BASES-POUR-LA-REHABILITATION-768x403.webp 768w, https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/BASES-POUR-LA-REHABILITATION.webp 800w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"bases-rehabilitation\">BASES POUR LA R\u00c9HABILITATION<\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Mod\u00e8le hi\u00e9rarchique du Syst\u00e8me Nerveux Central (SNC)<\/h3>\n\n\n\n<p>Le SNC peut \u00eatre divis\u00e9 en trois axes hi\u00e9rarchiques avec sp\u00e9cificit\u00e9 fonctionnelle.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Axe ant\u00e9ro-post\u00e9rieur ou rostral-caudal :<\/h4>\n\n\n\n<p>dans lequel les zones ant\u00e9rieures ou frontales traiteraient un type de contenu abstrait et une information plus complexe, probablement impliqu\u00e9e dans la surveillance et l&rsquo;int\u00e9gration des contenus et processus. \u00c0 cet \u00e9gard, nous pouvons observer des processus de contr\u00f4le dans les fonctions cognitives et \u00e9motionnelles. Concernant les \u00e9motions, l&rsquo;insula, les r\u00e9gions post\u00e9rieures, le cortex cingulaire post\u00e9rieur, l&rsquo;insula post\u00e9rieure et le cortex cingulaire m\u00e9dial &#8211; soutiennent la fonctionnalit\u00e9 de processus simples de premier ordre, de type sensoriel, tandis que les zones ant\u00e9rieures contiennent des repr\u00e9sentations plus complexes des contenus \u00e9motionnels. Dans les processus attentionnels, nous pouvons voir comment les zones les plus frontales surveillent et guident la recherche en fonction de contenus complexes (par exemple, des objectifs), tandis que les zones corticales plus post\u00e9rieures (par exemple, le pari\u00e9tal) guident le processus en se basant sur des stimuli, et non sur un processus r\u00e9flexif. Le contenu cognitif des zones ant\u00e9rieures est \u00e9galement plus complexe. Les zones frontales ant\u00e9rieures, par exemple, contr\u00f4lent les processus conscients et r\u00e9flexifs, surveillant les actions que nous r\u00e9alisons et utilisant les informations de type modal et sp\u00e9cifique provenant des diff\u00e9rents points du cerveau, de mani\u00e8re directe (communication entre r\u00e9gions frontales) ou par des zones d&rsquo;association.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans l&rsquo;ensemble, la complexit\u00e9 des repr\u00e9sentations contenues dans les zones les plus rostrales est plus grande, et elle est utilis\u00e9e pour \u00e9laborer des sch\u00e9mas abstraits, des fonctions cognitives sup\u00e9rieures et des commandes d&rsquo;action conscientes et volontaires. De plus, les zones rostrales dans ce plan sont capables d&rsquo;int\u00e9grer diff\u00e9rentes informations provenant d&rsquo;autres parties du cerveau plus post\u00e9rieures, comme par exemple des inputs simples sur les emplacements et la luminance.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Axe cortico-limbique ou dorso-ventral<\/h4>\n\n\n\n<p>Dans lequel les zones dorsales seraient responsables d&rsquo;un traitement de type r\u00e9flexif ou cognitif, par opposition aux zones ventrales, responsables d&rsquo;un traitement dirig\u00e9 par des stimuli ou \u00e9motionnel. Parmi les structures les plus dorsales, on trouve le cortex cingulaire ant\u00e9rieur ou ACC, en particulier le rostral. L&rsquo;amygdale est un noyau de traitement \u00e9motionnel autonome. Il est logique de penser que ceux-ci pr\u00e9sentent un traitement plus automatique comme, par exemple, en ce qui concerne les strat\u00e9gies bas\u00e9es sur la situation ; comme c&rsquo;est le cas avec l&rsquo;implication de l&rsquo;ACC rostral pour moduler l&rsquo;amygdale dans la r\u00e9solution des conflits. D&rsquo;autre part, pensons maintenant au r\u00e9\u00e9valuation cognitive (reappraisal), qui est un contr\u00f4le cognitif des processus \u00e9motionnels, une strat\u00e9gie r\u00e9flexive bas\u00e9e sur soi.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading is-style-default\">Axe m\u00e9dial-lat\u00e9ral<\/h4>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p>Les zones ant\u00e9rieures ou frontales contr\u00f4lent les processus conscients et r\u00e9flexifs, le suivi des actions et l&rsquo;utilisation d&rsquo;informations provenant de diff\u00e9rentes zones du cerveau.<\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p>Dans lequel les structures m\u00e9diales seraient responsables d&rsquo;un traitement centr\u00e9 sur l&rsquo;individu et ses signaux internes, tandis que les zones plus lat\u00e9rales s&rsquo;occupent davantage de questions visuelles et spatiales et de la repr\u00e9sentation des caract\u00e9ristiques du monde externe. \u00c0 cet \u00e9gard, nous pouvons comprendre que les localisations m\u00e9diales sont plus proches des centres \u00e9motionnels et que, en raison de l&rsquo;organisation cytoarchitectonique, elles poss\u00e8dent un plus grand nombre de connexions. En fait, les structures \u00e9motionnelles sont celles qui donnent \u00e0 l&rsquo;individu des informations sur ses \u00e9tats internes, et il serait logique de penser qu&rsquo;\u00e0 mesure que nous nous \u00e9loignons de ces zones, la relation fonctionnelle est moindre. Quoi qu&rsquo;il en soit, la dissociation entre m\u00e9diales comme r\u00e9f\u00e9rents \u00e0 l&rsquo;individu et lat\u00e9rales comme relatives aux aspects du monde externe a au moins deux soutiens. Premi\u00e8rement, \u00e9tant donn\u00e9 que les structures les plus profondes ont des connexions avec le syst\u00e8me sensoriel autonome et donc, avec l&rsquo;\u00e9veil, il est plus logique de penser que ces structures influencent les \u00e9v\u00e9nements guid\u00e9s par les donn\u00e9es. Alors que les structures moins profondes modulent d&rsquo;une certaine mani\u00e8re celles-ci avec des processus de type r\u00e9flexif.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading is-style-subheading\">Plasticit\u00e9<\/h3>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p>Le cerveau adulte humain g\u00e9n\u00e8re continuellement de nouveaux neurones.<\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p>La plasticit\u00e9 c\u00e9r\u00e9brale est d\u00e9finie de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale comme la capacit\u00e9 du cerveau \u00e0 r\u00e9organiser ses sch\u00e9mas de connectivit\u00e9 neuronale, en r\u00e9ajustant sa fonctionnalit\u00e9. La plasticit\u00e9 neuronale est pr\u00e9sente dans le vieillissement normal ainsi que dans les l\u00e9sions c\u00e9r\u00e9brales acquises et m\u00eame dans les d\u00e9mences (malgr\u00e9 la sp\u00e9cificit\u00e9 qui existe lorsque les structures hippocampiques sont attaqu\u00e9es, r\u00e9duisant progressivement le taux de neurogen\u00e8se dans les d\u00e9mences de type Alzheimer). La r\u00e9habilitation neuropsychologique tire parti de ce ph\u00e9nom\u00e8ne pour g\u00e9n\u00e9rer de nouvelles synapses, bien que l&rsquo;effet soit parfois limit\u00e9. \u00c0 ce jour, il n&rsquo;existe pas de consensus \u00e9tabli sur l&rsquo;effet produit en profitant de ce ph\u00e9nom\u00e8ne, car cela d\u00e9pend de nombreux facteurs : type de d\u00e9ficience, \u00e2ge, processus de r\u00e9cup\u00e9ration, r\u00e9serve cognitive \u2013et connectivit\u00e9 associ\u00e9e-, facteurs g\u00e9n\u00e9tiques, etc. Ce qui est certain, c&rsquo;est que l&rsquo;apprentissage de comp\u00e9tences apr\u00e8s une l\u00e9sion c\u00e9r\u00e9brale et d&rsquo;autres pathologies repose sur des r\u00e9seaux neuronaux \u201cde secours\u201d, et sur les nouveaux r\u00e9seaux qui se g\u00e9n\u00e8rent. Les bases physiologiques pour la neuror\u00e9habilitation sont les suivantes <em>(Dobkin, 2007)<\/em> :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Changements dans les potentiels neuronaux (en termes de param\u00e8tres de mouvement)<\/li>\n\n\n\n<li>Variabilit\u00e9 du d\u00e9clenchement neuronal \u00e0 travers des processus de pratique et de r\u00e9compense<\/li>\n\n\n\n<li>Renforcement hebbien des connectivit\u00e9s neuronales avec remappage des repr\u00e9sentations<\/li>\n\n\n\n<li>Recrutement d&rsquo;activit\u00e9 distante ou corr\u00e9l\u00e9e au sein d&rsquo;un r\u00e9seau,<\/li>\n\n\n\n<li>Autres types d&rsquo;autor\u00e9gulation et de processus associ\u00e9s \u00e0 l&rsquo;apprentissage.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>De nouveaux neurones se g\u00e9n\u00e8rent continuellement dans le cerveau humain (<em>Ming &amp; Song, 2011; Boyke, Driemeyer, Gaser, B\u00fcchel &amp; May, 2008; Ge, Sailor, Ming &amp; Song, 2008; Fuchs &amp; Gould, 2000; Gross, 2000; Eriksson, Perfilieva, Bj\u00f6rk-Eriksson, Alborn, Nordborg et al., 1998<\/em>). De ce point de vue, la plasticit\u00e9 peut surgir de l&rsquo;action de deux m\u00e9canismes potentiels (<em>Ming &amp; Song, 2011<\/em>) : renouvellement neuronal et\/ou modifications dans le potentiel des neurones. Les fr\u00e9quences de ces deux processus sont significativement plus lentes dans le cerveau adulte que dans le cerveau jeune.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais, comment un petit nombre de neurones peut-il affecter le fonctionnement global du cerveau ? <em>Ming &amp; Song (2011)<\/em> proposent que la <strong>plasticit\u00e9 <\/strong>agit \u00e0 travers les nouveaux neurones de deux mani\u00e8res diff\u00e9rentes : comme nouvelles unit\u00e9s de stockage et de codage, et par la modification des seuils de d\u00e9clenchement des <strong>neurones<\/strong> existants (et donc de la synchronisation et des oscillations pr\u00e9sentes). Les principes qui d\u00e9finissent ce processus seraient :<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>De nouveaux neurones dans le cerveau adulte qui sont activ\u00e9s par des inputs sp\u00e9cifiques.<\/li>\n\n\n\n<li>De nouveaux neurones dans le cerveau adulte qui inhibent les outputs des r\u00e9seaux locaux.<\/li>\n\n\n\n<li>De nouveaux neurones dans le cerveau adulte qui modifient les circuits locaux \u00e0 travers l&rsquo;activation s\u00e9lective de voies modulatrices.<\/li>\n\n\n\n<li>Effets sur divers sous-types d&rsquo;interneurones locaux.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p>\u00ab\u00a0La plasticit\u00e9 implique l&rsquo;adaptation du cerveau aux t\u00e2ches et \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge. Les facteurs environnementaux influencent la plasticit\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p>La plasticit\u00e9 peut am\u00e9liorer les processus d&rsquo;apprentissage \u00e0 trois niveaux <em>(Berlucchi, 2011)<\/em> : un niveau neuronal, un niveau synaptique et un niveau de r\u00e9seau (changements dans la connectivit\u00e9 fonctionnelle). Ces niveaux ne sont pas mutuellement exclusifs. La remodelage des sch\u00e9mas d&rsquo;activit\u00e9 neuronale \u00e0 court et long terme, y compris la formation, l&rsquo;\u00e9limination et le changement des fr\u00e9quences et seuils de d\u00e9clenchement, ainsi que la pousse de nouveaux axones, sont des formes principales pour atteindre l&rsquo;organisation neuronale \u00e0 travers l&rsquo;exp\u00e9rience et la maturation <em>(\u00c1lvarez &amp; Sabatini, 2007)<\/em>. Les facteurs neurotrophiques sont \u00e9galement modifi\u00e9s par l&rsquo;exp\u00e9rience \u00e0 travers la r\u00e9gulation \u00e9pig\u00e9n\u00e9tique <em>(Berlucchi, 2011)<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>La plasticit\u00e9 est un ph\u00e9nom\u00e8ne naturel qui implique l&rsquo;adaptation du cerveau \u00e0 des t\u00e2ches sp\u00e9cifiques tout au long de la vie. Plus un cerveau est \u00e2g\u00e9, plus il n\u00e9cessite de m\u00e9canismes de compensation pour une performance meilleure ou similaire. Dans les t\u00e2ches de m\u00e9moire de travail, l&rsquo;activit\u00e9 neuronale des personnes \u00e2g\u00e9es se distribue, pr\u00e9sentant une activit\u00e9 neuronale plus diffuse. Cela pourrait \u00eatre d\u00fb \u00e0 une r\u00e9ponse naturelle de compensation <em>(Dennis &amp; Cabeza, 2011)<\/em>. Malgr\u00e9 cela, la plasticit\u00e9 comme un processus de maturation et la plasticit\u00e9 qui se produit apr\u00e8s une l\u00e9sion c\u00e9r\u00e9brale ne sont pas les m\u00eames, et les diff\u00e9rences entre ces processus devraient \u00eatre clarifi\u00e9es avant de tirer des conclusions.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme mentionn\u00e9, il existe diff\u00e9rents facteurs environnementaux qui peuvent affecter la plasticit\u00e9. Certaines \u00e9tudes ont d\u00e9couvert que le stress ou les syndromes de d\u00e9ficience en insuline (un profil qui pourrait dans certains cas \u00eatre li\u00e9 \u00e0 la maladie d&rsquo;Alzheimer) r\u00e9duisent le taux de neuroplasticit\u00e9 dans le cerveau adulte. \u00c0 l&rsquo;oppos\u00e9, il existe des activit\u00e9s qui favorisent la neuroplasticit\u00e9. L&rsquo;exercice physique prolif\u00e8re la g\u00e9n\u00e9ration de nouvelles cellules <em>(van Praag et al., 1996; cit\u00e9 dans Ming &amp; Song, 2011)<\/em>. L&rsquo;apprentissage module la neurogen\u00e8se adulte de mani\u00e8re sp\u00e9cifique <em>(Zhao, Deng &amp; Gage, 2008)<\/em>. Par exemple, certains types de neurogen\u00e8se adulte ne sont influenc\u00e9s que par des t\u00e2ches d&rsquo;apprentissage d\u00e9pendantes de l&rsquo;hippocampe. Parmi d&rsquo;autres <em>(Deng et al., 2010)<\/em> figurent :<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>T\u00e2ches d&rsquo;apprentissage spatial et r\u00e9tention dans la m\u00e9moire spatiale \u00e0 long terme.<\/li>\n\n\n\n<li>Discrimination de motifs spatiaux.<\/li>\n\n\n\n<li>Conditionnement des traces mn\u00e9siques et conditionnement aversif contextuel.<\/li>\n\n\n\n<li>R\u00e9organisation de la m\u00e9moire \u00e0 travers des substrats neuronaux extrahippocampaux.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Intervention:<small>&nbsp;comment r\u00e9habiliter<\/small><\/h3>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" width=\"1291\" height=\"1005\" src=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/neuronup-method.svg\" alt=\"neuronup-method\" class=\"wp-image-35580\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>La strat\u00e9gie th\u00e9rapeutique doit \u00eatre s\u00e9lectionn\u00e9e en fonction de la gravit\u00e9 des d\u00e9ficits observ\u00e9s (points faibles et forts), du temps \u00e9coul\u00e9 apr\u00e8s la l\u00e9sion, et du type g\u00e9n\u00e9rant le d\u00e9ficit cognitif.<\/strong>&nbsp;De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, nous pouvons \u00e9tablir les strat\u00e9gies suivantes <em>(Lubrini, Peri\u00e1\u00f1ez &amp; Rios-Lago, 2009)<\/em>:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>R\u00e9tablissement des sch\u00e9mas cognitifs et comportementaux pr\u00e9alablement appris.<\/li>\n\n\n\n<li>\u00c9tablissement de nouveaux sch\u00e9mas d&rsquo;activit\u00e9 cognitive par le biais de strat\u00e9gies de substitution.<\/li>\n\n\n\n<li>Introduction de nouveaux sch\u00e9mas d&rsquo;activit\u00e9 par le biais de strat\u00e9gies de substitution.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>La r\u00e9habilitation aide les patients et leurs familles \u00e0 s&rsquo;adapter \u00e0 la nouvelle condition afin d&rsquo;am\u00e9liorer le niveau g\u00e9n\u00e9ral de fonctionnement des personnes.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Zangwill (1947)<\/em> distingue la compensation (une r\u00e9organisation du comportement visant \u00e0 minimiser un handicap sp\u00e9cifique) de la substitution (la r\u00e9alisation d&rsquo;une t\u00e2che par de nouvelles m\u00e9thodes de r\u00e9solution, diff\u00e9rentes de celles initialement apprises par un cerveau intact pour cette t\u00e2che).<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;\u00e9volution de la r\u00e9cup\u00e9ration fonctionnelle suite \u00e0 une l\u00e9sion c\u00e9r\u00e9brale (si possible) peut \u00eatre attribu\u00e9e \u00e0 cinq principes de base <em>(Edelman &amp; Gally, 2001)<\/em>:<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>La disparition spontan\u00e9e<\/strong> des effets aigus sp\u00e9cifiques de cette l\u00e9sion.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>La r\u00e9version de la diaschisis<\/strong>, c&rsquo;est-\u00e0-dire la r\u00e9version de la d\u00e9pression temporaire de l&rsquo;activit\u00e9 des parties pr\u00e9serv\u00e9es du cerveau due \u00e0 la d\u00e9connexion avec les parties l\u00e9s\u00e9es.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Le principe de fonction vicaire<\/strong> (assomption de fonctions \u00e0 grande \u00e9chelle \u2013 r\u00e9seaux sp\u00e9cifiques et distants).<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Le principe de redondance<\/strong> (assomption de fonctions par des r\u00e9seaux du m\u00eame syst\u00e8me de traitement qui restent intacts).<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Le principe de d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence<\/strong> (assomption d&rsquo;une fonction perdue par divers syst\u00e8mes).<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" width=\"1291\" height=\"1005\" src=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/neuronup-method-2.svg\" alt=\"neuronup-method-2\" class=\"wp-image-35581\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>L&rsquo;essence de la th\u00e9rapie repose sur une pratique progressive de sous-t\u00e2ches et d&rsquo;objectifs intentionnels complets (fonctionnels) en utilisant des indices physiques et cognitifs, avec un feedback sur les r\u00e9sultats et l&rsquo;ex\u00e9cution&nbsp;<\/strong><em>(Dobkin, 2005)<\/em>. Cependant, nous devons tenir compte de la\/les strat\u00e9gie(s) impliqu\u00e9e(s) dans la th\u00e9rapie, car le potentiel de r\u00e9cup\u00e9ration fonctionnelle d&rsquo;un syst\u00e8me neuronal endommag\u00e9 peut \u00eatre supprim\u00e9 si la strat\u00e9gie est mal con\u00e7ue <em>(Belucchi, 2011)<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Chez NeuronUP, nous pensons en outre que la r\u00e9habilitation neuropsychologique doit \u00eatre guid\u00e9e par les principes suivants :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>\u00catre bas\u00e9e sur des mod\u00e8les th\u00e9oriques solides et sur des preuves scientifiques.<\/li>\n\n\n\n<li>Adopter une perspective multidisciplinaire.<\/li>\n\n\n\n<li>\u00catre structur\u00e9e, avec un ordre de priorit\u00e9s, et strat\u00e9gique.<\/li>\n\n\n\n<li>Permettre l&rsquo;ajustement du temps et de l&rsquo;intensit\u00e9 des traitements en fonction des caract\u00e9ristiques et de l&rsquo;\u00e9volution des patients.<\/li>\n\n\n\n<li>Consid\u00e9rer l&rsquo;autonomie et la qualit\u00e9 de vie comme objectifs principaux.<\/li>\n\n\n\n<li>Se concentrer sur les points forts, dans le but d&rsquo;am\u00e9liorer les points faibles.<\/li>\n\n\n\n<li>Inclure les sph\u00e8res cognitive, comportementale, \u00e9motionnelle, sociale et professionnelle.<\/li>\n\n\n\n<li>Mettre l&rsquo;accent sur la motivation, en identifiant les renfor\u00e7ateurs significatifs pour le patient.<\/li>\n\n\n\n<li>Inclure des t\u00e2ches qui aident \u00e0 la g\u00e9n\u00e9ralisation.<\/li>\n\n\n\n<li>Utiliser les outils de r\u00e9habilitation comme m\u00e9thode, et non comme finalit\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-css-opacity aligncenter is-style-default has-xxl-margin-top has-xxl-margin-bottom\"\/>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"324\" src=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/FONCTIONS-COGNITIVES.webp\" alt=\"Sch\u00e9ma des fonctions cognitives montrant une t\u00eate avec f(x), ic\u00f4nes de navigation, mains haptiques, engrenages, silhouettes et graphiques.\" class=\"wp-image-35894\" srcset=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/FONCTIONS-COGNITIVES-300x95.webp 300w, https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/FONCTIONS-COGNITIVES-768x243.webp 768w, https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/FONCTIONS-COGNITIVES.webp 1024w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading is-style-subheading\" id=\"fonctions-cognitives\">FONCTIONS COGNITIVES<\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading is-style-subheading\">Orientation<\/h3>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p>L&rsquo;orientation n\u00e9cessite une int\u00e9gration des informations provenant de diff\u00e9rents r\u00e9seaux c\u00e9r\u00e9braux.<\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p>L&rsquo;orientation est une fonction cognitive dont l&rsquo;objectif est de situer le sujet dans un param\u00e8tre sp\u00e9cifique de son environnement. Pour cette raison, elle requiert, en plus des fonctions d&rsquo;attention et de m\u00e9moire (\u00e9pisodique et s\u00e9mantique) et de la m\u00e9moire de travail, des informations relatives \u00e0 la localisation spatiale. L&rsquo;orientation se d\u00e9finit comme la&nbsp;<strong>conscience de soi en relation avec les caract\u00e9ristiques qui l&rsquo;entourent : espace, temps et histoire personnelle.<\/strong>&nbsp;Elle n\u00e9cessite l&rsquo;int\u00e9gration de l&rsquo;attention, de la perception et de la m\u00e9moire <em>(Lezak, 2004)<\/em>. Un d\u00e9ficit dans la perception ou dans la m\u00e9moire peut entra\u00eener de l\u00e9gers d\u00e9ficits d&rsquo;orientation, tandis qu&rsquo;une alt\u00e9ration des sous-syst\u00e8mes d&rsquo;attention entra\u00eene une grave d\u00e9t\u00e9rioration de l&rsquo;orientation \u00e0 tous les niveaux. La d\u00e9pendance \u00e0 d&rsquo;autres syst\u00e8mes rend l&rsquo;orientation particuli\u00e8rement vuln\u00e9rable (sa pr\u00e9sence ne signifie pas pour autant l&rsquo;absence d&rsquo;affection cognitive, car elle est \u00e9galement influenc\u00e9e par la routine).<\/p>\n\n\n\n<p>Il existe trois types d&rsquo;orientation :<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orientation temporelle :<\/strong>&nbsp;Ce sont des processus de mise \u00e0 jour dont la sortie informe sur des questions relatives au jour, \u00e0 l&rsquo;heure, au mois, \u00e0 l&rsquo;ann\u00e9e, au moment d&rsquo;effectuer des comportements, aux f\u00eates, aux saisons, etc. Elle d\u00e9pend en grande partie de l&rsquo;attention soutenue et de la m\u00e9moire s\u00e9mantique, tandis que l&rsquo;attention s\u00e9lective capte les changements dans l&rsquo;environnement qui d\u00e9terminent un processus temporel ordonn\u00e9 (quand une action est r\u00e9alis\u00e9e \u2013d\u00eener, se lever\u2013, ce que signifie \u2013temporellement\u2013 qu&rsquo;il neige\u2026). L&rsquo;orientation temporelle diff\u00e8re de l&rsquo;estimation temporelle, car ce processus m\u00e9tacognitif implique : &#8211; Soit une estimation du temps \u00e9coul\u00e9 (surveillance, prise de d\u00e9cision, perception), &#8211; Soit une estimation de la dur\u00e9e qu&rsquo;une activit\u00e9 peut nous occuper (et qui d\u00e9pend de la planification et de la m\u00e9moire prospective).<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p>Mettre \u00e0 jour les processus n\u00e9cessite de r\u00e9cup\u00e9rer des informations stock\u00e9es r\u00e9centes et anciennes sur le lieu, l&rsquo;heure et l&rsquo;identit\u00e9.<\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Orientation spatiale :<\/strong>&nbsp;Ce sont des processus de mise \u00e0 jour dans lesquels le sujet est capable de se situer dans une continuit\u00e9 spatiale (d&rsquo;o\u00f9 il vient, o\u00f9 il se trouve \u00e0 un moment sp\u00e9cifique, o\u00f9 il va). L&rsquo;orientation spatiale d\u00e9pend en premier lieu de l&rsquo;orientation visuelle attentionnelle, de l&rsquo;attention soutenue, de l&rsquo;attention s\u00e9lective, et de la m\u00e9moire.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Orientation personnelle :<\/strong>&nbsp;L&rsquo;orientation personnelle est le processus le plus complexe des trois, car elle n\u00e9cessite g\u00e9n\u00e9ralement des informations multiformat impliquant l&rsquo;identit\u00e9 personnelle et un m\u00e9canisme de contr\u00f4le v\u00e9rifiant la v\u00e9racit\u00e9 des informations (en cas d&rsquo;\u00e9chec, des confabulations se produiraient). Certains auteurs se sont r\u00e9f\u00e9r\u00e9s \u00e0 ce type d&rsquo;orientation comme \u00e0 la conscience autono\u00e9tique <em>(Tulving, 2002)<\/em>. La conscience autono\u00e9tique implique la mise \u00e0 jour des contenus de la m\u00e9moire \u00e9pisodique autobiographique, li\u00e9s au moment pr\u00e9sent et avec un sens de continuit\u00e9 du soi. Pour acc\u00e9der \u00e0 ce type d&rsquo;informations, des indices de codage sont n\u00e9cessaires en premier lieu, puis la m\u00e9moire de travail met \u00e0 jour ce contenu en le reliant au temps et au moment pr\u00e9sent, donnant lieu \u00e0 la sensation de continuit\u00e9 du soi.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">D\u00e9pendance des syst\u00e8mes fonctionnels<\/h4>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p>L&rsquo;orientation est la fonction la plus vuln\u00e9rable dans les syndromes de d\u00e9connexion, car elle repose sur les vastes r\u00e9seaux du cerveau.<\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>S&rsquo;orienter implique de se souvenir<\/strong>. C&rsquo;est donc un syst\u00e8me dont les traces sont distribu\u00e9es corticalement \u00e0 travers tout le syst\u00e8me nerveux central, mais avec une pertinence particuli\u00e8re pour l&rsquo;hippocampe. Le poids de certaines structures de l&rsquo;hippocampe diff\u00e8re, en fonction du type d&rsquo;orientation auquel nous faisons r\u00e9f\u00e9rence, mais c&rsquo;est une fonction particuli\u00e8rement ancr\u00e9e \u00e0 cette structure. En fait, les activit\u00e9s d&rsquo;orientation sont principalement utilis\u00e9es chez les personnes atteintes de d\u00e9mences associ\u00e9es \u00e0 cette structure. Cela est d\u00fb \u00e0 plusieurs raisons.<\/p>\n\n\n\n<p>Premi\u00e8rement, le type d&rsquo;informations requises change souvent (en particulier les informations temporelles) et d\u00e9pend de traces mn\u00e9siques tr\u00e8s r\u00e9centes. Si l&rsquo;hippocampe n&rsquo;a pas pu former des algorithmes liant les informations mn\u00e9siques avec les traces corticales en raison d&rsquo;une l\u00e9sion, ces traces neuronales disparaissent. Deuxi\u00e8mement, la mise \u00e0 jour des contenus d\u00e9pend largement de la m\u00e9moire de travail. Bien qu&rsquo;il soit vrai que la m\u00e9moire de travail est un processus ex\u00e9cutif largement distribu\u00e9 dans le syst\u00e8me nerveux central (avec une pr\u00e9dominance fonctionnelle du cortex pr\u00e9frontal dorsolat\u00e9ral), dans les d\u00e9mences, il y a souvent une atteinte g\u00e9n\u00e9rale des faisceaux de mati\u00e8re blanche affectant l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 du r\u00e9seau de travail (par opposition au r\u00e9seau au repos). Cette atteinte provoque une d\u00e9connexion entre les syst\u00e8mes charg\u00e9s de collecter et de mettre \u00e0 jour les informations (cortex pr\u00e9frontal, faisceaux longitudinaux), les traces mn\u00e9siques (mati\u00e8re grise), et les m\u00e9canismes g\u00e9n\u00e9rant des algorithmes pour faciliter l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 ces traces (hippocampe).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Cette d\u00e9connexion est progressive<\/strong>, et la d\u00e9t\u00e9rioration de l&rsquo;orientation se produit en parall\u00e8le. Ainsi, les donn\u00e9es les plus r\u00e9centes et changeantes (jour, heure, nouveau lieu, naissances r\u00e9centes dans la famille, noms de personnes r\u00e9cemment connues, \u00e2ge\u2026) sont les premi\u00e8res \u00e0 se perdre, tandis que d&rsquo;autres sont plus r\u00e9sistantes \u00e0 la d\u00e9t\u00e9rioration car les indices neuronaux existent d\u00e9j\u00e0.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading is-style-subheading\">Mod\u00e8les utilis\u00e9s pour \u00e9laborer les mat\u00e9riaux<\/h4>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p>La r\u00e9habilitation de l&rsquo;orientation n\u00e9cessite d&rsquo;accro\u00eetre l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;alerte, l&rsquo;apprentissage de strat\u00e9gies de codage et le recours \u00e0 des aides externes.<\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p>Pour l&rsquo;\u00e9laboration des exercices d&rsquo;orientation, nous nous basons principalement sur deux mod\u00e8les :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>la Th\u00e9rapie Orient\u00e9e vers la R\u00e9alit\u00e9 et la R\u00e9miniscence \u2013flexible et appuy\u00e9e sur des aides externes-,<\/li>\n\n\n\n<li>et le Mod\u00e8le de R\u00e9habilitation de l&rsquo;Orientation de Ben Yishay <em>(Ben Yishay et al., 1987)<\/em> bas\u00e9 sur le mod\u00e8le attentionnel de <em>Posner et Petersen (1990)<\/em>.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>La <strong>Th\u00e9rapie d&rsquo;Orientation vers la R\u00e9alit\u00e9 et la R\u00e9miniscence<\/strong> vise la r\u00e9orientation spatio-temporelle et le renforcement des bases de l&rsquo;identit\u00e9 personnelle du patient, \u00e0 travers la pr\u00e9sentation r\u00e9p\u00e9titive d&rsquo;informations d&rsquo;orientation et l&rsquo;utilisation de diverses aides externes <em>(Arroyo-Anll\u00f3, Poveda D\u00edaz-Marta et Chamorro S\u00e1nchez, 2012)<\/em>. Ces mat\u00e9riaux sont \u00e9labor\u00e9s sur la base de deux facteurs : un facteur individuel, avec des activit\u00e9s entra\u00een\u00e9es quotidiennement avec le patient, et un autre avec des activit\u00e9s pouvant \u00eatre r\u00e9alis\u00e9es en groupe gr\u00e2ce \u00e0 des marqueurs interactifs. Sp\u00e9cifiquement, les interventions avec r\u00e9miniscence impliquent des groupes d&rsquo;\u00e2ge similaires et favorisent le r\u00e9cit partag\u00e9 de r\u00e9alit\u00e9s autobiographiques, promouvant la collaboration de groupe pour construire des significations biographiques (personnelles et partag\u00e9es) des membres du groupe. Pour ce faire, il est n\u00e9cessaire d&rsquo;int\u00e9grer des contenus comme des photos, des vid\u00e9os, des chansons et des mots. NeuronUP propose des interfaces pour partager ces contenus dans un environnement convivial et facile \u00e0 utiliser pour les th\u00e9rapeutes comme pour les patients.<\/p>\n\n\n\n<p>Le <strong>Mod\u00e8le de R\u00e9habilitation de l&rsquo;Orientation<\/strong> de <em>Ben Yishay<\/em> a un caract\u00e8re attentionnel plus marqu\u00e9 et une structure th\u00e9orique plus forte qui correspond aux pr\u00e9misses g\u00e9n\u00e9rales adopt\u00e9es par NeuronUP, notamment l&rsquo;id\u00e9e de hi\u00e9rarchie fonctionnelle. Dans cette hi\u00e9rarchie fonctionnelle, les activit\u00e9s con\u00e7ues pour l&rsquo;orientation \u00e9manent du premier niveau hi\u00e9rarchique des modules de <em>Ben Yishay<\/em>, ax\u00e9 sur l&rsquo;augmentation du niveau d&rsquo;alerte.<\/p>\n\n\n\n<p>De plus, certains concepts issus du Mod\u00e8le Montessori d&rsquo;intervention ont \u00e9t\u00e9 suivis pour \u00e9laborer les activit\u00e9s de cette zone. Cela est d\u00fb au fait que les exercices d&rsquo;orientation sont principalement (mais pas exclusivement) destin\u00e9s \u00e0 l&rsquo;intervention dans les d\u00e9mences.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"626\" height=\"509\" src=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/reticular-system.svg\" alt=\"reticular-system\" class=\"wp-image-35582\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Mod\u00e8le attentionnel de <em>Posner &amp; Petersen (1990)<\/em>, sur lequel repose le mod\u00e8le de r\u00e9habilitation de <em>Ben Yishay<\/em>.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Attention<\/h3>\n\n\n\n<p>L&rsquo;attention est une fonction cognitive complexe impliquant plusieurs sous-syst\u00e8mes et ayant \u00e9t\u00e9 expliqu\u00e9e de diff\u00e9rentes mani\u00e8res. Selon la d\u00e9finition de <em>Posner (1995)<\/em>, l&rsquo;attention est <em>\u201cla s\u00e9lection d&rsquo;informations pour le traitement et l&rsquo;action conscients, ainsi que le maintien de l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;alerte requis pour le traitement attentif\u201d (Posner et Bourke, 1999)<\/em>. L&rsquo;attention est une fonction de capacit\u00e9 limit\u00e9e qui permet de r\u00e9partir l&rsquo;activit\u00e9 cognitive de l&rsquo;organisme sur la base de sch\u00e9mas situationnels (ORIENTATION), et en termes de&nbsp;<strong>priorit\u00e9 informative.<\/strong>&nbsp;Elle a deux fonctions principales : maintenir l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;<strong>alerte et s\u00e9lectionner<\/strong>&nbsp;les informations pertinentes auxquelles des ressources seront allou\u00e9es (MONITORING ET CONTR\u00d4LE). Les caract\u00e9ristiques de l&rsquo;attention sont les suivantes <em>(Posner, 1995)<\/em> :<\/p>\n\n\n\n<p>A.- L&rsquo;attention&nbsp;<strong>ne traite pas l&rsquo;information<\/strong>;&nbsp;elle se limite \u00e0 rendre ce traitement possible ou \u00e0 l&rsquo;inhiber. L&rsquo;attention peut \u00eatre diff\u00e9renci\u00e9e anatomiquement des syst\u00e8mes de traitement de l&rsquo;information.<\/p>\n\n\n\n<p>B.- L&rsquo;attention repose sur des<strong>&nbsp;r\u00e9seaux anatomiques,<\/strong>&nbsp;elle n&rsquo;appartient pas \u00e0 une zone sp\u00e9cifique du cerveau et n&rsquo;est pas un produit global de celui-ci.<\/p>\n\n\n\n<p>C.- Les zones c\u00e9r\u00e9brales impliqu\u00e9es dans l&rsquo;attention n&rsquo;ont pas les m\u00eames fonctions, diff\u00e9rentes fonctions \u00e9tant soutenues par diff\u00e9rentes zones.&nbsp;<strong>Ce n&rsquo;est pas une fonction unitaire.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Quelles sont les r\u00e9seaux attentionnels qui soutiennent l&rsquo;attention ?<\/h3>\n\n\n\n<p>Il existe trois r\u00e9seaux anatomiques attentionnels \u00e9prouv\u00e9s, qui fonctionnent comme des \u201cr\u00e9seaux de petit monde\u201d connect\u00e9s \u00e0 grande \u00e9chelle.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Syst\u00e8me r\u00e9ticulaire ascendant<\/strong> <em>(Posner, 1995)<\/em> : Responsable des t\u00e2ches de tonicit\u00e9, de r\u00e9gulation des \u00e9tats de veille et de l&rsquo;\u00e9tat autonome pour le fonctionnement. Ses noyaux principaux se trouvent dans le tronc c\u00e9r\u00e9bral, bien que ses r\u00e9seaux s&rsquo;\u00e9tendent le long des voies ascendantes dans tout le cerveau. Son neurotransmetteur principal est la noradr\u00e9naline (NA). Les principales entr\u00e9es de NA du locus coeruleus sont la zone pari\u00e9tale, le noyau pulvinar du thalamus et les colliculi, c&rsquo;est-\u00e0-dire les zones formant le r\u00e9seau attentionnel post\u00e9rieur.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>R\u00e9seau cingulo-operculaire <\/strong><em>(Dosenbach et al., 2008)<\/em> : Compos\u00e9 du cortex pr\u00e9frontal ant\u00e9rieur, de l&rsquo;insula ant\u00e9rieure, de l&rsquo;ACC dorsal et du thalamus. Sa fonction principale est de maintenir stable le set cognitif pendant la r\u00e9alisation d&rsquo;une activit\u00e9.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>R\u00e9seau fronto-pari\u00e9tal<\/strong> <em>(Dosenbach et al., 2008)<\/em> : Form\u00e9 par le cortex pr\u00e9frontal dorsolat\u00e9ral, le lobe pari\u00e9tal inf\u00e9rieur, le cortex frontal dorsal, le sillon intrapari\u00e9tal, le pr\u00e9cuneus et le cortex cingulaire m\u00e9dial. Sa fonction principale est d&rsquo;initier et d&rsquo;ajuster le contr\u00f4le cognitif, en r\u00e9pondant de mani\u00e8re diff\u00e9renci\u00e9e selon le feedback re\u00e7u de nos comportements.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p>Les fonctions du cervelet, en tant que concentrateur entre les r\u00e9seaux cingulo-operculaires et fronto-pari\u00e9taux, agissent comme un m\u00e9canisme de d\u00e9tection des erreurs.<\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p>L&rsquo;union des r\u00e9seaux fronto-pari\u00e9tal et cingulo-operculaire se fait \u00e0 travers le cervelet, qui fonctionne comme une \u201cstation de passage\u201d entre le thalamus (cingulo-operculaire) et le pr\u00e9cuneus, le cortex pari\u00e9tal inf\u00e9rieur et le cortex pr\u00e9frontal dorsolat\u00e9ral (fronto-pari\u00e9tal), agissant comme un m\u00e9canisme d&rsquo;analyse des erreurs et se connectant avec des zones d\u00e9tectant (cortex cingulaire ant\u00e9rieur) et adoptant des strat\u00e9gies (r\u00e9seau fronto-pari\u00e9tal) en r\u00e9ponse \u00e0 l&rsquo;erreur per\u00e7ue.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces r\u00e9seaux anatomiques s&rsquo;int\u00e8grent dans deux modes ou \u00e9tats diff\u00e9rents <em>(Corbetta et al., 2008)<\/em>, un double r\u00e9seau d&rsquo;ex\u00e9cution attentionnelle :<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 Un r\u00e9seau ventral, charg\u00e9 de&nbsp;<strong>d\u00e9tecter la saillance<\/strong> des stimuli environnementaux,<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 Et un r\u00e9seau dorsal qui est activ\u00e9 dans les&nbsp;<strong>t\u00e2ches d&rsquo;attention focalis\u00e9e&nbsp;<\/strong>de longue dur\u00e9e, et qui agit \u00e9galement sous l&rsquo;influence du r\u00e9seau ventral.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces deux r\u00e9seaux ne sont pas directement li\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full image-interface\"><img decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"632\" src=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/brain-default-mode.webp\" alt=\"Illustration du cerveau en vue frontale et de profil, identifiant les lobes frontal, pari\u00e9tal et temporal et leurs r\u00e9gions.\" class=\"wp-image-35583\" title=\"R\u00e9seaux neuronaux au repos par d\u00e9faut\" srcset=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/brain-default-mode-300x190.webp 300w, https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/brain-default-mode-768x485.webp 768w, https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/brain-default-mode.webp 1000w\" sizes=\"(max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading is-style-default\">Quels processus cognitifs composent l&rsquo;attention ?<\/h4>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p>Les processus neurocognitifs se combinent en fonction du contr\u00f4le de l&rsquo;attention interne (la demande) que le sujet doit maintenir.<\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p>Nous avons \u00e9tabli un mod\u00e8le hi\u00e9rarchique similaire \u00e0 celui de Ben Yishay, mais centr\u00e9 sur des concepts fonctionnels. Chacun des processus implique une complexit\u00e9 diff\u00e9rente, car les t\u00e2ches (activit\u00e9s) cr\u00e9\u00e9es dans NeuronUP partent de niveaux simples mettant en jeu l&rsquo;activit\u00e9 dans sa forme la plus isol\u00e9e, tandis qu&rsquo;\u00e0 des niveaux complexes de ces m\u00eames activit\u00e9s, les processus neurocognitifs se combinent en fonction du contr\u00f4le interne (demande) attentionnel que le sujet doit maintenir. Nous avons diff\u00e9renci\u00e9 les fonctions suivantes :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Vitesse perceptive :<\/strong>&nbsp;Elle fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la vitesse de traitement. Bien que cette variable ait \u00e9t\u00e9 initialement incluse dans les comp\u00e9tences visuospatiales, la factorisation effectu\u00e9e par <em>Miyake et al. (2000)<\/em> d\u00e9montre que la demande ex\u00e9cutive est tr\u00e8s faible par rapport \u00e0 d&rsquo;autres processus visuospatiaux n\u00e9cessitant de la m\u00e9moire de travail.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Attention soutenue :<\/strong>&nbsp;c&rsquo;est la capacit\u00e9 du sujet \u00e0 maintenir un focus attentionnel continu.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Attention s\u00e9lective :<\/strong>&nbsp;c&rsquo;est la capacit\u00e9 \u00e0 discriminer et \u00e0 se concentrer sur le focus attentionnel par rapport \u00e0 d&rsquo;autres stimuli environnementaux.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Attention altern\u00e9e :<\/strong>&nbsp;c&rsquo;est la capacit\u00e9 d&rsquo;alterner entre deux -ou plusieurs- ensembles cognitifs, ce qui n\u00e9cessite \u00e9galement une capacit\u00e9 \u00e0 les maintenir dans la boucle phonologique.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>H\u00e9min\u00e9gligence :<\/strong>&nbsp;Incapacit\u00e9 d&rsquo;alterner, d&rsquo;orienter et\/ou de diriger le focus attentionnel d&rsquo;un h\u00e9michamp sensoriel \u2013visuel, auditif, corporel, etc.- vers l&rsquo;oppos\u00e9 (g\u00e9n\u00e9ralement l&rsquo;h\u00e9michamp affect\u00e9 est le gauche). Nous consid\u00e9rons que, bien que l&rsquo;h\u00e9min\u00e9gligence puisse \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un probl\u00e8me d&rsquo;orientation spatiale <em>(Lezak, 2004)<\/em>, il existe \u00e9galement une litt\u00e9rature qui la consid\u00e8re comme un trouble attentionnel pour son abord th\u00e9rapeutique <em>(Sohlberg et Mateer, 1987, entre autres)<\/em>. Nous diff\u00e9rencions ce trouble de ceux relatifs aux probl\u00e8mes d&rsquo;orientation des h\u00e9michamps somatiques qui impliquent un manque de reconnaissance du sch\u00e9ma corporel.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Mod\u00e8les utilis\u00e9s pour \u00e9laborer des mat\u00e9riaux<\/h4>\n\n\n\n<p>Plusieurs mod\u00e8les principaux servent de base pour r\u00e9habiliter l&rsquo;attention. Avant de les pr\u00e9senter, il est n\u00e9cessaire de rappeler que les processus attentionnels ne sont pas dissoci\u00e9s d&rsquo;autres fonctions comme la m\u00e9moire, les fonctions ex\u00e9cutives ou la cognition sociale, qui constituent leur base anatomique et fonctionnelle :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Mod\u00e8le d&rsquo;Attention pour l&rsquo;Orientation<\/strong> de <em>Ben Yishay (1987)<\/em> : exercices de temps de r\u00e9action ; contr\u00f4le attentionnel et conscience des processus attentionnels ; maintien interne des processus attentionnels ; processus de contr\u00f4le attentionnel et alternance.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Mod\u00e8les de r\u00e9habilitation de l&rsquo;attention<\/strong> de <em>Sohlberg et Mateer (1987)<\/em> : Nous utilisons le concept de t\u00e2ches ordonn\u00e9es hi\u00e9rarchiquement par niveaux de difficult\u00e9, incluant finalement des composantes complexes de contr\u00f4le attentionnel et de m\u00e9moire de travail. Les auteurs conceptualisent la r\u00e9habilitation de l&rsquo;attention \u00e0 partir des sous-processus sp\u00e9cifiques qui la composent.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Entra\u00eenement en comp\u00e9tences attentionnelles sp\u00e9cifiques<\/strong>.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Gestion de la pression temporelle<\/strong><em><strong> <\/strong>(Fassoti, Kovacs, Eling et Brouwer, 2000)<\/em>.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Strat\u00e9gies m\u00e9tacognitives<\/strong> <em>(Ehlhardt, Sohlberg, Glang et Albin ; 2005)<\/em>.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Agnosies<\/h3>\n\n\n\n<p>Ce sont des \u00e9checs de reconnaissance, non attribuables \u00e0 des d\u00e9ficits sensoriels, \u00e0 une d\u00e9t\u00e9rioration psychiatrique, \u00e0 des probl\u00e8mes attentionnels, \u00e0 une aphasie ou \u00e0 une faible familiarit\u00e9 avec le stimulus pr\u00e9sent\u00e9 <em>(Frendiks, 1969)<\/em>. Les agnosies sont sensoriellement sp\u00e9cifiques : l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 la reconnaissance peut se faire par une autre voie sensorielle.<\/p>\n\n\n\n<p>En neuropsychologie, il existe un probl\u00e8me de conceptualisation des troubles perceptifs qui pourrait \u00eatre qualifi\u00e9 d&rsquo;historique. Depuis la formulation du concept, il n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9 si le probl\u00e8me gn\u00f4sique est d\u00fb \u00e0 une alt\u00e9ration dans le stockage de la m\u00e9moire, \u00e0 une alt\u00e9ration perceptive ou m\u00eame \u00e0 un probl\u00e8me attentionnel.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans cette section, nous nous concentrerons principalement sur les agnosies visuelles, car elles sont consid\u00e9r\u00e9es comme les plus invalidantes, \u00e9tant donn\u00e9 que nous sommes des \u00eatres qui traitent principalement le monde ext\u00e9rieur par la vision.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Agnosies visuelles<\/h4>\n\n\n\n<p>Les probl\u00e8mes li\u00e9s \u00e0 la formulation d&rsquo;une th\u00e9orie de la reconnaissance visuelle n&rsquo;ont pas cess\u00e9, malgr\u00e9 les efforts de plusieurs auteurs pour formuler des approches \u00e0 ce ph\u00e9nom\u00e8ne. Cette dichotomie provient de deux courants : l&rsquo;un bas\u00e9 sur une analyse computationnelle de la perception visuelle et l&rsquo;autre cherchant, \u00e0 partir des donn\u00e9es neuropsychologiques, \u00e0 corroborer une th\u00e9orie de la perception visuelle.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, le mod\u00e8le repr\u00e9sentationnel de <strong>Marr et Nishihara<\/strong> (1978 ; 1982) propose une solution computationnelle ayant re\u00e7u un soutien empirique, mais insuffisant pour \u00eatre compl\u00e8tement valid\u00e9. Le mod\u00e8le de Biederman avec les g\u00e9ons b\u00e9n\u00e9ficie d&rsquo;un soutien psychophysique plus important que celui de Marr et Nishihara, mais la th\u00e9orie n&rsquo;est pas claire quant au nombre de g\u00e9ons primaires existants, ce qui la rend moins abordable. Pendant l&rsquo;\u00e8re des th\u00e9ories computationnelles de la vision, on fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l&rsquo;analyse de haut niveau, mais pas aux niveaux primaires de traitement visuel.<\/p>\n\n\n\n<p>Chez NeuronUP, nous acceptons comme valide (gr\u00e2ce au soutien empirique qu&rsquo;il a re\u00e7u) une \u00e9volution du mod\u00e8le de Marr et Nishihara, notamment le mod\u00e8le de <strong>Humphreys et Riddoch<\/strong> sur le traitement visuel. De plus, nous consid\u00e9rons qu&rsquo;il existe des preuves empiriques pour tenir compte de mod\u00e8les alternatifs tels que celui de Farah, ou celui de Warrington et Taylor.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Warrington et Taylor<\/strong> proposent un mod\u00e8le qui chevauche, dans une certaine mesure, les agnosies aperceptives et associatives propos\u00e9es par Lissauer. Pendant la premi\u00e8re phase de la perception, une analyse visuelle est effectu\u00e9e de mani\u00e8re identique dans les deux h\u00e9misph\u00e8res. La phase suivante est appel\u00e9e cat\u00e9gorisation perceptive et repr\u00e9sente les processus permettant la constance de l&rsquo;objet, \u00e9tablissant que deux perspectives diff\u00e9rentes d&rsquo;un objet sont, en r\u00e9alit\u00e9, des repr\u00e9sentations de la m\u00eame chose. Apr\u00e8s la cat\u00e9gorisation perceptive vient la cat\u00e9gorisation s\u00e9mantique, qui inclut l&rsquo;attribution de sens \u00e0 ce qui est per\u00e7u.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour <strong>Farah<\/strong>, il existe deux syst\u00e8mes de reconnaissance ind\u00e9pendants : l&rsquo;un bas\u00e9 sur un syst\u00e8me de reconnaissance par parties \u2013 qui analyse les parties de l&rsquo;objet en fonction des repr\u00e9sentations stock\u00e9es de ces caract\u00e9ristiques \u2013 et l&rsquo;autre bas\u00e9 sur l&rsquo;analyse holistique \u2013 qui analyse l&rsquo;ajustement entre les repr\u00e9sentations holistiques stock\u00e9es et l&rsquo;input. Cela est compatible avec les mod\u00e8les de repr\u00e9sentation structurelle \u2013 syst\u00e8me d&rsquo;analyse des parties \u2013 et avec les mod\u00e8les bas\u00e9s sur le point de vue \u2013 syst\u00e8me holistique. Elle utilise ces deux syst\u00e8mes pour expliquer l&rsquo;\u00e9vidence de trois alt\u00e9rations de la reconnaissance, qui se basent sur la dysfonction de ces deux syst\u00e8mes :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Prosopagnosie<\/strong>, qui correspond \u00e0 une dysfonction dans le syst\u00e8me d&rsquo;analyse holistique.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Alexie<\/strong>, qui correspond \u00e0 une dysfonction du syst\u00e8me de reconnaissance bas\u00e9 sur les parties.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Agnosie des objets<\/strong>, qui s&rsquo;expliquerait par une alt\u00e9ration partielle de l&rsquo;un ou des deux syst\u00e8mes, d\u00e9finie par le degr\u00e9 auquel un objet est reconnu de mani\u00e8re holistique ou par parties.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"650\" height=\"666\" src=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/ganglios-basales-EN.webp\" alt=\"Sch\u00e9ma c\u00e9r\u00e9bral montrant cortex pr\u00e9frontal et gyrus pr\u00e9central, cortex moteur, lobe pari\u00e9tal, cervelet et Brodmann 39\/40, avec num\u00e9ros indicatifs.\" class=\"wp-image-35587\" srcset=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/ganglios-basales-EN-24x24.webp 24w, https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/ganglios-basales-EN-48x48.webp 48w, https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/ganglios-basales-EN-293x300.webp 293w, https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/ganglios-basales-EN.webp 650w\" sizes=\"(max-width: 650px) 100vw, 650px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Elle propose ainsi un continuum o\u00f9 les extr\u00e9mit\u00e9s sont les syst\u00e8mes d&rsquo;analyse expliquant des syndromes purs, l&rsquo;espace entre ces extr\u00e9mit\u00e9s repr\u00e9sentant une gradation de l&rsquo;alt\u00e9ration fonctionnelle expliquant les d\u00e9ficits gnosiques pr\u00e9sents.<\/p>\n\n\n\n<p>Selon <strong>Kolb et Wishaw<\/strong>, diff\u00e9rentes th\u00e9ories \u00e9tablissent des relations entre les r\u00e9seaux neuronaux et certains aspects du comportement spatial. Ainsi, la voie dorsale m\u00e9dierait la \u201cvision pour l&rsquo;action\u201d, dirigeant de mani\u00e8re inconsciente les actions dans l&rsquo;espace en relation avec la distribution des objets et de nous-m\u00eames dans celui-ci (soutenant ainsi le comportement spatial \u00e9gocentrique). Par ailleurs, la voie ventrale m\u00e9dierait la \u201cvision pour la reconnaissance\u201d, dirigeant cette fois les actions consciemment en fonction de l&rsquo;identit\u00e9 des objets (soutenant le comportement spatial allocentrique).<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:66.66%\">\n<p>Le mod\u00e8le de <strong>Humphreys et Riddoch<\/strong> (2001) est un d\u00e9veloppement de celui de Marr et Nishihara, le compl\u00e9tant par une s\u00e9rie d&rsquo;\u00e9tapes interm\u00e9diaires et incluant l&rsquo;int\u00e9gration entre les traitements perceptifs top-down et bottom-up. \u00c0 la premi\u00e8re \u00e9tape, les traits basiques des stimuli (couleur, forme, profondeur, mouvement) sont trait\u00e9s pour g\u00e9n\u00e9rer une esquisse primaire (via les syst\u00e8mes de repr\u00e9sentation perceptive) \u2013 v. <em>Schachter, 1994<\/em>. \u00c0 la deuxi\u00e8me \u00e9tape, un contour g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;objet serait esquiss\u00e9, avant de repr\u00e9senter une esquisse primaire en 3D pour le percevoir de mani\u00e8re stable (bien qu&rsquo;il soit \u00e9galement possible de le reconna\u00eetre \u00e0 partir de stimuli saillants sous des perspectives inhabituelles). Une fois les caract\u00e9ristiques de l&rsquo;objet int\u00e9gr\u00e9es, nous recherchons dans les traces mn\u00e9siques deux types d&rsquo;informations : une relative \u00e0 la forme de l&rsquo;objet et une autre \u00e0 ses propri\u00e9t\u00e9s s\u00e9mantiques. Un cas particulier de traitement visuel est celui des visages, pour lequel le lecteur peut se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 <em>Ellis et Young (2000)<\/em>.<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:33.33%\">\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"569\" height=\"774\" src=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/modelo-humphreys-riddoch-2001.webp\" alt=\"Diagramme de processus cognitifs montrant le passage du traitement sensoriel \u00e0 la repr\u00e9sentation s\u00e9mantique d\u2019un objet.\" class=\"wp-image-35897\" srcset=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/modelo-humphreys-riddoch-2001-221x300.webp 221w, https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/modelo-humphreys-riddoch-2001.webp 569w\" sizes=\"(max-width: 569px) 100vw, 569px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Mod\u00e8le de <strong>Humphreys et Riddoch<\/strong> (2001)<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<div style=\"height:18px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading is-style-default\">Types d&rsquo;agnosies<\/h4>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"500\" height=\"462\" src=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/visual-agnosias.webp\" alt=\"Organigramme des agnosies visuelles montrant Objects (apperceptive\/associative), Color et Faces avec exemples.\" class=\"wp-image-35584\" title=\"types agnosies\" srcset=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/visual-agnosias-300x277.webp 300w, https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/visual-agnosias.webp 500w\" sizes=\"(max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Apperceptives<\/h5>\n\n\n\n<h6 class=\"wp-block-heading is-style-subheading\"><strong>Caract\u00e9ristiques<\/strong><\/h6>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Pas d&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 la structuration perceptive des sensations visuelles.<\/li>\n\n\n\n<li>Pas de dessin ni d&rsquo;appariement.<\/li>\n\n\n\n<li>Conscience du d\u00e9ficit.<\/li>\n\n\n\n<li>Recherche de d\u00e9tails dans l&rsquo;objet, qui peuvent mener \u00e0 la reconnaissance mais sont souvent sources d&rsquo;erreurs constantes.<\/li>\n\n\n\n<li>Dans des formes non massives : erreurs d&rsquo;identification d&rsquo;images superpos\u00e9es.<\/li>\n\n\n\n<li>Localisation : h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne, unilat\u00e9rale ou bilat\u00e9rale post\u00e9rieure, pouvant \u00eatre une l\u00e9sion \u00e9tendue et diffuse \u2013 affectant bilat\u00e9ralement la zone post\u00e9rieure pari\u00e9to-temporo-occipitale, bien que parfois focales, touchant les gyrus temporo-occipitaux inf\u00e9rieurs, lingual et fusiforme.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h6 class=\"wp-block-heading is-style-subheading\"><strong>Types<\/strong><\/h6>\n\n\n\n<p>La nomenclature apperceptive pour tous les d\u00e9ficits envisag\u00e9s n&rsquo;est pas exhaustive. De nombreux patients montrent des d\u00e9ficits sp\u00e9cifiques et peuvent r\u00e9aliser certaines t\u00e2ches perceptives, tandis que d&rsquo;autres non (par exemple, ils peuvent discriminer les formes mais \u00eatre incapables de r\u00e9aliser la discrimination figure-fond). Distinguer discrimination de la forme, discrimination de la luminosit\u00e9, de la couleur et de la forme.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Agnosie des formes<\/strong>.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Agnosie de transformation<\/strong> : D\u00e9ficit de cat\u00e9gorisation perceptive : incapacit\u00e9 \u00e0 reconna\u00eetre des objets sous des perspectives non canoniques. Test de perspectives visuelles.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Agnosie d&rsquo;int\u00e9gration<\/strong> : Incapacit\u00e9 \u00e0 reconna\u00eetre la relation globale entre les d\u00e9tails d&rsquo;un tout. T\u00e2ches de d\u00e9cision sur des objets avec dessins et silhouettes.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Simultagnosie<\/strong> : Incapacit\u00e9 \u00e0 reconna\u00eetre des images complexes tandis que les d\u00e9tails, fragments ou objets isol\u00e9s peuvent \u00eatre per\u00e7us, sans pouvoir r\u00e9aliser une synth\u00e8se coh\u00e9rente ; les sujets ne peuvent voir qu&rsquo;un seul objet \u00e0 la fois.\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Dorsale<\/strong> : l\u00e9sion pari\u00e9to-occipitale bilat\u00e9rale, li\u00e9e \u00e0 des troubles oculomoteurs.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Ventrale<\/strong> : l\u00e9sion temporo-occipitale gauche, associ\u00e9e \u00e0 des probl\u00e8mes perceptifs.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Localisation<\/strong> : h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne, unilat\u00e9rale ou bilat\u00e9rale post\u00e9rieure, pouvant \u00eatre une l\u00e9sion \u00e9tendue et diffuse \u2013 affectant bilat\u00e9ralement la zone post\u00e9rieure pari\u00e9to-temporo-occipitale, bien que parfois focales, touchant les gyrus temporo-occipitaux inf\u00e9rieurs, lingual et fusiforme.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Associatives<\/h5>\n\n\n\n<h6 class=\"wp-block-heading is-style-subheading\">Caract\u00e9ristiques<\/h6>\n\n\n\n<p><strong>\u2022 Structurelles :<\/strong>&nbsp;D\u00e9faillances dans la repr\u00e9sentation structurelle des objets. Acc\u00e8s tactile pr\u00e9serv\u00e9. Copie de dessins possible. Les objets r\u00e9els se reconnaissent mieux que les images. L\u00e9sion bilat\u00e9rale des gyrus lingual et fusiforme.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>D\u00e9ficit de reconnaissance<\/strong> bien que l&rsquo;habilet\u00e9 perceptive soit normale. Pour la diff\u00e9rencier, nous devons v\u00e9rifier si le sujet conserve la description d&rsquo;un objet et s&rsquo;il est capable de le copier.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Pas d&rsquo;appariement des objets<\/strong> par cat\u00e9gories ou fonctionnellement, et ils pr\u00e9sentent des erreurs morphologiques, fonctionnelles et pers\u00e9v\u00e9ratives.<\/li>\n\n\n\n<li>Essayer de <strong>pr\u00e9senter le stimulus par une autre voie sensorielle<\/strong>.<\/li>\n\n\n\n<li>Les l\u00e9sions affectent g\u00e9n\u00e9ralement la r\u00e9gion post\u00e9rieure de l&rsquo;<strong>h\u00e9misph\u00e8re gauche<\/strong>.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p><strong>\u2022 Polimodales :<\/strong>&nbsp;D\u00e9faillances dans la reconnaissance des objets et de leurs fonctions. Erreurs pers\u00e9v\u00e9ratives dans la d\u00e9nomination et s\u00e9mantiques. Pas d&rsquo;imitation par mimique de l&rsquo;usage des objets par consigne verbale. Les dessins et l&rsquo;appariement d\u00e9terminent l&rsquo;\u00e9tat. Il est caract\u00e9ristique que l&rsquo;acc\u00e8s ne se produise pas par d&rsquo;autres voies sensorielles. Les dessins sont mal r\u00e9alis\u00e9s, tout comme les descriptions des objets, contrairement aux mots abstraits. L\u00e9sion dans la zone 39 \u2013 gyrus angulaire gauche \u2013, ou avec les voies aff\u00e9rentes \u00e0 celle-ci, gyrus lingual et fusiforme.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u2022 Agnosies cat\u00e9gorielles :<\/strong>&nbsp;D\u00e9ficit au niveau du traitement s\u00e9mantique des perceptions structurelles ou bien au niveau de l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 ce traitement. Nous diff\u00e9rencierons la reconnaissance des objets de celle des actions. Le d\u00e9ficit contraste avec la pr\u00e9servation des connaissances verbales dans la d\u00e9nomination des objets \u00e0 partir de leur d\u00e9finition verbale. Un d\u00e9ficit de la m\u00e9moire s\u00e9mantique peut exister.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Agnosies des couleurs et achromatopsie<\/h4>\n\n\n\n<p>Incapacit\u00e9 \u00e0 nommer des couleurs pr\u00e9sent\u00e9es ou \u00e0 s\u00e9lectionner une couleur nomm\u00e9e par l&rsquo;examinateur.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Achromatopsie<\/strong> : incapacit\u00e9 \u00e0 percevoir les couleurs dans une partie ou la totalit\u00e9 de l&rsquo;espace visuel. L\u00e9sion unilat\u00e9rale ou bilat\u00e9rale affectant le cortex ventrom\u00e9dial inf\u00e9rieur, gyrus lingual et fusiforme, sp\u00e9cialis\u00e9s dans le codage des couleurs.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Agnosie des couleurs<\/strong> : Incapacit\u00e9 \u00e0 associer les couleurs aux objets.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Anomie des couleurs<\/strong>.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Prosopagnosies<\/h4>\n\n\n\n<p>Incapacit\u00e9 \u00e0 reconna\u00eetre et\/ou int\u00e9grer des traits faciaux en un tout reconnaissable ou ayant du sens.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; L\u00e9sions g\u00e9n\u00e9ralement temporo-occipitales bilat\u00e9rales, bien qu&rsquo;une l\u00e9sion unilat\u00e9rale droite de la jonction occipito-temporale connect\u00e9e \u00e0 la zone parahippocampique droite puisse suffire.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 Prosopagnosie primaire progressive.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 Prosopagnosie amn\u00e9sique.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Autres agnosies en fonction de la modalit\u00e9 sensorielle<\/h4>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"612\" height=\"574\" src=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/agnosia-sensory-modality.webp\" alt=\"Sch\u00e9ma des agnosies par modalit\u00e9s sensorielles: tactile, olfactive, auditive, gustative, conscience et m\u00e9moire de travail.\" class=\"wp-image-35585\" title=\"Agnosies sensorielles\" srcset=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/agnosia-sensory-modality-24x24.webp 24w, https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/agnosia-sensory-modality-300x281.webp 300w, https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/agnosia-sensory-modality.webp 612w\" sizes=\"(max-width: 612px) 100vw, 612px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Mod\u00e8les utilis\u00e9s pour \u00e9laborer des mat\u00e9riaux<\/h3>\n\n\n\n<p>Il n&rsquo;existe pas de mod\u00e8le sp\u00e9cifique pour r\u00e9habiliter les agnosies, car elles d\u00e9pendent de chaque modalit\u00e9 sp\u00e9cifique. Cependant, nous pouvons parler de <strong>techniques sp\u00e9cifiques<\/strong> pour compenser les d\u00e9ficits fonctionnels qu&rsquo;elles provoquent. \u00c0 cet \u00e9gard, bien qu&rsquo;il soit probable que les mod\u00e8les de r\u00e9habilitation bas\u00e9s sur la r\u00e9alit\u00e9 virtuelle et le mat\u00e9riel puissent favoriser la r\u00e9habilitation de certains types d&rsquo;agnosie sp\u00e9cifique (en particulier les agnosies spatiales, tactiles et processus imaginatifs), les logiciels sont applicables \u00e0 la r\u00e9habilitation des agnosies visuelles et auditives, et servent m\u00eame de support aux interventions d&rsquo;autres modalit\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;objectif de nos activit\u00e9s est de <strong>favoriser l&rsquo;exploration visuelle et la discrimination des traits visuels<\/strong> (agnosies visuelles); la construction et la discrimination en 3D; \u00e9tablir des associations entre des stimuli auditifs et des formes\/objets\/personnes sp\u00e9cifiques \u00e0 l&rsquo;aide de strat\u00e9gies de discrimination; diff\u00e9rencier les mots des non-mots, etc.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour cela, nous r\u00e9alisons des entra\u00eenements sp\u00e9cifiques en exploration visuelle, en \u00e9laborant des mat\u00e9riaux qui peuvent \u00eatre analys\u00e9s par autoinstructions.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous \u00e9laborons \u00e9galement des <strong>mat\u00e9riaux d\u00e9coupables<\/strong> qui peuvent \u00eatre utilis\u00e9s pour la discrimination des formes, l&rsquo;estimation des traits diff\u00e9renci\u00e9s :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Jeux pour la discrimination des tonalit\u00e9s de couleur.<\/li>\n\n\n\n<li>Jeux pour la construction en 3D.<\/li>\n\n\n\n<li>Jeux pour la discrimination de stimuli saillants similaires.<\/li>\n\n\n\n<li>Jeux dans lesquels des stimuli reconnaissables peuvent \u00eatre plac\u00e9s pour discriminer des \u00e9l\u00e9ments similaires mais de nature diff\u00e9rente (objets dangereux vs. s\u00fbrs).<\/li>\n\n\n\n<li>\u00c9laboration de dessins et de cartes pour l&rsquo;orientation spatiale.<\/li>\n\n\n\n<li>Puzzles en 3D.<\/li>\n\n\n\n<li>\u00c9laboration de programmes pour la segmentation des h\u00e9michamps spatiaux.<\/li>\n\n\n\n<li>\u00c9laboration d&rsquo;instructions et de consignes pour l&rsquo;analyse des objets.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Apraxies<\/h3>\n\n\n\n<p><em><small>Remarque : Les d\u00e9ficits apparemment praxiques dus \u00e0 l&rsquo;absence ou au d\u00e9ficit du syst\u00e8me conceptuel sur les objets (c&rsquo;est-\u00e0-dire que le sujet ne sait pas que X est un outil) ne sont pas inclus. En revanche, d&rsquo;autres aspects du syst\u00e8me conceptuel impliqu\u00e9 dans les praxies le sont : sch\u00e9mas d&rsquo;ex\u00e9cution motrice avec des outils, objets ou ex\u00e9cution avec des parties du corps, identification des gestes et planification motrice (s\u00e9quen\u00e7age de l&rsquo;ex\u00e9cution motrice). De m\u00eame, les d\u00e9ficits des commandes qui r\u00e9gulent l&rsquo;ex\u00e9cution motrice en termes spatio-temporels \u2013 syst\u00e8me de production \u2013 sont inclus. Les d\u00e9ficits sensoriels, ou dus \u00e0 la bradykin\u00e9sie ou \u00e0 d&rsquo;autres alt\u00e9rations du mouvement, ainsi que les alt\u00e9rations de la compr\u00e9hension, de la planification (capacit\u00e9 ex\u00e9cutive) ou de l&rsquo;intelligence ne sont pas inclus.<\/small><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;apraxie n&rsquo;est pas un trouble d\u00fb \u00e0 la perte de la signification des objets, ni \u00e0 une dysfonction motrice primaire. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un <strong>d\u00e9ficit h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne de type cognitivo-moteur<\/strong>, dans lequel est alt\u00e9r\u00e9e la capacit\u00e9 d&rsquo;ex\u00e9cuter des mouvements intentionnels, non attribuable \u00e0 une incapacit\u00e9 de compr\u00e9hension, une agnosie ou des difficult\u00e9s motrices (tremblements, ataxie, alt\u00e9rations posturales).<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;apraxie est fortement associ\u00e9e \u00e0 la d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence cortico-basale, aux l\u00e9sions de l&rsquo;h\u00e9misph\u00e8re gauche et aux d\u00e9mences.<\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 son importance en clinique, le probl\u00e8me de la formulation des apraxies est encore plus complexe que celui des agnosies mentionn\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment. Cela est d\u00fb \u00e0 deux aspects : d&rsquo;une part, la formulation initiale du concept <em>(Liepmann, 1900)<\/em> ; d&rsquo;autre part, la distribution \u00e9tendue des principaux circuits anatomiques soutenant cette fonction (axes fronto-temporal et fronto-pari\u00e9tal \u2013 \u00ab\u00a0syst\u00e8mes de neurones miroirs\u00a0\u00bb \u2013, ganglions de la base, cervelet et substance blanche).<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Mod\u00e8les d&rsquo;apraxie<\/h4>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"674\" height=\"502\" src=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/apraxia.webp\" alt=\"Diagramme des flux cognitifs du langage: Auditory\/Verbal, Visual\/Object et Visual\/Gestual vers un syst\u00e8me s\u00e9mantique central.\" class=\"wp-image-35586\" title=\"Mod\u00e8le largement utilis\u00e9 des apraxies de Rothi, Ochipa et Heilman\" srcset=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/apraxia-300x223.webp 300w, https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/apraxia.webp 674w\" sizes=\"(max-width: 674px) 100vw, 674px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Mod\u00e8le d&rsquo;Apraxie de Rothi, Ochipa &amp; Heilman <em>(Junqu\u00e9, 2009)<\/em><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Un mod\u00e8le largement utilis\u00e9 pour expliquer les apraxies est celui de <strong>Rothi, Ochipa et Heilman<\/strong> <em>(cit\u00e9 dans Junqu\u00e9, 1999)<\/em>, qui distingue deux voies d&rsquo;entr\u00e9e d&rsquo;information visuelles (imitation et action avec objet) et une verbale (demande d&rsquo;ordre). Ces entr\u00e9es d&rsquo;information produisent des lexiques d&rsquo;entr\u00e9e d&rsquo;action, tandis que la production et la r\u00e9alisation se produisent via un lexique de sortie. Les types d&rsquo;actes moteurs alt\u00e9r\u00e9s dans l&rsquo;apraxie seraient :<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 <strong>Mouvements transitifs<\/strong> : li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;utilisation d&rsquo;objets.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 <strong>Mouvements intransitifs<\/strong> : li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;ex\u00e9cution de gestes symboliques, communication non verbale [avec signification], ou bien intransitifs sans signification [imitation].<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Types d&rsquo;apraxie<\/h3>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Id\u00e9omotrices<\/h4>\n\n\n\n<p>Composante spatiale et temporelle de l&rsquo;ex\u00e9cution motrice : programmes d&rsquo;action, ex\u00e9cution de l&rsquo;acte moteur (spatial et temporel).<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Id\u00e9atoires<\/h4>\n\n\n\n<p>Composante conceptuelle de l&rsquo;ex\u00e9cution motrice : connaissance de la fonction de l&rsquo;objet, connaissance de l&rsquo;action et connaissance de l&rsquo;ordre s\u00e9quentiel des actes menant \u00e0 cette action.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Buccofaciales et oculaires<\/h4>\n\n\n\n<p><em><small>Remarque : Les troubles du langage tels que l&rsquo;apraxie de la parole et l&rsquo;agraphie apraxique ne sont pas inclus dans cette section, bien que nous soyons conscients que certains auteurs les conceptualisent comme des alt\u00e9rations dans l&rsquo;ex\u00e9cution et\/ou la conceptualisation des engrammes moteurs de production de la parole. Ce type d&rsquo;alt\u00e9ration est abord\u00e9 dans la section Langage.<\/small><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Buccofaciales<\/strong> : Capacit\u00e9 \u00e0 ex\u00e9cuter des mouvements intentionnels avec des structures faciales comprenant les joues, les l\u00e8vres, la langue et les sourcils.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Oculaires<\/strong> : Inclut l&rsquo;apraxie de la paupi\u00e8re et oculaire. Paupi\u00e8re : capacit\u00e9 \u00e0 ex\u00e9cuter des actions avec les paupi\u00e8res. Oculaire : capacit\u00e9 \u00e0 r\u00e9aliser des mouvements oculaires saccadiques sur commande.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Visuoconstructives<\/h4>\n\n\n\n<p>Capacit\u00e9 \u00e0 r\u00e9aliser l&rsquo;acte moteur en r\u00e9partissant correctement (relation tout-parties) l&rsquo;ex\u00e9cution des mouvements sur les axes spatial et temporel. Cela implique une planification li\u00e9e aux estimations visuo-spatiales &#8211; sur l&rsquo;objet &#8211; que r\u00e9alise le sujet pour ex\u00e9cuter l&rsquo;action. La diff\u00e9rence avec la planification (dans la fonction ex\u00e9cutive) r\u00e9siderait dans le fait que, tandis que la praxie est un cas sp\u00e9cifique impliquant l&rsquo;acte moteur et la distribution de son ex\u00e9cution, la planification implique des estimations s\u00e9mantiques et temporelles des actes, sans n\u00e9cessairement inclure l&rsquo;ex\u00e9cution d&rsquo;engrammes moteurs. Les comp\u00e9tences visuospatiales, qui n&rsquo;impliquent ni ex\u00e9cution motrice ni relation des parties et du tout d&rsquo;un objet donn\u00e9 sans transformations, ne sont pas incluses ici mais dans les transformations mentales avec des objets.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Consid\u00e9rations br\u00e8ves sur les apraxies<\/strong> : Une classification alternative pourrait \u00eatre \u00e9tablie en fonction de la r\u00e9alit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9valuation neuropsychologique (gestes transitifs, intransitifs, par imitation, sur commande, avec outils, spontan\u00e9s, actes simples, actes s\u00e9ri\u00e9s). Elle pourrait \u00e9galement \u00eatre compl\u00e9t\u00e9e par les mod\u00e8les de <em>Cubelli et al. (2000)<\/em> ou par le mod\u00e8le de <em>Buxbaum et Coslett (2001)<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Syst\u00e8mes fonctionnels des praxies<\/h3>\n\n\n\n<p>Les syst\u00e8mes fonctionnels impliqu\u00e9s dans la praxie sont vari\u00e9s. On peut diff\u00e9rencier jusqu&rsquo;\u00e0 six syst\u00e8mes impliqu\u00e9s dans le mouvement. Chacun d&rsquo;eux a une sp\u00e9cificit\u00e9 fonctionnelle, mais comme dans le cas de l&rsquo;attention, le mouvement est une activit\u00e9 compos\u00e9e de sous-processus interconnect\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading is-style-default\"><strong>Cervelet<\/strong> :<\/h4>\n\n\n\n<p>Impliqu\u00e9 dans l&rsquo;ajustement pr\u00e9cis des mouvements et leur ex\u00e9cution spatio-temporelle. C&rsquo;est une station de passage (\u00ab hub \u00bb) qui contient des apprentissages moteurs et corrige les mouvements en exer\u00e7ant une surveillance de bas niveau.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Ganglions de la base :<\/h4>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"364\" src=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/esquema-ganglios-basales.webp\" alt=\"Diagramme des ganglions basaux montrant corps stri\u00e9, substance noire, noyau lenticulaire, globe p\u00e2le, noyau subtalamique.\" class=\"wp-image-35901\" srcset=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/esquema-ganglios-basales-300x107.webp 300w, https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/esquema-ganglios-basales-768x273.webp 768w, https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/esquema-ganglios-basales.webp 1024w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Ce sont des n\u0153uds importants pour le traitement moteur. Leur fonction est de <strong>r\u00e9guler et filtrer l&rsquo;information neuronale<\/strong> provenant d&rsquo;autres zones (thalamus) pour qu&rsquo;elle soit trait\u00e9e dans la zone de traitement sup\u00e9rieur (cortex). Les ganglions de la base ont des effets oppos\u00e9s sur la conduite motrice en fonction des voies impliqu\u00e9es. La voie directe implique l&rsquo;impulsion d&rsquo;excitation neuronale du thalamus au cortex, augmentant l&rsquo;activit\u00e9 motrice. La voie indirecte diminue l&rsquo;input excitatoire entre les deux zones, r\u00e9duisant ainsi l&rsquo;activit\u00e9 motrice. De plus, les ganglions de la base jouent un r\u00f4le important dans le syst\u00e8me de r\u00e9compense, participant \u00e0 la pr\u00e9diction de l&rsquo;imm\u00e9diatet\u00e9 ou du retard des r\u00e9compenses\u201d <em>(Tanaka, Doya, Okada, Ueda, Okamoto &amp; Yamawaki, 2004<\/em>).<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"650\" height=\"666\" src=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/ganglios-basales-EN.webp\" alt=\"Sch\u00e9ma c\u00e9r\u00e9bral montrant cortex pr\u00e9frontal et gyrus pr\u00e9central, cortex moteur, lobe pari\u00e9tal, cervelet et Brodmann 39\/40, avec num\u00e9ros indicatifs.\" class=\"wp-image-35587\" title=\"Ganglions de la base et zones n\u00e9ocorticales participant au mouvement\" srcset=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/ganglios-basales-EN-24x24.webp 24w, https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/ganglios-basales-EN-48x48.webp 48w, https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/ganglios-basales-EN-293x300.webp 293w, https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/ganglios-basales-EN.webp 650w\" sizes=\"(max-width: 650px) 100vw, 650px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Ganglions de la base (a) et zones n\u00e9ocorticales participant au mouvement.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Lobe pari\u00e9tal (zones 5 et 7) :<\/h4>\n\n\n\n<p>La zone 5 est particuli\u00e8rement impliqu\u00e9e dans la manipulation d&rsquo;objets, tandis que la zone 7 intervient dans les aspects visuospatiaux du mouvement.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Lobe pari\u00e9tal inf\u00e9rieur gauche :<\/h4>\n\n\n\n<p>Contient des engrammes automatis\u00e9s par l&rsquo;exp\u00e9rience ; lorsqu&rsquo;on effectue des calculs sur les mouvements en vue de prendre des d\u00e9cisions, ces zones servent de \u00ab r\u00e9serve \u00bb o\u00f9 l&rsquo;on puise des sch\u00e9mas de mouvement acquis.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Zones 39 et 40 de Brodmann (gyrus angulaire et supramarginal gauches) :<\/h4>\n\n\n\n<p>Ce sont des zones multimodales et polymodales d&rsquo;int\u00e9gration de l&rsquo;information sensorielle, permettant de transformer les repr\u00e9sentations en mouvement.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 mesure que nous progressons vers un p\u00f4le ant\u00e9rieur du cerveau, les fonctions sont moins automatis\u00e9es et impliquent des processus cognitifs de haut niveau (planification, s\u00e9quen\u00e7age temporel, r\u00e9cup\u00e9ration de sch\u00e9mas m\u00e9moriels, prise de d\u00e9cision, flexibilit\u00e9).<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">\u201cBoucle\u201d motrice frontale :<\/h4>\n\n\n\n<p>Zone motrice suppl\u00e9mentaire, cortex pr\u00e9moteur et cortex moteur primaire. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une boucle articulatoire de type moteur, un r\u00e9seau de haut niveau de traitement cognitif qui envoie les ordres moteurs aux diff\u00e9rents noyaux d&rsquo;ex\u00e9cution.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Cortex pr\u00e9frontal :<\/h4>\n\n\n\n<p>Effectue les calculs n\u00e9cessaires pour la prise de d\u00e9cision des mouvements, adapte les strat\u00e9gies motrices, surveille le feedback de l&rsquo;acte moteur et g\u00e9n\u00e8re des sch\u00e9mas de mouvement.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Strat\u00e9gies pour la r\u00e9habilitation des apraxies<\/h3>\n\n\n\n<p>L&rsquo;analyse de l&rsquo;ex\u00e9cution motrice chez chaque patient permet d&rsquo;identifier les processus sp\u00e9cifiques qui sont alt\u00e9r\u00e9s. Selon le processus affect\u00e9, la r\u00e9habilitation mettra l&rsquo;accent sur une technique ou une autre. Il est \u00e9galement important de d\u00e9terminer le type de comportement que l&rsquo;on souhaite r\u00e9habiliter. Parfois, l&rsquo;objectif de la r\u00e9habilitation est l&rsquo;imitation de gestes, tandis que dans d&rsquo;autres cas, il s&rsquo;agit de s\u00e9quences intentionnelles ou de la r\u00e9habilitation avec un outil particulier. Dans tous les cas, l&rsquo;objectif <em>(Buxbaum et al., 2008)<\/em> n&rsquo;est jamais de gu\u00e9rir l&rsquo;apraxie, mais de compenser les d\u00e9ficits existants, en recherchant l&rsquo;ind\u00e9pendance fonctionnelle et en minimisant les effets de l&rsquo;apraxie sur la vie quotidienne. Le traitement des apraxies (et d&rsquo;autres d\u00e9ficits impliquant des fonctions spatiales) peut \u00eatre accompagn\u00e9 de stimulation proprioceptive.<\/p>\n\n\n\n<p>Il existe deux approches principales dans la r\u00e9habilitation de l&rsquo;apraxie (Edman, Webster &amp; Lincoln, 2000) :<strong> la g\u00e9n\u00e9ralisation de l&rsquo;entra\u00eenement et les approches fonctionnelles.<\/strong> La g\u00e9n\u00e9ralisation de l&rsquo;entra\u00eenement repose sur l&rsquo;id\u00e9e qu&rsquo;un patient peut g\u00e9n\u00e9raliser l&rsquo;entra\u00eenement dans un domaine fonctionnel avec des contenus simples \u00e0 d&rsquo;autres contenus et activit\u00e9s fonctionnelles plus complexes mais similaires. L&rsquo;approche fonctionnelle vise \u00e0 r\u00e9habiliter ou compenser le sympt\u00f4me, plut\u00f4t que la cause, en travaillant avec des activit\u00e9s sp\u00e9cifiques de la vie quotidienne. Les deux mod\u00e8les sont adopt\u00e9s dans les activit\u00e9s que nous \u00e9laborons.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p>L&rsquo;objectif de la r\u00e9habilitation compense les d\u00e9ficits cognitifs en recherchant une fonctionnalit\u00e9 ind\u00e9pendante.<\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p>Les mat\u00e9riaux sont con\u00e7us pour \u00eatre significatifs et ludiques, en graduant la s\u00e9quentialit\u00e9 des actions et l&rsquo;adaptation de ces s\u00e9quences motrices \u00e0 des contextes changeants.<\/p>\n\n\n\n<p>Un aspect sp\u00e9cifique est la r\u00e9habilitation des comportements dans l&rsquo;espace. \u00c0 cet effet, nous avons con\u00e7u un projet dans lequel le sujet peut visualiser ses actions en temps r\u00e9el sur l&rsquo;ordinateur \u00e0 travers des axes divisant l&rsquo;espace, ce qui lui permet d&rsquo;obtenir un feedback imm\u00e9diat de son ex\u00e9cution.<\/p>\n\n\n\n<p>Les principes qui guident l&rsquo;\u00e9laboration des mat\u00e9riaux sont le modelage, l&rsquo;encha\u00eenement, les approches successives et l&rsquo;apprentissage sans erreur (bien que, dans de nombreuses apraxies, le cervelet soit pr\u00e9serv\u00e9 et capable de stocker des informations sur l&rsquo;apprentissage, de sorte que l&rsquo;erreur peut \u00eatre n\u00e9cessaire pour obtenir un feedback et entra\u00eener les mouvements).<\/p>\n\n\n\n<p>Nous avons \u00e9galement int\u00e9gr\u00e9 certaines techniques et aides dans les activit\u00e9s. Nous travaillons avec la possibilit\u00e9 d&rsquo;introduire la personnalisation dans les instructions d&rsquo;analyse des s\u00e9quences. D&rsquo;autres aspects que nous d\u00e9veloppons dans les activit\u00e9s incluent les indices pour l&rsquo;ex\u00e9cution des s\u00e9quences, l&rsquo;utilisation de l&rsquo;imitation et la possibilit\u00e9 d&rsquo;int\u00e9grer des vid\u00e9os d&rsquo;imitation et de r\u00e9p\u00e9tition sur la plateforme.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p>L&rsquo;approche fonctionnelle utilise des activit\u00e9s concr\u00e8tes de la vie quotidienne.<\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p>L&rsquo;objectif futur dans cette fonction est la syst\u00e9matisation de multiples comportements avec la possibilit\u00e9 de personnaliser les approches successives.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Comp\u00e9tences visuospatiales<\/h3>\n\n\n\n<p>Les comp\u00e9tences visuospatiales sont la capacit\u00e9 de percevoir, d&rsquo;appr\u00e9hender et de manipuler mentalement un objet. \u00c9tant donn\u00e9 qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une comp\u00e9tence impliquant une orientation intrapsychique et une manipulation mentale d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments spatiaux, nous les diff\u00e9rencions des capacit\u00e9s de reconnaissance \u2013 abord\u00e9es dans les agnosies visuelles \u2013, de la localisation dans l&rsquo;espace \u2013 abord\u00e9e dans l&rsquo;orientation et les agnosies corporelles \u2013 et de la composante spatiale du mouvement \u2013 abord\u00e9e dans les apraxies.<\/p>\n\n\n\n<p>Les comp\u00e9tences visuospatiales sont une composante sp\u00e9cifique de la fonction visuospatiale qui se limite \u00e0 la perception, \u00e0 l&rsquo;appr\u00e9hension et \u00e0 la manipulation d&rsquo;objets mentaux. Les alt\u00e9rations des comp\u00e9tences visuoconstructives sont des \u00ab perturbations dans la formulation d&rsquo;activit\u00e9s o\u00f9 la forme spatiale du produit n&rsquo;est pas satisfaisante, tant qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;apraxie des mouvements simples \u00bb <em>(Benton, 1969)<\/em>. Elles sont associ\u00e9es \u00e0 l&rsquo;h\u00e9misph\u00e8re non dominant pour le langage et apparaissent fr\u00e9quemment accompagn\u00e9es de d\u00e9ficits de perception spatiale. Ces d\u00e9ficits sont parmi les dysfonctionnements les plus probables apr\u00e8s une l\u00e9sion du lobe pari\u00e9tal, quel que soit l&rsquo;h\u00e9misph\u00e8re. Les troubles de la construction prennent des formes diff\u00e9rentes selon l&rsquo;h\u00e9misph\u00e8re affect\u00e9. Si l&rsquo;h\u00e9misph\u00e8re gauche est touch\u00e9, ils perturbent la programmation ou l&rsquo;ordre des mouvements n\u00e9cessaires \u00e0 l&rsquo;activit\u00e9 constructive (praxies et planification). Les l\u00e9sions de l&rsquo;h\u00e9misph\u00e8re droit impliquent une alt\u00e9ration des relations spatiales ou de la manipulation mentale spatiale.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading is-style-default\">Les comp\u00e9tences visuospatiales : M\u00e9moire de travail visuospatiale<\/h4>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p>Les processus visuospatiaux exigent une plus grande participation ex\u00e9cutive et sont plus sensibles aux interruptions lors de la r\u00e9alisation d&rsquo;autres t\u00e2ches.<\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>La m\u00e9moire de travail visuospatiale est consid\u00e9r\u00e9e comme un sous-composant de la m\u00e9moire de travail<\/strong>, li\u00e9e mais non superpos\u00e9e aux fonctions ex\u00e9cutives. L&rsquo;agenda visuospatial fonctionne comme un syst\u00e8me de travail avec un stockage limit\u00e9, non sp\u00e9cifique (d&rsquo;une modalit\u00e9 sensorielle), capable d&rsquo;int\u00e9grer des informations visuelles et spatiales dans une repr\u00e9sentation unifi\u00e9e <em>(Baddeley, 2007)<\/em>. Les processus visuospatiaux (moins automatis\u00e9s que les processus verbaux, compos\u00e9s d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments moins familiers et n\u00e9cessitant un processus de v\u00e9rification du r\u00e9sultat plus complexe) demandent une implication ex\u00e9cutive plus importante et sont donc plus sensibles aux perturbations lors de la r\u00e9alisation d&rsquo;autres t\u00e2ches n\u00e9cessitant une plus grande charge attentionnelle\/ex\u00e9cutive.<\/p>\n\n\n\n<p>Miyake, Friedman, Rettinger, Shah et Hegarty (2001) ont propos\u00e9 un mod\u00e8le fonctionnel triple compos\u00e9 de&nbsp;<strong>visualisation spatiale<\/strong>, relation spatiale et perception visuospatiale. La&nbsp;<strong>visualisation spatiale<\/strong>&nbsp;comprend des processus d&rsquo;appr\u00e9hension, de codage et de manipulation mentale de formes spatiales (3D). Les relations spatiales (rotation) sont des transformations mentales impliquant des manipulations d&rsquo;objets en 2 dimensions o\u00f9 la vitesse est un facteur cl\u00e9. La rotation mentale implique deux processus : d&rsquo;abord la repr\u00e9sentation d&rsquo;un objet, puis la transformation mentale de cette repr\u00e9sentation de mani\u00e8re \u00e0 ce que la figure r\u00e9sultante soit compar\u00e9e \u00e0 l&rsquo;originale. Enfin,&nbsp;<strong>la vitesse perceptive visuospatiale<\/strong>&nbsp;d\u00e9signe la vitesse et l&rsquo;efficacit\u00e9 pour effectuer des jugements perceptifs sans transformations. Ces trois facteurs sont s\u00e9parables mais corr\u00e9l\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces trois processus diff\u00e8rent par le degr\u00e9 auquel ils demandent des composants ex\u00e9cutifs (d\u00e9termin\u00e9s factoriellement par la concentration d&rsquo;oxyg\u00e8ne dans des zones c\u00e9r\u00e9brales). Les t\u00e2ches de rotation spatiale se situent \u00e0 un niveau interm\u00e9diaire de demande ex\u00e9cutive. Les t\u00e2ches de visualisation spatiale n\u00e9cessitent un contr\u00f4le ex\u00e9cutif plus important. Les t\u00e2ches de perception visuospatiale ont un profil faible de demande ex\u00e9cutive. Plus la demande ex\u00e9cutive requise par le processus est \u00e9lev\u00e9e \u2013 en termes de contr\u00f4le attentionnel et de distribution des ressources \u2013, plus la relation avec le raisonnement et l&rsquo;intelligence psychom\u00e9trique est forte <em>(Conway, Kane et Engle, 2003)<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>En raison de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, nous avons inclus le premier des trois facteurs (vitesse perceptive) dans la fonction d&rsquo;attention car il n\u00e9cessite peu de demande ex\u00e9cutive, s&rsquo;agissant de processus d\u00e9pendant des temps de r\u00e9action.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Bases anatomiques des comp\u00e9tences<\/h3>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p>La fonction visuospatiale g\u00e8re des repr\u00e9sentations visuelles stables, les transforme et v\u00e9rifie les r\u00e9ponses aux situations.<\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p>La visualisation mentale et la r\u00e9tention d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments sont essentielles pour comprendre les bases anatomiques des comp\u00e9tences visuospatiales. Bien que le consensus actuel soit que les fonctions visuospatiales partagent les substrats neuronaux des fonctions visuelles, il existe \u00e9galement une fonction visuospatiale qui manipule des repr\u00e9sentations visuelles stables ind\u00e9pendantes des entr\u00e9es visuelles <em>(Moulton et Kosslyn, 2009)<\/em>, les transforme et v\u00e9rifie les r\u00e9ponses aux situations. Et cette capacit\u00e9 est fortement li\u00e9e \u00e0 la m\u00e9moire de travail.<\/p>\n\n\n\n<p>En raison de sa nature multifactorielle, il est n\u00e9cessaire de comprendre que ces fonctions se produisent \u00e0 grande \u00e9chelle neuronale, impliquant tout le cerveau. \u00c9tant donn\u00e9 qu&rsquo;elles d\u00e9pendent de composants de la m\u00e9moire de travail, nous consid\u00e9rons que le cortex pr\u00e9frontal dorsolat\u00e9ral est fondamental pour ex\u00e9cuter ce type de processus. De plus, le cortex pari\u00e9tal droit contient des sch\u00e9mas spatiaux permettant l&rsquo;analyse spatiale des objets et m\u00eame l&rsquo;ordre spatial des s\u00e9quences num\u00e9riques. Enfin, le cervelet a montr\u00e9 \u00eatre un composant important dans la rotation spatiale mentale <em>(Molinari, Petrosini, Misciagna et Leggio, 2003)<\/em>, consid\u00e9rant la r\u00e9habilitation de ces troubles comme une \u00e9tape pr\u00e9alable \u00e0 la r\u00e9habilitation motrice.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">R\u00e9habilitation des comp\u00e9tences<\/h3>\n\n\n\n<p>Les mat\u00e9riels \u00e9labor\u00e9s pour la r\u00e9habilitation des comp\u00e9tences visuospatiales sont hi\u00e9rarchiques (en termes de complexit\u00e9 analytique) et bas\u00e9s sur des techniques ayant d\u00e9montr\u00e9 leur efficacit\u00e9 (Cicerone et al., 2000). Comme le mentionne Weinberg (1979), les d\u00e9ficits des comp\u00e9tences visuospatiales peuvent s&rsquo;am\u00e9liorer avec un traitement \u00e0 plusieurs niveaux de traitement visuospatial, de sorte qu&rsquo;obtenir des r\u00e9sultats robustes et plus g\u00e9n\u00e9ralisables peut \u00eatre b\u00e9n\u00e9fique en utilisant \u00e0 la fois des activit\u00e9s de comp\u00e9tences acad\u00e9miques complexes, des activit\u00e9s de traitement visuel et des activit\u00e9s manipulatives. Certaines des techniques que nous avons utilis\u00e9es pour \u00e9laborer nos mat\u00e9riels sont :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Mat\u00e9riels pour l&rsquo;entra\u00eenement au balayage et \u00e0 l&rsquo;analyse visuelle.<\/li>\n\n\n\n<li>Rotations d&rsquo;objets en 3 dimensions.<\/li>\n\n\n\n<li>Aides pour l&rsquo;analyse des composants visuels.<\/li>\n\n\n\n<li>Entra\u00eenement \u00e0 l&rsquo;analyse des caract\u00e9ristiques de base des stimuli comme la profondeur, la taille, la distance entre les objets.<\/li>\n\n\n\n<li>Entra\u00eenement \u00e0 l&rsquo;orientation visuospatiale.<\/li>\n\n\n\n<li>Entra\u00eenement \u00e0 l&rsquo;organisation visuospatiale simple et complexe.<\/li>\n\n\n\n<li>Activit\u00e9s pour la conscience somatosensorielle (recommandations).<\/li>\n\n\n\n<li>Entra\u00eenement aux techniques d&rsquo;organisation spatiale.<\/li>\n\n\n\n<li>Techniques d&rsquo;imagerie mentale.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Les mat\u00e9riels permettent d&rsquo;exercer les comp\u00e9tences visuospatiales \u00e0 plusieurs niveaux tout en incluant des exercices ludiques avec des \u00e9l\u00e9ments abstraits mais \u00e9galement significatifs pour le sujet qui les r\u00e9alisera. Ainsi, nous proposons des exercices int\u00e9grant \u00e9galement la visuoconstruction avec des mat\u00e9riaux en volume (3D) pour former des \u00e9l\u00e9ments r\u00e9els et des indices spatiaux pour la lecture, entre autres.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme cela peut \u00eatre le cas avec les praxies, bon nombre de ces mat\u00e9riels servent \u00e0 acqu\u00e9rir des strat\u00e9gies permettant de compenser les d\u00e9ficits plut\u00f4t qu&rsquo;\u00e0 gu\u00e9rir les probl\u00e8mes, et visent \u00e0 enseigner des strat\u00e9gies g\u00e9n\u00e9ralisables \u00e0 la vie quotidienne. La pratique des comp\u00e9tences visuospatiales chez les personnes souffrant d&rsquo;h\u00e9min\u00e9gligence, accompagn\u00e9e d&rsquo;un entra\u00eenement au balayage visuel, est une pratique reconnue comme efficace et qui permet de g\u00e9n\u00e9raliser les r\u00e9sultats \u00e0 divers domaines de la vie (acad\u00e9mique, professionnelle, lecture, activit\u00e9s de la vie quotidienne, etc.) <em>(Gordon, Hibbard, Egelko, Diller, Shaver &amp; Lieberman, 1985)<\/em>, une pratique intensive par niveaux \u00e9tant la meilleure strat\u00e9gie possible.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">M\u00e9moire<\/h3>\n\n\n\n<p>La m\u00e9moire est la capacit\u00e9 de r\u00e9cup\u00e9rer des informations pr\u00e9c\u00e9demment apprises (encod\u00e9es et stock\u00e9es) de mani\u00e8re efficace. Selon Wilson (2009), elle peut \u00eatre conceptualis\u00e9e en diff\u00e9rents termes : en termes de temps ; comme une m\u00e9moire d\u00e9pendant du type d&rsquo;informations ; comme des m\u00e9moires sp\u00e9cifiques \u00e0 une modalit\u00e9 ; comme des stades de souvenir, r\u00e9cup\u00e9ration ou reconnaissance ; comme une m\u00e9moire implicite ou explicite ; ou comme une m\u00e9moire r\u00e9trograde ou ant\u00e9rograde. Nous exposons bri\u00e8vement ci-dessous le mod\u00e8le de Larry Squire, tout en mettant l&rsquo;accent sur les mod\u00e8les concernant les processus de m\u00e9moire. Bien que ces processus ne soient pas int\u00e9gr\u00e9s dans le cadre conceptuel de la plateforme, ils ont \u00e9t\u00e9 pris en compte lors de l&rsquo;\u00e9laboration des mat\u00e9riels.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading is-style-default\">Syst\u00e8mes<\/h4>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p>Les mod\u00e8les centr\u00e9s sur les processus de m\u00e9moire compl\u00e8tent les mod\u00e8les de syst\u00e8mes.<\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Squire <\/strong>(1987) propose une repr\u00e9sentation sch\u00e9matique d\u00e9composant les syst\u00e8mes de m\u00e9moire en fonction de la propri\u00e9t\u00e9 que leurs contenus peuvent \u00eatre verbalis\u00e9s ou d\u00e9clar\u00e9s, par opposition \u00e0 une connaissance de type proc\u00e9dural sans n\u00e9cessit\u00e9 de souvenir conscient. La m\u00e9moire d\u00e9clarative peut \u00eatre diff\u00e9renci\u00e9e entre faits (<strong>M. s\u00e9mantique<\/strong>) et \u00e9v\u00e9nements (<strong>M. \u00c9pisodique<\/strong>). \u00c0 ces syst\u00e8mes peuvent s&rsquo;ajouter deux autres : un syst\u00e8me de m\u00e9moire \u00e0 court terme, deux types de m\u00e9moires br\u00e8ves sensorielles et conceptuelles relativement automatiques, et un syst\u00e8me de repr\u00e9sentation perceptuelle (modules sp\u00e9cifiques au domaine qui traitent les informations perceptuelles sous forme de mots et d&rsquo;objets). Les propri\u00e9t\u00e9s de chaque syst\u00e8me sont :<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">M\u00e9moire d\u00e9clarative :<\/h5>\n\n\n\n<p>R\u00e9cup\u00e9ration consciente d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements et de faits. Compare et contraste les informations, encode les souvenirs en termes de relations entre plusieurs \u00e9l\u00e9ments et \u00e9v\u00e9nements. Elle se compose de repr\u00e9sentations flexibles et de repr\u00e9sentations autobiographiques et du monde. Elle est class\u00e9e en termes de vrai ou faux. Elle est propositionnelle et respecte le principe d&rsquo;exclusivit\u00e9 (ce qui est propre \u00e0 l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment ou \u00e0 l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement).<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">M\u00e9moire proc\u00e9durale :<\/h5>\n\n\n\n<p>Elle n&rsquo;est ni vraie ni fausse (elle ne poss\u00e8de pas cette qualit\u00e9). Elle est de type dispositionnel. Elle ne collecte pas d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements mais agit et traite des comportements. Elle est modifiable avec des syst\u00e8mes sp\u00e9cifiques d&rsquo;ex\u00e9cution et s&rsquo;active par la r\u00e9activation des syst\u00e8mes.<\/p>\n\n\n\n<p>Les deux servent \u00e0 des fins diff\u00e9rentes et sont fonctionnellement incompatibles bien qu&rsquo;elles soient li\u00e9es, ce qui satisfait les crit\u00e8res exprim\u00e9s par <strong>Tulving<\/strong> pour que les syst\u00e8mes de m\u00e9moire soient consid\u00e9r\u00e9s comme tels. Elles travaillent en parall\u00e8le pour soutenir le comportement : si une forme de connaissance est endommag\u00e9e, l&rsquo;autre peut \u00e9merger pour maintenir l&rsquo;apprentissage n\u00e9cessaire dans un autre format.<\/p>\n\n\n\n<p>Le lecteur peut consulter l&rsquo;\u0153uvre de <strong>Moscovitch <\/strong>(1994), qui propose un mod\u00e8le o\u00f9 trois composants modulaires de m\u00e9moire et un syst\u00e8me frontal central coexistent. Chaque syst\u00e8me m\u00e9dierait des processus dominants dans l&rsquo;ex\u00e9cution de diff\u00e9rents types de t\u00e2ches de m\u00e9moire (voir graphique).<\/p>\n\n\n\n<p>Selon la <strong>Th\u00e9orie des Zones de Convergence de Damasio<\/strong> (1989), le cortex c\u00e9r\u00e9bral sensoriel post\u00e9rieur et interm\u00e9diaire contient des traces fragmentaires de m\u00e9moire regroupant des composants caract\u00e9ristiques &#8211; d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements, objets, etc. &#8211; qui peuvent \u00eatre r\u00e9activ\u00e9s par des ancrages combinatoires appropri\u00e9s. Les sch\u00e9mas d&rsquo;activit\u00e9 neuronale correspondant \u00e0 des propri\u00e9t\u00e9s physiques distinctives d&rsquo;une entit\u00e9 sont enregistr\u00e9s dans les m\u00eames connexions c\u00e9r\u00e9brales activ\u00e9es lors de leur perception. Cependant, les codes permettant d&rsquo;ancrer et de d\u00e9crire les correspondances spatiales et temporelles sont stock\u00e9s dans des traces neuronales distinctes appel\u00e9es zones de convergence. Les zones de convergence g\u00e9n\u00e8rent et synchronisent les sch\u00e9mas d&rsquo;activit\u00e9 neuronale correspondant aux repr\u00e9sentations fragment\u00e9es (mais organis\u00e9es) dans le cerveau, en fonction de l&rsquo;association des informations. Cette association est due \u00e0 l&rsquo;exp\u00e9rience et se base sur la similarit\u00e9, l&#8217;emplacement spatial, la s\u00e9quence temporelle, la co\u00efncidence spatiotemporelle, ou d&rsquo;autres param\u00e8tres.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"678\" height=\"637\" src=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/system-of-memory.webp\" alt=\"Sch\u00e9ma des m\u00e9canismes de m\u00e9moire: m\u00e9moire d\u00e9clarative et non d\u00e9clarative, lobe temporal m\u00e9dial, hippocampe et amygdale.\" class=\"wp-image-35588\" title=\"Syst\u00e8mes de distribution de la M\u00e9moire\" srcset=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/system-of-memory-24x24.webp 24w, https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/system-of-memory-300x282.webp 300w, https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/system-of-memory.webp 678w\" sizes=\"(max-width: 678px) 100vw, 678px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Processus<\/h4>\n\n\n\n<p>Les processus de m\u00e9moire sont des <strong>processus neuropsychologiques<\/strong> ex\u00e9cut\u00e9s dans le but d&rsquo;apprendre\/encoder, stocker ou r\u00e9cup\u00e9rer des informations et agissent pour, depuis ou pour les syst\u00e8mes de m\u00e9moire. Ils se divisent en :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Processus d&rsquo;acquisition et de stockage<\/strong> implicite, associatif, proc\u00e9dural, d&rsquo;\u00e9laboration et constructifs.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Processus de r\u00e9cup\u00e9ration<\/strong> : activation et fluidit\u00e9, familiarit\u00e9, recherche associative, r\u00e9cup\u00e9ration constructive et inf\u00e9rentielle.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Processus d&rsquo;oubli<\/strong> : d\u00e9clin, interf\u00e9rence, inhibition, distorsions.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Processus de consolidation et reconsolidation<\/strong>.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Syst\u00e8mes fonctionnels de la m\u00e9moire<\/h3>\n\n\n\n<p>La conception que nous avons s&rsquo;approche de la proposition de Damasio dans sa th\u00e9orie des traces de m\u00e9moire et des zones de convergence.<\/p>\n\n\n\n<p>Les structures du lobe temporal sont n\u00e9cessaires pour archiver les informations d\u00e9claratives et, pendant un certain temps, pour les \u00e9voquer. Cependant, les informations d\u00e9claratives consolid\u00e9es deviennent ind\u00e9pendantes de l&rsquo;hippocampe, se r\u00e9partissant dans l&rsquo;ensemble du cortex c\u00e9r\u00e9bral en fonction des caract\u00e9ristiques de l&rsquo;information cod\u00e9e. Lorsque nous nous souvenons, diverses zones sont impliqu\u00e9es. Dans un premier temps, l&rsquo;hippocampe est charg\u00e9 de mettre en \u0153uvre un algorithme, qui est un code de stockage des informations distribu\u00e9es. Dans le mod\u00e8le de Squire, la m\u00e9moire d\u00e9clarative d\u00e9pend de l&rsquo;hippocampe, contrairement \u00e0 la m\u00e9moire non d\u00e9clarative. Dans ce mod\u00e8le, le cortex pr\u00e9frontal et le cortex pari\u00e9tal sont impliqu\u00e9s dans les processus de m\u00e9moire de travail; la m\u00e9moire proc\u00e9durale dans les ganglions de la base; le conditionnement instrumental dans les ganglions de la base et le cervelet; et le conditionnement classique pourrait d\u00e9pendre du priming \u00e9motionnel, o\u00f9 l&rsquo;activation de l&rsquo;amygdale d\u00e9clenche un processus rapide de rappel associatif.<\/p>\n\n\n\n<p>Junqu\u00e9 (2009) propose un mod\u00e8le anatomique pour expliquer la m\u00e9moire. Pour que le traitement de l&rsquo;information persiste dans la m\u00e9moire \u00e0 long terme, les structures temporales m\u00e9diales doivent intervenir dans le processus. Une alt\u00e9ration de cette structure entra\u00eenerait une amn\u00e9sie r\u00e9trograde. Les projections provenant du cortex atteignent le cortex hippocampique et p\u00e9rirhinal, pour ensuite passer au cortex entorhinal et \u00e0 divers endroits de la formation hippocampique (CA3 et CA1, gyrus dent\u00e9). Cette connectivit\u00e9 offre un acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;hippocampe \u00e0 de vastes zones du cortex. Les informations peuvent revenir au n\u00e9ocortex via le subiculum et le cortex entorhinal.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"690\" height=\"947\" src=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/junque-memory-model.webp\" alt=\"Illustration anatomique du cerveau montrant le noyau caud\u00e9, le tractus optique, l\u2019hippocampe et la fissure hippocampale.\" class=\"wp-image-35589\" title=\"Mod\u00e8le anatomique de Junqu\u00e9 de la m\u00e9moire\" srcset=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/junque-memory-model-219x300.webp 219w, https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/junque-memory-model.webp 690w\" sizes=\"(max-width: 690px) 100vw, 690px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Les informations trait\u00e9es dans le lobe temporal m\u00e9dial atteignent \u00e9galement des zones critiques pour la m\u00e9moire dans le dienc\u00e9phale et, de l\u00e0, via le tractus mamillothalamique, atteignent le noyau ant\u00e9rieur du thalamus. Le noyau dorso-m\u00e9dial du thalamus et les projections de l&rsquo;amygdale re\u00e7oivent des informations du cortex p\u00e9rirhinal.<\/p>\n\n\n\n<p>Le lobe pr\u00e9frontal est une cible importante des structures dienc\u00e9phaliques et du lobe temporal m\u00e9dial. Les noyaux thalamiques ant\u00e9rieur et dorso-m\u00e9dial projettent vers le cortex frontal ventrom\u00e9dian et dorsolat\u00e9ral. De plus, le cortex entorhinal et le subiculum envoient d&rsquo;importantes projections au cortex ventrom\u00e9dian.<\/p>\n\n\n\n<p>Les structures m\u00e9diales du lobe temporal et du thalamus m\u00e9dial sont des composants du syst\u00e8me de m\u00e9moire essentiel pour la m\u00e9moire d\u00e9clarative \u00e0 long terme. Ce syst\u00e8me est n\u00e9cessaire pour l&rsquo;apprentissage et pendant une p\u00e9riode ult\u00e9rieure, alors que le processus de consolidation se d\u00e9veloppe lentement dans le cortex c\u00e9r\u00e9bral, probablement gr\u00e2ce au sommeil.<\/p>\n\n\n\n<p>La m\u00e9moire \u00e0 court terme est ind\u00e9pendante de ce syst\u00e8me. Les habitudes, les comp\u00e9tences, le priming et certaines formes de conditionnement sont \u00e9galement ind\u00e9pendants des structures temporales m\u00e9diales et du thalamus. La m\u00e9moire proc\u00e9durale d\u00e9pend du syst\u00e8me frontopari\u00e9tal, du n\u00e9ostriatum et du cervelet. Le priming perceptif d\u00e9pend des zones c\u00e9r\u00e9brales post\u00e9rieures.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Principes et techniques pour la r\u00e9habilitation de la m\u00e9moire<\/h3>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading is-style-default\">Principes<\/h4>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p>Les individus manipulent activement les informations, il est donc n\u00e9cessaire d&rsquo;adapter les strat\u00e9gies et les mat\u00e9riels.<\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p>Utiliser des techniques sp\u00e9cifiques pour \u00e9laborer des mat\u00e9riels de r\u00e9habilitation n\u00e9cessite de conna\u00eetre certains principes fondamentaux sur l&rsquo;entra\u00eenement de la m\u00e9moire, qui permettent d&rsquo;am\u00e9liorer chez chaque sujet le processus d&rsquo;acquisition et de r\u00e9cup\u00e9ration des informations. Appliquer n&rsquo;importe quelle technique \u00e0 n&rsquo;importe quel sujet n&rsquo;est ni utile ni pratique pour le professionnel. La premi\u00e8re \u00e9tape est <strong>d&rsquo;adapter les strat\u00e9gies et les mat\u00e9riels \u00e0 chaque individu<\/strong>. Selon Wilson (1989) :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Le mat\u00e9riel doit \u00eatre simple, avec une faible charge d&rsquo;information \u2013au moins aux \u00e9tapes initiales, ajoutons-le.<\/li>\n\n\n\n<li>Les instructions doivent \u00eatre claires et concises.<\/li>\n\n\n\n<li>Le sujet doit comprendre les instructions.<\/li>\n\n\n\n<li>Le mat\u00e9riel doit \u00eatre adapt\u00e9, tant dans sa forme que dans le langage utilis\u00e9.<\/li>\n\n\n\n<li>\u00c9tablir des associations entre des \u00e9l\u00e9ments m\u00e9morisables (personnes, chansons, contextes, dates, activit\u00e9s) et les \u00e9l\u00e9ments \u00e0 apprendre.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Chez NeuronUP, nous suivons le <strong>principe des niveaux de traitement de Lockhart<\/strong> (1972) : le sujet doit manipuler et ne pas \u00eatre un simple r\u00e9cepteur passif de l&rsquo;apprentissage. \u00c9laborer des mat\u00e9riels significatifs li\u00e9s \u00e0 des situations de la vie quotidienne est un principe qui peut \u00e9galement s&rsquo;adapter aux postulats des niveaux de traitement.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Techniques<\/h4>\n\n\n\n<p>Il existe deux approches principales : l&rsquo;entra\u00eenement aux strat\u00e9gies internes de m\u00e9moire et les adaptations et aides externes. Les activit\u00e9s que nous \u00e9laborons s&rsquo;appuient sur ces deux r\u00e9alit\u00e9s, mais elles sont trait\u00e9es diff\u00e9remment selon le type d&rsquo;activit\u00e9 ou l&rsquo;objectif vis\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Entra\u00eenement aux strat\u00e9gies internes de codage, stockage et r\u00e9cup\u00e9ration<\/h4>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Verbales<\/h5>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Organisation (strat\u00e9gies de codage comme le regroupement en cat\u00e9gories ou les associations phon\u00e9tiques \u2013moins efficaces\u2013). Adapter les stimuli au patient.<\/li>\n\n\n\n<li>Association : donner un contexte s\u00e9mantique \u00e0 l&rsquo;information, cr\u00e9er des histoires, des rimes, des chansons (traitement auditif), des associations contextuelles, etc.<\/li>\n\n\n\n<li>Acronymes (initiales formant d&rsquo;autres mots) et mn\u00e9motechniques.<\/li>\n\n\n\n<li>Apprentissage sans erreurs.<\/li>\n\n\n\n<li>R\u00e9cup\u00e9ration espac\u00e9e <em>(Landauer et Bjork, 1978)<\/em> avec une pratique distribu\u00e9e <em>(Baddeley, 1999)<\/em>.<\/li>\n\n\n\n<li>R\u00e9p\u00e9tition.<\/li>\n\n\n\n<li>Apprentissage sans erreurs.<\/li>\n\n\n\n<li>Essai-erreur.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Visuelles<\/h5>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Visualisation : paires associ\u00e9es pour cr\u00e9er des images. Mots et dessins. G\u00e9n\u00e9ration de strat\u00e9gies visuelles pour la r\u00e9cup\u00e9ration de la m\u00e9moire.<\/li>\n\n\n\n<li>Technique des lieux (Loci).<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Adaptations de l&rsquo;environnement et aides externes<\/h4>\n\n\n\n<p>Il s&rsquo;agit de mesures visant \u00e0 adapter l&rsquo;environnement afin de r\u00e9duire les demandes de m\u00e9moire \u00e0 un niveau plus g\u00e9rable.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Formation \u00e0 l&rsquo;utilisation d&rsquo;\u00e9tiquettes avec des images, des couleurs et des noms.<\/li>\n\n\n\n<li>Dispositifs facilitant l&rsquo;acc\u00e8s aux informations pr\u00e9alablement stock\u00e9es : alarmes, minuteries.<\/li>\n\n\n\n<li>Enregistrement des informations : dictaphones ou agendas. \u00c9laboration de supports permettant un acc\u00e8s simple \u00e0 des contenus significatifs.<\/li>\n\n\n\n<li>Dans certains cas, l&rsquo;utilisation de ces strat\u00e9gies implique d&rsquo;\u00e9duquer l&rsquo;entourage proche du patient.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading is-style-default\">Les principales caract\u00e9ristiques de ce type d&rsquo;adaptations sont :<\/h5>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Actives, opportunes (au moment o\u00f9 elles doivent appara\u00eetre) et sp\u00e9cifiques (commandes simples).<\/li>\n\n\n\n<li>Faciles \u00e0 g\u00e9n\u00e9raliser.<\/li>\n\n\n\n<li>Plus simples que les strat\u00e9gies internes : elles doivent d\u00e9charger la m\u00e9moire du patient.<\/li>\n\n\n\n<li>Tr\u00e8s utiles chez les patients les plus gravement atteints.<\/li>\n\n\n\n<li>Plus efficaces lorsque les patients, malgr\u00e9 leurs probl\u00e8mes de m\u00e9moire, pr\u00e9sentent :\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Une intelligence moyenne ou sup\u00e9rieure.<\/li>\n\n\n\n<li>Des capacit\u00e9s de raisonnement.<\/li>\n\n\n\n<li>Une conscience des d\u00e9ficits.<\/li>\n\n\n\n<li>Des comp\u00e9tences pour initier une action.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Formation \u00e0 l&rsquo;utilisation d&rsquo;un agenda<\/h4>\n\n\n\n<p>Sohlberg &amp; Mateer (1989) proposent des utilisations pour un agenda comprenant, entre autres : orientation (informations autobiographiques), m\u00e9moire (activit\u00e9s \u00e0 r\u00e9aliser), calendrier, t\u00e2ches, transports, noms de personnes connues, activit\u00e9s professionnelles, cartes.<\/p>\n\n\n\n<p>Les \u00e9tapes de la formation \u00e0 l&rsquo;utilisation d&rsquo;un agenda sont :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Acquisition<\/strong> : apprendre les sections, les objectifs et l&rsquo;utilisation de l&rsquo;agenda.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Application :<\/strong>&nbsp;quand et o\u00f9 utiliser l&rsquo;agenda.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Adaptation :<\/strong>&nbsp;d\u00e9monstration de l&rsquo;utilisation appropri\u00e9e dans diff\u00e9rents environnements.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Schmitter, Edgecombe, Fahy, Whelan, et Long (1995) proposent l&rsquo;utilisation d&rsquo;agendas personnels, entre autres, comme support pour les aspects suivants : notes personnelles (informations autobiographiques), journal, calendrier, noms, activit\u00e9s professionnelles. Selon ces auteurs, les \u00e9tapes de la formation \u00e0 l&rsquo;utilisation d&rsquo;agendas sont :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Anticipation<\/strong> : identifier les d\u00e9ficits de m\u00e9moire et d\u00e9montrer la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;aides externes.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Acquisition :<\/strong>&nbsp;enseigner l&rsquo;objectif de chaque section.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Application :<\/strong>&nbsp;comment faire les annotations.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Langage<\/h3>\n\n\n\n<p>Le langage est la capacit\u00e9 \u00e0 \u00e9laborer et \u00e0 communiquer des processus de pens\u00e9e gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;ex\u00e9cution motrice d&rsquo;un syst\u00e8me de gestes (communication non verbale), de symboles (\u00e9criture et lecture) et de sons (parole). C&rsquo;est un ph\u00e9nom\u00e8ne qui n\u00e9cessite la coordination d&rsquo;un r\u00e9seau neuronal distribu\u00e9, avec des zones variant en termes de sp\u00e9cificit\u00e9 fonctionnelle. Bien que l&rsquo;h\u00e9misph\u00e8re gauche (chez les droitiers) soit le plus dominant, les fonctions de l&rsquo;h\u00e9misph\u00e8re droit peuvent \u00e9galement produire des alt\u00e9rations du langage telles que la prosodie ou la d\u00e9tection de l&rsquo;intentionnalit\u00e9 (ironies). La l\u00e9sion de chacun des n\u0153uds n\u00e9cessaires \u00e0 un fonctionnement comp\u00e9tent peut provoquer des alt\u00e9rations dans un aspect sp\u00e9cifique du processus linguistique, qui peuvent se manifester dans :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Codification<\/li>\n\n\n\n<li>Production (articulation, ex\u00e9cution, modulation)<\/li>\n\n\n\n<li>Compr\u00e9hension<\/li>\n\n\n\n<li>D\u00e9nomination<\/li>\n\n\n\n<li>Contextualisation<\/li>\n\n\n\n<li>Motivation<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Les quatre niveaux o\u00f9 le langage peut \u00eatre affect\u00e9 sont : syntaxique, s\u00e9mantique, phonologique et morphologique.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Alt\u00e9rations du langage<\/h4>\n\n\n\n<p>L&rsquo;objectif de ce document n&rsquo;est pas de fournir une classification exhaustive de ces alt\u00e9rations. Pour une classification compl\u00e8te des diff\u00e9rents troubles de la communication (en excluant les troubles du spectre autistique), consulter Junqu\u00e9 et Barroso (2009), ou Martinell Gispert-Sa\u00fach (2012). Voici les principaux d\u00e9ficits pris en charge dans le domaine du langage.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Aphasie<\/strong> : perte ou alt\u00e9ration du langage \u00e0 la suite d&rsquo;une l\u00e9sion c\u00e9r\u00e9brale acquise. Cela entra\u00eene une d\u00e9t\u00e9rioration de la production et de la compr\u00e9hension linguistique ; la gravit\u00e9 du trouble dans chaque domaine varie. L&rsquo;alt\u00e9ration fondamentale r\u00e9side dans le traitement linguistique. Ce n&rsquo;est pas un probl\u00e8me perceptif ou moteur. Ce n&rsquo;est pas non plus une alt\u00e9ration des processus de pens\u00e9e. Ces troubles surviennent lorsque la l\u00e9sion endommage le r\u00e9seau neuronal qui permet de transformer les images ou pens\u00e9es internes en symboles et structures linguistiques appropri\u00e9s, ou emp\u00eache de traduire des mots entendus ou des textes \u00e9crits en id\u00e9es et pens\u00e9es non verbales.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Alexie<\/strong> : alt\u00e9ration de la lecture qui survient \u00e0 la suite d&rsquo;une l\u00e9sion c\u00e9r\u00e9brale chez des sujets ayant d\u00e9j\u00e0 acquis la lecture. Elle se distingue ainsi des troubles survenant pendant l&rsquo;apprentissage de la lecture, les dyslexies.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Agraphie<\/strong> : perte de la capacit\u00e9 \u00e0 produire un langage \u00e9crit en raison d&rsquo;une l\u00e9sion c\u00e9r\u00e9brale. Chez la plupart des patients aphasiques, la d\u00e9t\u00e9rioration de l&rsquo;\u00e9criture pr\u00e9sente des caract\u00e9ristiques similaires \u00e0 la d\u00e9t\u00e9rioration de l&rsquo;expression orale.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Aprosodie<\/strong> : troubles du langage affectant l&rsquo;intonation, la m\u00e9lodie, les pauses, l&rsquo;accentuation et l&#8217;emphase. On distingue trois types : l&rsquo;hyperprosodie (utilisation excessive de la prosodie), la dysprosodie (ou prosodie ataxique, changement dans la qualit\u00e9 de la voix pouvant donner lieu \u00e0 un \u00ab\u00a0accent \u00e9tranger\u00a0\u00bb ; elle se manifeste souvent \u00e0 la suite de la r\u00e9cup\u00e9ration apr\u00e8s une aphasie non fluente), et l&rsquo;aprosodie (limitation de la capacit\u00e9 \u00e0 moduler l&rsquo;intonation).<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Classification des fonctions du langage<\/h4>\n\n\n\n<p>Nous avons suivi en partie la classification des fonctions du langage propos\u00e9e par <strong>Lezak<\/strong> (2004).<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Lecture<\/h5>\n\n\n\n<p>Capacit\u00e9 \u00e0 identifier et transformer les symboles \u00e9crits -en un code- en repr\u00e9sentations internes. Cela implique la discrimination de symboles et de mots, leur association phon\u00e9tique et la compr\u00e9hension des sch\u00e9mas de relation grammaticale (phon\u00e8mes, mots, phrases, paragraphes et textes) dans le langage \u00e9crit. Cela n&rsquo;implique pas la compr\u00e9hension, ni ne fait partie de la R\u00e9p\u00e9tition ou du Langage Spontan\u00e9 lorsque le langage parl\u00e9 est une lecture \u00e0 voix haute. Cela ne comprend pas non plus l&rsquo;agnosie de forme (le sujet est capable d&rsquo;identifier deux lettres ou chiffres identiques).<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">\u00c9criture<\/h5>\n\n\n\n<p>Capacit\u00e9 \u00e0 produire un langage \u00e9crit, ce qui n&rsquo;implique pas la compr\u00e9hension. On distingue trois variantes principales : copie de textes, dict\u00e9e de mots ou textes, ou \u00e9criture spontan\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Compr\u00e9hension<\/h5>\n\n\n\n<p>Capacit\u00e9 \u00e0 comprendre la signification s\u00e9mantique en combinant des symboles (\u00e9crits) ou des phon\u00e8mes (langage parl\u00e9) dans des structures grammaticales (mots, phrases, textes, phrases, etc.). La compr\u00e9hension n&rsquo;implique pas les formules linguistiques \u2013 ironies, doubles sens, etc. \u2013, ni les significations alternatives du message (qui n\u00e9cessitent l&rsquo;Abstraction, comme le sens des proverbes). Elle n&rsquo;implique pas non plus la prosodie ou le ton \u00e9motionnel du discours.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">D\u00e9nomination<\/h5>\n\n\n\n<p>Capacit\u00e9 \u00e0 nommer et\/ou identifier des objets, des personnes ou des faits pr\u00e9sent\u00e9s par confrontation visuelle (dessins ou photographies) ou verbale (d\u00e9finitions). L&rsquo;alt\u00e9ration de cette capacit\u00e9 peut survenir comme cons\u00e9quence de la destruction totale ou partielle du stock s\u00e9mantique, ou bien comme cons\u00e9quence d&rsquo;une alt\u00e9ration de la capacit\u00e9 de recherche du terme (par exemple, dans des comportements d&rsquo;approche linguistique). Ne sont pas incluses les anomies dues \u00e0 des probl\u00e8mes de compr\u00e9hension, de production du langage, ou \u00e0 des \u00e9checs de reconnaissance.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Vocabulaire<\/h5>\n\n\n\n<p>Quantit\u00e9 d&rsquo;informations relatives aux mots dans le stock s\u00e9mantique (quantit\u00e9 de mots que le sujet poss\u00e8de).<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">R\u00e9p\u00e9tition<\/h5>\n\n\n\n<p>Capacit\u00e9 \u00e0 transformer des phon\u00e8mes et \u00e0 activer les repr\u00e9sentations et engrammes moteurs du langage pour produire les m\u00eames sons que le sujet entend. Il peut s&rsquo;agir de sons vocaux ou non vocaux.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Fluence<\/h5>\n\n\n\n<p>Capacit\u00e9 \u00e0 produire rapidement et efficacement du langage (\u00e9crit et verbal). Cette production d\u00e9pend de deux strat\u00e9gies principales : une recherche s\u00e9mantique (fluence s\u00e9mantique) ou phon\u00e9tique (fluence phon\u00e9tique). Elle implique la pr\u00e9servation du stock s\u00e9mantique ainsi que des repr\u00e9sentations de la voie phonologique du langage. Elle implique \u00e9galement la flexibilit\u00e9. Elle peut prendre trois formes : fluence parl\u00e9e (spontan\u00e9e ou non), fluence \u00e9crite ou fluence de lecture. Nous ne consid\u00e9rons pas la fluence comme une mesure principale de la vitesse de traitement (nous excluons donc la lecture), mais comme une mesure de la vitesse de production. Nous ne l&rsquo;incluons pas non plus comme une mesure de la production de langage spontan\u00e9 complexe (dans ce cas, elle est incluse dans la section du Discours spontan\u00e9), mais de mots.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Discrimination<\/h5>\n\n\n\n<p>Capacit\u00e9 \u00e0 reconna\u00eetre diff\u00e9rentes fr\u00e9quences, intensit\u00e9s et tonalit\u00e9s qui nous aident \u00e0 identifier des phon\u00e8mes, phrases ou mots identiques \u2013 toujours comme r\u00e9sultat d&rsquo;un processus linguistique \u2013 sans la n\u00e9cessit\u00e9 de les comprendre.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Mod\u00e8les anatomico-fonctionnels du langage<\/h4>\n\n\n\n<p><strong>Mod\u00e8le de Damasio et Damasio<\/strong>. Il existe 3 grands syst\u00e8mes c\u00e9r\u00e9braux :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Syst\u00e8me de repr\u00e9sentation des concepts<\/strong> : active les concepts associ\u00e9s \u00e0 l&rsquo;enregistrement des mots. Il d\u00e9pend de nombreuses zones corticales, de diff\u00e9rentes hi\u00e9rarchies et modalit\u00e9s qui se distribuent bidirectionnellement dans la zone pari\u00e9tale, temporale et frontale (faisceau arqu\u00e9).<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Syst\u00e8me linguistique de repr\u00e9sentation<\/strong> (phon\u00e8mes, mots et r\u00e8gles syntaxiques de combinaison) : localis\u00e9 dans l&rsquo;h\u00e9misph\u00e8re gauche. Le syst\u00e8me p\u00e9risylvien ant\u00e9rieur est responsable de l&rsquo;assemblage phon\u00e9mique des mots et des mots en phrases. Le syst\u00e8me p\u00e9risylvien post\u00e9rieur contient les enregistrements auditifs et kinesth\u00e9siques des phon\u00e8mes et des s\u00e9quences phon\u00e9miques qui configurent les mots. Dans ce syst\u00e8me commence la compr\u00e9hension, bien qu&rsquo;elle d\u00e9pende de l&rsquo;acc\u00e8s aux zones de repr\u00e9sentation et d&rsquo;association.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Syst\u00e8me interm\u00e9diaire<\/strong> : cortex temporal gauche, en dehors des zones classiques du langage. Il est l&rsquo;interm\u00e9diaire entre les deux syst\u00e8mes pr\u00e9c\u00e9dents et m\u00e9die dans la r\u00e9cup\u00e9ration lexicale. Il est \u00e9galement impliqu\u00e9 dans l&rsquo;acc\u00e8s aux noms de personnes, choses, animaux, etc.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Les auteurs insistent sur l&rsquo;implication dans ce syst\u00e8me du langage d&rsquo;autres zones : les ganglions de la base et le thalamus, l&rsquo;aire motrice suppl\u00e9mentaire et le gyrus cingulaire ant\u00e9rieur (cortex frontal m\u00e9dial), impliqu\u00e9s dans l&rsquo;initiation et le maintien de la parole ; et l&rsquo;h\u00e9misph\u00e8re droit, impliqu\u00e9 dans les automatismes verbaux, les aspects narratifs et du discours et dans la prosodie.<\/p>\n\n\n\n<p>En plus du mod\u00e8le de Damasio et Damasio, nous nous basons sur le mod\u00e8le de <strong>Marcel Mesulam<\/strong>. Pour un mod\u00e8le cognitif du langage, on peut consulter le mod\u00e8le de Ellis et Young (1992).<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading is-style-default\">Techniques pour la r\u00e9habilitation du langage<\/h4>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p>Les interventions dans le langage doivent comprendre diff\u00e9rents modules cognitifs et l&rsquo;intervention multidisciplinaire.<\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p>Le langage d\u00e9pend et soutient d&rsquo;autres fonctions cognitives. Par cons\u00e9quent, une r\u00e9habilitation du langage doit s&rsquo;appuyer sur les processus et fonctions pr\u00e9serv\u00e9s, tout en adaptant individuellement le traitement. Il est n\u00e9cessaire de prendre en compte que les interventions dans le langage doivent englober diff\u00e9rents modules cognitifs et parfois un entra\u00eenement neuromusculaire, donc une intervention multidisciplinaire est importante pour une am\u00e9lioration significative. De plus, les d\u00e9ficits dans le langage produisent un isolement social, donc int\u00e9grer l&rsquo;intervention dans la communaut\u00e9 est n\u00e9cessaire, sans oublier les strat\u00e9gies de communication fonctionnelle.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;intervention doit \u00eatre fonctionnelle mais aussi se concentrer sur les d\u00e9ficits sp\u00e9cifiques de traitement, donc les mat\u00e9riaux doivent r\u00e9pondre aux deux exigences : dans certains cas, elle doit se concentrer sur des situations et activit\u00e9s de la vie quotidienne, mais en combinant ces exercices avec des aspects basiques du traitement linguistique, dans certains cas. Les th\u00e8mes familiers ou de l&rsquo;activit\u00e9 quotidienne sont tr\u00e8s utiles dans la r\u00e9habilitation du langage, en plus d&rsquo;\u00eatre motivants.<\/p>\n\n\n\n<p>Les principales techniques de r\u00e9habilitation du langage peuvent \u00eatre divis\u00e9es, selon Cuetos (1998), en :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Visant \u00e0 r\u00e9cup\u00e9rer la fonction<\/strong> : Facilitation avec indices, r\u00e9apprentissage, r\u00e9organisation bas\u00e9e sur les fonctions pr\u00e9serv\u00e9es.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Compensatoires<\/strong> : communications alternatives et strat\u00e9gies de traitement du langage.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Nous \u00e9laborons des mat\u00e9riaux bas\u00e9s sur diff\u00e9rentes \u00e9tapes du traitement du langage. De la prise de conscience dans le traitement du langage \u00e0 des niveaux de perception basique (discrimination des lettres) jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9laboration m\u00e9tacognitive du discours.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Entra\u00eenement gradu\u00e9 de l&rsquo;articulation via des exemples auditifs.<\/li>\n\n\n\n<li>Discrimination auditive.<\/li>\n\n\n\n<li>Association lettre-phon\u00e8me et mot-image.<\/li>\n\n\n\n<li>T\u00e2ches de d\u00e9cision lexicale.<\/li>\n\n\n\n<li>Jugements phonologiques.<\/li>\n\n\n\n<li>Entra\u00eenement aux rimes.<\/li>\n\n\n\n<li>Identification de mots lexicaux.<\/li>\n\n\n\n<li>\u00c9laboration et identification de d\u00e9finitions.<\/li>\n\n\n\n<li>Association entre mots.<\/li>\n\n\n\n<li>Discrimination entre mots phon\u00e9tiquement similaires.<\/li>\n\n\n\n<li>Exercices d&rsquo;articulation de mots (syllabes et lettres).<\/li>\n\n\n\n<li>Modulation de la prosodie via le feedback externe de l&rsquo;onde phonologique.<\/li>\n\n\n\n<li>G\u00e9n\u00e9ralisation de mots r\u00e9p\u00e9t\u00e9s.<\/li>\n\n\n\n<li>Analyse de th\u00e9matiques de conversation.<\/li>\n\n\n\n<li>Ordonnancement de phrases.<\/li>\n\n\n\n<li>Acquisition gradu\u00e9e de vocabulaire.<\/li>\n\n\n\n<li>Appariement verbe-action-r\u00e9sultat.<\/li>\n\n\n\n<li>Analyse de textes.<\/li>\n\n\n\n<li>Production de textes.<\/li>\n\n\n\n<li>Identification de particules de la phrase.<\/li>\n\n\n\n<li>R\u00e9p\u00e9tition par approximation.<\/li>\n\n\n\n<li>D\u00e9finitions fonctionnelles des mots.<\/li>\n\n\n\n<li>Entra\u00eenement aux tours de conversation.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Pour r\u00e9aliser ces activit\u00e9s, des utilitaires et des outils sont mis \u00e0 disposition de l&rsquo;utilisateur que le th\u00e9rapeute peut personnaliser dans la r\u00e9habilitation.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading is-style-subheading\">Fonctions ex\u00e9cutives<\/h3>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p>Les fonctions ex\u00e9cutives sont un construit th\u00e9orique qui englobe les processus de contr\u00f4le cognitif, \u00e9motionnel et comportemental.<\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p>Il n&rsquo;existe pas de d\u00e9finition consensuelle des fonctions ex\u00e9cutives. Nous exposons certaines des d\u00e9finitions existantes. Les fonctions ex\u00e9cutives (FE) sont consid\u00e9r\u00e9es comme des processus cognitifs ou des capacit\u00e9s qui contr\u00f4lent et r\u00e9gulent la pens\u00e9e et l&rsquo;action <em>(Friedman et al., 2006)<\/em>. Lezak (1999) d\u00e9finit les fonctions ex\u00e9cutives comme les capacit\u00e9s mentales essentielles pour mener \u00e0 bien un comportement efficace, cr\u00e9atif et socialement accept\u00e9. Selon cette auteure, ces fonctions ex\u00e9cutives peuvent \u00eatre regroup\u00e9es autour d&rsquo;une s\u00e9rie de composants : les capacit\u00e9s n\u00e9cessaires pour <strong>formuler des objectifs<\/strong> (motivation, conscience de soi et mani\u00e8re dont il per\u00e7oit sa relation avec le monde), les facult\u00e9s employ\u00e9es dans la <strong>planification<\/strong> des processus et des <strong>strat\u00e9gies<\/strong> pour atteindre les objectifs (capacit\u00e9 \u00e0 adopter une attitude abstraite \u2013 <strong>Abstraction<\/strong> \u2013, \u00e9valuer les diff\u00e9rentes possibilit\u00e9s \u2014 <strong>Prise de d\u00e9cision<\/strong> \u2014 et d\u00e9velopper un cadre conceptuel qui permet de diriger l&rsquo;activit\u00e9 \u2014 <strong>Raisonnement<\/strong>), les comp\u00e9tences impliqu\u00e9es dans l&rsquo;<strong>ex\u00e9cution des plans<\/strong> (capacit\u00e9 \u00e0 initier, poursuivre et arr\u00eater des s\u00e9quences complexes de comportement de mani\u00e8re ordonn\u00e9e et int\u00e9gr\u00e9e) et les aptitudes pour mener \u00e0 bien ces activit\u00e9s de mani\u00e8re efficace (<strong>contr\u00f4ler, corriger et s&rsquo;autor\u00e9guler le temps \u2013 estimations temporelles \u2013<\/strong>, l&rsquo;intensit\u00e9 et d&rsquo;autres aspects qualitatifs de l&rsquo;ex\u00e9cution <strong>\u2013 comme l&rsquo;Ex\u00e9cution Duale et le Branching ou Multit\u00e2che \u2013<\/strong>).<\/p>\n\n\n\n<p>Selon la d\u00e9finition de <strong>Banich<\/strong> (2004), l&rsquo;objectif principal des fonctions ex\u00e9cutives est la coordination intentionnelle, d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e et coordonn\u00e9e du comportement. Elles ont m\u00eame \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9es comme un construit qui englobe une s\u00e9rie de processus de contr\u00f4le de la pens\u00e9e, des \u00e9motions et du comportement. Certains auteurs consid\u00e8rent qu&rsquo;elles sont un syst\u00e8me supramodal de traitement multiple qui a une corr\u00e9lation \u00e9lev\u00e9e avec l&rsquo;intelligence <em>(Tirapu-Ust\u00e1rroz et Luna-Lario, 2009)<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Selon <strong>Verdejo Garc\u00eda et Bechara<\/strong> (2010), les fonctions ex\u00e9cutives sont des comp\u00e9tences de haut niveau impliqu\u00e9es dans la g\u00e9n\u00e9ration, la r\u00e9gulation, l&rsquo;ex\u00e9cution effective et le r\u00e9ajustement de comportements dirig\u00e9s vers des objectifs. Elles constituent des m\u00e9canismes d&rsquo;int\u00e9gration intermodale et intertemporelle, qui permettent de projeter des cognitions et des \u00e9motions du pass\u00e9 vers le futur afin de trouver la meilleure solution \u00e0 des situations nouvelles et complexes <em>(Fuster, 2004)<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Miyake et al. (2000), au moyen d&rsquo;un mod\u00e8le d&rsquo;\u00e9quations structurelles, ont trouv\u00e9 que les fonctions ex\u00e9cutives peuvent \u00eatre regroup\u00e9es en trois variables latentes :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Alternance<\/strong> : li\u00e9e \u00e0 la capacit\u00e9 de changer le set attentionnel. Cette variable permet \u00e0 la personne de d\u00e9tacher son attention de t\u00e2ches non pertinentes et de la maintenir sur celles qui sont pertinentes. Cette variable est incluse dans l&rsquo;Attention alternante.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Mise \u00e0 jour<\/strong> : c&rsquo;est la capacit\u00e9 de mettre \u00e0 jour et de contr\u00f4ler les repr\u00e9sentations dans la m\u00e9moire. Elle fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la fois \u00e0 la mise \u00e0 jour du contenu, entendue comme l&rsquo;insertion et l&rsquo;\u00e9limination de cette information dans la m\u00e9moire \u00e0 court terme, mais aussi \u00e0 la manipulation du contenu dans la m\u00e9moire. Pour cela, on peut consid\u00e9rer la dimension Mise \u00e0 jour comme la plus proche de la M\u00e9moire de Travail.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Inhibition<\/strong> : qui se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 l&rsquo;inhibition de r\u00e9ponses dominantes, et \u00e0 la capacit\u00e9 d&rsquo;ignorer l&rsquo;information non pertinente.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">M\u00e9moire de travail<\/h4>\n\n\n\n<p>La m\u00e9moire de travail est un espace de travail mental qui peut \u00eatre utilis\u00e9 de mani\u00e8re flexible pour mener \u00e0 bien des activit\u00e9s cognitives qui n\u00e9cessitent traitement, r\u00e9cup\u00e9ration, stockage et prise de d\u00e9cision. Sa capacit\u00e9 de stockage est limit\u00e9e, et une surcharge dans n&rsquo;importe quelle dimension suppose la perte d&rsquo;information dans une t\u00e2che continue. (Gathercole &amp; Alloway, 2006).<\/p>\n\n\n\n<p>La m\u00e9moire de travail est soutenue par une s\u00e9rie de ressources attentionnelles limit\u00e9es. Baddeley propose une structure compos\u00e9e de multiples sous-syst\u00e8mes : un <strong>ex\u00e9cutif central<\/strong> et trois sous-syst\u00e8mes \u00ab\u00a0esclaves\u00a0\u00bb (Tulving, 1999) : la <strong>boucle phonologique, le calepin visuo-spatial et le tampon \u00e9pisodique<\/strong> \u2013 bien qu&rsquo;au d\u00e9but il n&rsquo;ait sugg\u00e9r\u00e9 que deux, laissant de c\u00f4t\u00e9 le tampon \u00e9pisodique.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;<strong>ex\u00e9cutif central<\/strong> est un syst\u00e8me de supervision attentionnelle de dur\u00e9e limit\u00e9e qui coordonne les syst\u00e8mes \u00ab\u00a0esclaves\u00a0\u00bb, manipule les contenus et les met \u00e0 jour.<\/p>\n\n\n\n<p>La <strong>boucle phonologique<\/strong> soutient la r\u00e9cup\u00e9ration, le stockage temporaire et la r\u00e9p\u00e9tition des repr\u00e9sentations phonologiques, tandis que le calepin visuo-spatial r\u00e9alise des fonctions analogues pour les repr\u00e9sentations visuelles des stimuli et de la position des stimuli visuels dans l&rsquo;espace.<\/p>\n\n\n\n<p>La <strong>boucle phonologique\/boucle articulatoire<\/strong> a deux composants : un stockage \u00e0 court terme qui maintient les repr\u00e9sentations phonologiques et est sujet \u00e0 un rapide d\u00e9clin, et un processus de r\u00e9p\u00e9tition subvocale qui agit pour mettre \u00e0 jour et maintenir les repr\u00e9sentations du stockage \u00e0 court terme de la boucle qui d\u00e9clinent en raison du temps.<\/p>\n\n\n\n<p>Le <strong>calepin visuo-spatial<\/strong> est un syst\u00e8me sp\u00e9cialis\u00e9 pour le stockage temporaire visuo-spatial.<\/p>\n\n\n\n<p>Le tampon \u00e9pisodique int\u00e8gre l&rsquo;information de la M\u00e9moire de Travail et de la M\u00e9moire \u00e0 long terme en repr\u00e9sentations multimodales.<\/p>\n\n\n\n<p>Baddeley propose une <strong>M\u00e9moire de Travail<\/strong> qui est <strong>multimodale<\/strong> quant au type d&rsquo;information qu&rsquo;elle manipule et int\u00e8gre, et avec des processus de maintien, de suppression et de surveillance autonomes (ce qui implique une certaine ind\u00e9pendance d&rsquo;autres instances de m\u00e9moire).<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Mod\u00e8les explicatifs des fonctions ex\u00e9cutives<\/h3>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Mod\u00e8les formels<\/h4>\n\n\n\n<p>Parmi les mod\u00e8les formels qui visent \u00e0 expliquer les fonctions ex\u00e9cutives, nous pouvons trouver plusieurs propositions <em>(Garc\u00eda Verdejo et Bechara, 2010)<\/em> :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Mod\u00e8les de traitement multiple bas\u00e9s sur la notion de modulation hi\u00e9rarchique descendante (\u00ab\u00a0top-down\u00a0\u00bb),<\/li>\n\n\n\n<li>Mod\u00e8les d&rsquo;int\u00e9gration temporelle orient\u00e9e vers l&rsquo;action li\u00e9s au construit de m\u00e9moire de travail,<\/li>\n\n\n\n<li>Mod\u00e8les qui supposent que les fonctions ex\u00e9cutives contiennent des repr\u00e9sentations sp\u00e9cifiques li\u00e9es \u00e0 des s\u00e9quences d&rsquo;action orient\u00e9es vers des objectifs, et<\/li>\n\n\n\n<li>Mod\u00e8les qui abordent des aspects sp\u00e9cifiques du fonctionnement ex\u00e9cutif \u00e9lud\u00e9s par les mod\u00e8les pr\u00e9c\u00e9dents.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>En ce qui concerne l&rsquo;approche que nous adoptons, nous nous rapprochons du troisi\u00e8me groupe de mod\u00e8les, sans nier l&rsquo;\u00e9vidence qu&rsquo;ils sont un point de vue principal, mais compl\u00e9mentaire avec le reste.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading is-style-default\">Mod\u00e8les neuroanatomiques : Les lobes frontaux<\/h4>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p>Le lobe frontal est une classification th\u00e9orique qui sert \u00e0 d\u00e9finir une zone du cerveau sp\u00e9cialis\u00e9e dans les fonctions cognitives de niveau sup\u00e9rieur.<\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p>Le lobe frontal est une classification th\u00e9orique qui sert \u00e0 d\u00e9finir une zone du cerveau sp\u00e9cialis\u00e9e dans les fonctions sup\u00e9rieures et caract\u00e9ris\u00e9e par une localisation spatiale avec une structure cytoarchitectonique unique. C&rsquo;est une structure th\u00e9orique parce que le cerveau fonctionne de mani\u00e8re globale. La classification nous donne une id\u00e9e approximative de la sp\u00e9cificit\u00e9 fonctionnelle.<\/p>\n\n\n\n<p>Le lobe frontal occupe un espace limit\u00e9. Son limite post\u00e9rieure est d\u00e9finie par le sillon central. La limite des lobes frontaux est constitu\u00e9e par la scissure de Sylvius ou scissure lat\u00e9rale dans sa partie inf\u00e9rieure. Le sillon cingulaire, juste au-dessus du corps calleux, constituerait sa limite m\u00e9diale. Fonctionnellement, il est possible d&rsquo;assumer une hi\u00e9rarchie de contr\u00f4le et de contenus. Si nous \u00e9tablissons un axe ant\u00e9ro-post\u00e9rieur, les contenus du lobe frontal contiendraient les repr\u00e9sentations les plus abstraites. Ils seraient charg\u00e9s d&rsquo;exercer un plus grand contr\u00f4le sur les contenus concrets, en les surveillant et en int\u00e9grant les informations dans des contenus plus complexes. Ils \u00e9tabliraient \u00e9galement des strat\u00e9gies de contr\u00f4le et des guides de conduite complexes.<\/p>\n\n\n\n<p>Le lobe frontal contient les commandes complexes d&rsquo;un point de vue cognitif, bien qu&rsquo;il ne faille pas voir cela comme une d\u00e9fense d&rsquo;un compartiment \u00e9tanche.<\/p>\n\n\n\n<p>En ce qui concerne les connexions, le lobe frontal re\u00e7oit deux types de connexions : les cortico-corticales, qui sont des associations avec d&rsquo;autres zones du cortex ; et les cortico-limbiques, qui sont celles qui se produisent entre les centres limbiques et sublimbiques. Concernant les connexions cortico-corticales, le cortex frontal, et sp\u00e9cialement le pr\u00e9frontal, contient un grand nombre de connexions internes. Ainsi, fonctionnellement, le cortex pr\u00e9frontal se subdivise en plusieurs zones : une dorsale, qui a des connexions avec les centres moteurs et spatiaux corticaux ; une m\u00e9diale, avec des connexions indirectes vers le lobe pari\u00e9tal ; et une ventrale ou inf\u00e9rieure, qui a des connexions directes avec le cortex cingulaire et les centres \u00e9motionnels et de la m\u00e9moire.<\/p>\n\n\n\n<p>Il existe plusieurs classifications anatomo-fonctionnelles du lobe frontal. Une d\u00e9finition acceptable est celle qui dissocie le syst\u00e8me pr\u00e9frontal des cortex moteurs et pr\u00e9moteurs. Stern et Prohaska (1966) d\u00e9crivent trois zones diff\u00e9renci\u00e9es dans le syst\u00e8me pr\u00e9frontal : dorsolat\u00e9rale, orbitale et m\u00e9diale. Bien que dans cette exposition nous inclurons l&rsquo;orbitale et la m\u00e9diale comme un seul syst\u00e8me, le syst\u00e8me ventrom\u00e9dial.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Le syst\u00e8me dorsolat\u00e9ral<\/strong> implique principalement les zones 9, 9\/46 et 46, et fait partie d&rsquo;un circuit \u00e9tendu qui inclut le cortex pari\u00e9tal post\u00e9rieur, le noyau caud\u00e9, et des connexions avec le noyau thalamique caud\u00e9 dorsolat\u00e9ral. Ce syst\u00e8me serait charg\u00e9 de surveiller l&rsquo;attention, possiblement \u00e0 travers le maintien de la m\u00e9moire de travail, la m\u00e9moire et l&rsquo;attention spatiales. Cependant, la fonction plus importante de ce syst\u00e8me est l&rsquo;int\u00e9gration de processus cognitifs complexes impliqu\u00e9s dans la planification et le contr\u00f4le de la conduite.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"930\" height=\"463\" src=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/front-subcorticals.webp\" alt=\"Sch\u00e9ma des boucles fronto-subcorticales montrant cortex, striatum, pallidum et thalamus avec VLo\/VLm et interactions motrices.\" class=\"wp-image-35590\" title=\"Boucles fronto-sous-corticales d'Alexander\" srcset=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/front-subcorticals-300x149.webp 300w, https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/front-subcorticals-768x382.webp 768w, https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/front-subcorticals.webp 930w\" sizes=\"(max-width: 930px) 100vw, 930px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Boucles fronto-sous-corticales, selon Alexander et al. (1986)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Le syst\u00e8me ventrom\u00e9dial<\/strong> serait int\u00e9gr\u00e9 dans un r\u00e9seau principal appel\u00e9 syst\u00e8me paralimbique. Ce syst\u00e8me est compos\u00e9, en plus du cortex orbitofrontal, du gyrus cingulaire, du cortex parahippocampique, du p\u00f4le temporal, de l&rsquo;insula et de l&rsquo;amygdale. C&rsquo;est un syst\u00e8me impliqu\u00e9 dans les processus \u00e9motionnels et motivationnels, donc nous devons \u00e9galement garder \u00e0 l&rsquo;esprit que la m\u00e9moire contient toutes les informations li\u00e9es aux apprentissages qui modulent les multiples aspects qui forment la personnalit\u00e9. Certains auteurs ont propos\u00e9 que les deux syst\u00e8mes convergent dans la zone 10 de Brodmann (la zone pr\u00e9frontale m\u00e9diale, ou frontopolaire), \u00e9tant une zone sp\u00e9cialis\u00e9e dans la coordination de processus complexes qui impliquent des repr\u00e9sentations cognitives et \u00e9motionnelles tr\u00e8s abstraites. La zone 10 (zone la plus rostrale du cerveau) serait une zone pr\u00e9frontale de maximum d&rsquo;int\u00e9gration, de modulation et de coordination qui g\u00e8re les contenus les plus r\u00e9flexifs qui guident la conduite. La zone 10 aurait des connexions directes avec les zones pr\u00e9frontales, mais tr\u00e8s peu de connexions avec d&rsquo;autres zones frontales, et aucune connexion directe avec les lobes pari\u00e9tal, occipital ou temporal. C&rsquo;est donc un syst\u00e8me d&rsquo;aff\u00e9rence d&rsquo;information, et de contr\u00f4le des autres processus qui comprennent une r\u00e9flexion et un contr\u00f4le non guid\u00e9s par des stimuli.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>En plus de ce qui a \u00e9t\u00e9 mentionn\u00e9, pour plus d&rsquo;informations sur le vaste r\u00e9seau neuronal impliqu\u00e9 dans le fonctionnement ex\u00e9cutif, il est recommand\u00e9 de consulter Dosenbach et al. (2008), o\u00f9 sont expliqu\u00e9s le r\u00e9seau par d\u00e9faut (default mode network) et le r\u00e9seau de travail.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"993\" src=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/processes-cortex-PFC.webp\" alt=\"Sch\u00e9ma c\u00e9r\u00e9bral annot\u00e9 des zones mid-dorsolateral PFC, PMd et Pre-PMd\/caudal PFC avec leurs fonctions cognitives.\" class=\"wp-image-35591\" title=\"Principaux processus dans le cortex pr\u00e9frontal\" srcset=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/processes-cortex-PFC-181x300.webp 181w, https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/processes-cortex-PFC.webp 600w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Principaux processus dans le cortex pr\u00e9frontal. Adapt\u00e9 de Badre &amp; D&rsquo;Esposito (2009).<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">R\u00e9habilitation des fonctions ex\u00e9cutives<\/h3>\n\n\n\n<p>Les fonctions ex\u00e9cutives prennent de l&rsquo;importance dans la r\u00e9habilitation parce qu&rsquo;elles sont tr\u00e8s sensibles aux l\u00e9sions c\u00e9r\u00e9brales acquises, et capitales pour la r\u00e9alisation des activit\u00e9s de la vie quotidienne, car elles sont charg\u00e9es de g\u00e9rer les fonctions pr\u00e9serv\u00e9es. Par cela, nous voulons souligner qu&rsquo;elles sont des fonctions dont le d\u00e9ficit impacte directement l&rsquo;ind\u00e9pendance des sujets, m\u00eame s&rsquo;ils pr\u00e9servent intactes le reste des fonctions.<\/p>\n\n\n\n<p>La r\u00e9habilitation des fonctions ex\u00e9cutives doit \u00eatre la plus \u00e9cologique possible. Nous, dans la pratique, conceptualisons que le th\u00e9rapeute agit au d\u00e9but du processus de r\u00e9habilitation comme un m\u00e9canisme de contr\u00f4le externe des activit\u00e9s que r\u00e9alise le sujet, et peu \u00e0 peu ce contr\u00f4le se d\u00e9place vers le sujet dans la mesure o\u00f9 ses capacit\u00e9s s&rsquo;am\u00e9liorent. Si ce n&rsquo;est pas possible, nous entra\u00eenons des strat\u00e9gies de soutien avec des aides externes. Parmi tous les mod\u00e8les possibles, en plus du mod\u00e8le de r\u00e9habilitation des fonctions ex\u00e9cutives de Sohlberg et Mateer (2001), nous proposons dans les mat\u00e9riaux une approche m\u00e9tacognitive pour la r\u00e9alisation des activit\u00e9s de la vie quotidienne.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"700\" height=\"422\" src=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/rostro-caudal-EN.webp\" alt=\"Illustration du cerveau avec zones color\u00e9es et \u00e9tiquettes indiquant le contr\u00f4le sensoriel, le contr\u00f4le contextuel et les conflits de r\u00e9ponse.\" class=\"wp-image-35592\" title=\"Gradient rostro-caudal du cortex pr\u00e9frontal\" srcset=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/rostro-caudal-EN-300x181.webp 300w, https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/rostro-caudal-EN.webp 700w\" sizes=\"(max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><strong>Gradient rostro-caudal du cortex pr\u00e9frontal<\/strong> (a) Lorsque des contenus sont manipul\u00e9s dans la m\u00e9moire de travail, le CPF rostral et caudal peuvent \u00eatre distingu\u00e9s en fonction du type de repr\u00e9sentations qu&rsquo;il manipule : domaine g\u00e9n\u00e9ral vs. domaine sp\u00e9cifique. Les versions hi\u00e9rarchiques de ce mod\u00e8le proposent que la r\u00e9gion frontale post\u00e9rieure (domaine sp\u00e9cifique) peut \u00eatre modul\u00e9e \u00e0 travers les r\u00e8gles de maintien g\u00e9n\u00e9ral du cortex pr\u00e9frontal dorsolat\u00e9ral ant\u00e9rieur. (b) La relation de complexit\u00e9 propose un gradient en ce qui concerne les caract\u00e9ristiques de relation des stimuli : relations de premier ordre (concr\u00e8tes) et relations de second ordre (ant\u00e9rieures, plus abstraites) (c) Le mod\u00e8le de cascade propose quatre niveaux de contr\u00f4le distinguables \u00e0 travers la distribution temporelle des signaux de contr\u00f4le (d\u00e9charge neuronale), qui peuvent \u00eatre : contr\u00f4le des stimuli sensoriels, contr\u00f4le contextuel, contr\u00f4le \u00e9pisodique et branching (d) La hi\u00e9rarchie dans la repr\u00e9sentation des conflits propose un mod\u00e8le dans lequel le conflit surgit de diff\u00e9rents niveaux de traitement des stimuli : conflits dans les r\u00e9ponses concr\u00e8tes, dans les caract\u00e9ristiques de cette r\u00e9ponse, dans les dimensions de cette r\u00e9ponse ou bien dans des conflits contextuels. Adapt\u00e9 de Badre (2008).<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Comment doivent \u00eatre les techniques d&rsquo;instruction dans les comportements fonctionnels ?<\/h3>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">M\u00e9thodes syst\u00e9matiques :<\/h4>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Signaux qui disparaissent.<\/li>\n\n\n\n<li>Apprentissage sans erreur:\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Composants minimaux.<\/li>\n\n\n\n<li>Mod\u00e8les pr\u00e9- et essai.<\/li>\n\n\n\n<li>Ne pas questionner les d\u00e9cisions.<\/li>\n\n\n\n<li>Correction imm\u00e9diate.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n\n\n\n<li>Pratique distribu\u00e9e.<\/li>\n\n\n\n<li>Instructions (strat\u00e9gie).<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">M\u00e9thodes non syst\u00e9matiques :<\/h4>\n\n\n\n<p>Essai-erreur + effort.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sociales<\/strong>\/<strong>Groupales<\/strong> :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Comp\u00e9tences sociales (entra\u00eenement)<\/li>\n\n\n\n<li>Observation de personnes comp\u00e9tentes<\/li>\n\n\n\n<li>R\u00f4les<\/li>\n\n\n\n<li>\u00c9ducatifs en communaut\u00e9<\/li>\n\n\n\n<li>Etc&#8230;<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Quelques instructions <strong>explicites<\/strong> et <strong>directes<\/strong> :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Analyse de la t\u00e2che<\/li>\n\n\n\n<li>Apprentissage sans erreur<\/li>\n\n\n\n<li>Accumulation de r\u00e9visions de l&rsquo;ex\u00e9cution<\/li>\n\n\n\n<li>Pratique<\/li>\n\n\n\n<li>Strat\u00e9gies m\u00e9tacognitives<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Pour Ehlhardt, Sohlberg, Glang et Albin (2005), le plus efficace est d&rsquo;\u00e9tablir une <strong>instruction directe et bas\u00e9e sur des strat\u00e9gies m\u00e9tacognitives<\/strong>. Elles permettent un entra\u00eenement au contr\u00f4le de l&rsquo;autor\u00e9gulation.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"379\" src=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/rehabilitation-techniques.webp\" alt=\"Carte conceptuelle des techniques d&#039;enseignement et d&#039;apprentissage avec cat\u00e9gories et exemples visibles.\" class=\"wp-image-35593\" title=\"Cortex pr\u00e9frontal\" srcset=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/rehabilitation-techniques-300x142.webp 300w, https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/rehabilitation-techniques-768x364.webp 768w, https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/rehabilitation-techniques.webp 800w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Mod\u00e8les d&rsquo;instruction<\/h3>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Mod\u00e8les syst\u00e9matiques d&rsquo;instruction explicite (techniques)<\/h4>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Instruction directe<\/h5>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Analyse par \u00e9tapes (s\u00e9quences)<\/li>\n\n\n\n<li>Modelage : sans erreur ou avec guidage<\/li>\n\n\n\n<li>Feedback massif<\/li>\n\n\n\n<li>Pratique massive : massive, mixte et espac\u00e9e<\/li>\n\n\n\n<li>Diagrammes d&rsquo;action espac\u00e9s<\/li>\n\n\n\n<li>Observation de mod\u00e8les<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Mod\u00e8les de strat\u00e9gies cognitives en instruction (objectif : monitoriser la pens\u00e9e)<\/h4>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Facilitateurs du processus<\/li>\n\n\n\n<li>M\u00e9thode <strong>\u00ab\u00a0Scaffolded\u00a0\u00bb<\/strong><\/li>\n\n\n\n<li>Strat\u00e9gies m\u00e9tacognitives\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Estimations (comp\u00e9tences)<\/li>\n\n\n\n<li>Processus d&rsquo;autosurveillance et de contr\u00f4le (comparaison)<\/li>\n\n\n\n<li>Attributions<\/li>\n\n\n\n<li>Analyse de probl\u00e8mes<\/li>\n\n\n\n<li>Entra\u00eenement aux attentes<\/li>\n\n\n\n<li>S\u00e9quences d&rsquo;auto-instruction<\/li>\n\n\n\n<li>Autor\u00e9gulation verbale<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Conception des instructions <small><em>(Sohlberg, Ehlhardt, &amp; Kennedy, 2005)<\/em><\/small><\/h4>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Analyse du contenu pour d\u00e9tailler les \u00ab\u00a0grandes id\u00e9es\u00a0\u00bb, concepts, r\u00e8gles et strat\u00e9gies g\u00e9n\u00e9ralisables.<\/li>\n\n\n\n<li>D\u00e9terminer les comp\u00e9tences n\u00e9cessaires et pr\u00e9requis.<\/li>\n\n\n\n<li>S\u00e9quencer les comp\u00e9tences, des plus simples aux plus complexes.<\/li>\n\n\n\n<li>D\u00e9velopper l&rsquo;analyse des t\u00e2ches.<\/li>\n\n\n\n<li>D\u00e9velopper et s\u00e9quencer une large gamme d&rsquo;exemples d&rsquo;entra\u00eenement pour faciliter la g\u00e9n\u00e9ralisation.<\/li>\n\n\n\n<li>D\u00e9velopper des instructions simples et coh\u00e9rentes avec un langage clair et les sc\u00e9nariser pour r\u00e9duire la confusion et focaliser la personne qui apprend sur le contenu pertinent.<\/li>\n\n\n\n<li>\u00c9tablir clairement les objectifs d&rsquo;apprentissage.<\/li>\n\n\n\n<li>\u00c9tablir les crit\u00e8res de r\u00e9alisation.<\/li>\n\n\n\n<li>Fournir des mod\u00e8les et progressivement estomper les indices et les avertissements pour faciliter l&rsquo;apprentissage sans erreur.<\/li>\n\n\n\n<li>Pr\u00e9-correction par l&rsquo;instruction des capacit\u00e9s pr\u00e9requises \u00e0 la t\u00e2che en premier lieu, ou en isolant les \u00e9tapes difficiles de l&rsquo;instruction.<\/li>\n\n\n\n<li>Fournir un feedback coh\u00e9rent et rapide (donner le mod\u00e8le \u00ab\u00a0bon\u00a0\u00bb imm\u00e9diatement si le patient commet une erreur).<\/li>\n\n\n\n<li>Fournir de grandes quantit\u00e9s de pratique correcte massive suivie de pratique distribu\u00e9e.<\/li>\n\n\n\n<li>Fournir une r\u00e9vision suffisante et cumulative (int\u00e9gration de mat\u00e9riel nouveau et ancien).<\/li>\n\n\n\n<li>Individualiser l&rsquo;instruction (langage, rythme, temps, capacit\u00e9s&#8230;).<\/li>\n\n\n\n<li>\u00c9valuation progressive du comportement pour \u00e9valuer l&rsquo;\u00e9volution de la fonction.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p><strong>Le mod\u00e8le combin\u00e9 (instruction directe et instruction programm\u00e9e) produit les meilleurs r\u00e9sultats.<\/strong> Ensuite viendrait la strat\u00e9gie dans les instructions, l&rsquo;instruction directe, puis les instructions non directes (type entra\u00eenement social ou essai-erreur).<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading is-style-subheading\">Quelles instructions produisent le meilleur effet ?<\/h4>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Pratique explicite : Pratique et r\u00e9vision distribu\u00e9es, pratique r\u00e9p\u00e9t\u00e9e, r\u00e9vision s\u00e9quenc\u00e9e, feedback quotidien et r\u00e9visions quotidiennes.<\/li>\n\n\n\n<li>Orientation vers les t\u00e2ches\/organisateurs avanc\u00e9s : \u00e9tablissement des objectifs de l&rsquo;instruction, r\u00e9vision des mat\u00e9riaux avant l&rsquo;instruction, instruction sur l&rsquo;attention \u00e0 des informations particuli\u00e8res, fournir des informations pr\u00e9alables sur la t\u00e2che.<\/li>\n\n\n\n<li>Pr\u00e9sentation de nouveau mat\u00e9riel pour l&rsquo;apprentissage : diagrammes, repr\u00e9sentations mentales, curriculum dans la t\u00e2che, informations sur des ex\u00e9cutions pr\u00e9alables qui ont une relation.<\/li>\n\n\n\n<li>Mod\u00e9lisation des \u00e9tapes pour compl\u00e9ter la t\u00e2che.<\/li>\n\n\n\n<li>S\u00e9quencement.<\/li>\n\n\n\n<li>Recherche\/validation syst\u00e9matique et renforcement : utilisation de validations et feedback continu.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Apprentissage sans erreur<\/h4>\n\n\n\n<p><strong>Objectif<\/strong> : \u00e9liminer les erreurs pendant la phase d&rsquo;apprentissage en :<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Fragmentant l&rsquo;activit\u00e9 en \u00e9tapes ou unit\u00e9s discr\u00e8tes et petites.<\/li>\n\n\n\n<li>Fournissant suffisamment de mod\u00e8les avant que le client r\u00e9alise la t\u00e2che demand\u00e9e.<\/li>\n\n\n\n<li>Instruire le client pour qu&rsquo;il \u00e9vite de se demander les causes ou raisons du comportement.<\/li>\n\n\n\n<li>Corriger l&rsquo;erreur de mani\u00e8re imm\u00e9diate.<\/li>\n\n\n\n<li>Estomper soigneusement les indices.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p>L&rsquo;apprentissage sans erreur est g\u00e9n\u00e9ralement appliqu\u00e9 chez les personnes avec une m\u00e9moire proc\u00e9durale alt\u00e9r\u00e9e et une perte de m\u00e9moire d\u00e9clarative. L&rsquo;apprentissage avec erreur (par exemple, par essai-erreur ou par un apprentissage par d\u00e9couverte) consiste \u00e0 encourager le patient \u00e0 se demander la r\u00e9ponse cible avant qu&rsquo;on lui donne l&rsquo;information correcte. Les applications possibles <em>(selon Barbara Wilson)<\/em> dans les Activit\u00e9s de la Vie Quotidienne sont :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Association visage-nom.<\/li>\n\n\n\n<li>Programmation d&rsquo;agenda \u00e9lectronique.<\/li>\n\n\n\n<li>M\u00e9morisation de num\u00e9ros de t\u00e9l\u00e9phone.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Conditions qui am\u00e9liorent l&rsquo;apprentissage sans erreur<\/h4>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Grandes quantit\u00e9s de pratique correcte. Quand le patient a ex\u00e9cut\u00e9 un comportement correctement, il faut donner l&rsquo;opportunit\u00e9 de le mettre en pratique \u00e0 plusieurs reprises. Aussi vice versa. <em>&#8212;Cela n&rsquo;implique pas la g\u00e9n\u00e9ralisation et le maintien, seulement l&rsquo;ex\u00e9cution.<\/em><\/li>\n\n\n\n<li><strong>Pratique distribu\u00e9e<\/strong> &#8211; et rappel espac\u00e9.<\/li>\n\n\n\n<li>Utiliser <strong>encha\u00eenement direct et inverse<\/strong>. L&rsquo;encha\u00eenement est utilis\u00e9 dans les techniques multi-\u00e9tapes pour am\u00e9liorer le rappel de proc\u00e9dures complexes. Il peut \u00eatre fait de mani\u00e8re \u00ab\u00a0directe\u00a0\u00bb (commencer par la premi\u00e8re \u00e9tape) ou inverse (commencer par la derni\u00e8re \u00e9tape). Une forme d&rsquo;encha\u00eenement progressif est la technique des indices estomp\u00e9s. Cette m\u00e9thode peut \u00e9galement \u00eatre directe (estomper les indices) ou inverse (ajouter les indices).<\/li>\n\n\n\n<li>Traitement avec effort (\u00ab\u00a0profond\u00a0\u00bb) et Auto-g\u00e9n\u00e9ration. Un traitement profond favorise la trace mn\u00e9sique, mais n&rsquo;est pas exempt d&rsquo;erreurs. Il faut donc moduler. L&rsquo;Auto-g\u00e9n\u00e9ration fait r\u00e9f\u00e9rence aux indices ou cl\u00e9s auto-g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par le sujet et non par le th\u00e9rapeute (par exemple, questions g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par le th\u00e9rapeute vs questions g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par le client sur des facteurs pertinents \u2013 par ex. sur un visage).<\/li>\n\n\n\n<li>Que la technique soit appliqu\u00e9e pendant la phase d&rsquo;acquisition.<\/li>\n\n\n\n<li>La technique de r\u00e9flexion-pr\u00e9diction (m\u00e9tacognitive) peut \u00eatre utile pour g\u00e9n\u00e9rer un traitement actif du mat\u00e9riel, ou pour g\u00e9n\u00e9rer de nouvelles strat\u00e9gies.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">M\u00e9thodes Scaffolded (\u00ab\u00a0\u00e9chafaudage\u00a0\u00bb)<\/h4>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est une m\u00e9thode m\u00e9tacognitive dans laquelle :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Le feedback doit maintenir le focus sur la t\u00e2che.<\/li>\n\n\n\n<li>L&rsquo;entra\u00eenement doit \u00eatre donn\u00e9 pour des situations ambigu\u00ebs, par exemple en Comp\u00e9tences Sociales (gestion de l&rsquo;ambigu\u00eft\u00e9 et planification).<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>La m\u00e9thode d&rsquo;\u00e9chafaudage consiste en des repr\u00e9sentations mentales ou de connaissances qui \u00e9tablissent des relations de termes, comme des diagrammes, des r\u00e9sum\u00e9s, des repr\u00e9sentations de r\u00e9sultats (r\u00e9els ou estim\u00e9s). <strong>Elle am\u00e9liore l&rsquo;efficacit\u00e9 instructionnelle<\/strong> (qui est la relation entre l&rsquo;effort mental \u2013 ressources recrut\u00e9es par la demande ex\u00e9cutive de la t\u00e2che \u2013 et l&rsquo;ex\u00e9cution dans la t\u00e2che dans une condition d&rsquo;apprentissage). Elle s&rsquo;appuie sur deux aspects :<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Un traitement dual (Paivio). Cette th\u00e9orie ne se produit pas toujours, mais dans des t\u00e2ches de transfert qui n\u00e9cessitent l&rsquo;int\u00e9gration de l&rsquo;information. Elle offre une repr\u00e9sentation physique de la r\u00e9alit\u00e9 mentale avec repr\u00e9sentation physique et s\u00e9mantique.<\/li>\n\n\n\n<li>D\u00e9chargement de la quantit\u00e9 d&rsquo;information dans la m\u00e9moire de travail. Les mod\u00e8les mentaux permettent de r\u00e9duire la charge cognitive associ\u00e9e aux t\u00e2ches complexes, car ils permettent de faire les relations entre les composants structurels de mani\u00e8re claire et efficace.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p>Cuevas, Fiore et Oser (2002) proposent un <strong>mod\u00e8le de m\u00e9tacompr\u00e9hension<\/strong> (un aspect de la m\u00e9tacognition). Il y a plusieurs aspects qui corr\u00e8lent entre la m\u00e9tacognition et la capacit\u00e9 \u00e0 transf\u00e9rer des connaissances et des apprentissages.<\/p>\n\n\n\n<p>Au-del\u00e0 de la classification propos\u00e9e, nous voulons mentionner un programme qui a \u00e9t\u00e9 l&rsquo;un des pr\u00e9curseurs dans la r\u00e9habilitation des fonctions ex\u00e9cutives, et qui a servi de mod\u00e8le pour certaines des activit\u00e9s que nous avons con\u00e7ues.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">TEACH-M (Ehlhardt, Sohlberg, Glang, Albin; 2005)<\/h4>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Analyse de la t\u00e2che : D\u00e9composer la t\u00e2che en petites \u00e9tapes. Encha\u00eener les \u00e9tapes n\u00e9cessaires.<\/li>\n\n\n\n<li>Apprentissage sans erreur : Maintenir les erreurs au minimum pendant la phase d&rsquo;acquisition. Estomper progressivement les aides.<\/li>\n\n\n\n<li>\u00c9valuer l&rsquo;ex\u00e9cution : Les comp\u00e9tences avant la t\u00e2che (pr\u00e9requis). Ex\u00e9cution. \u00c9valuer chaque fois qu&rsquo;une nouvelle \u00e9tape est introduite.<\/li>\n\n\n\n<li>R\u00e9vision accumul\u00e9e : \u00e9valuer r\u00e9guli\u00e8rement les comp\u00e9tences pr\u00e9alables.<\/li>\n\n\n\n<li>\u00c9lever la moyenne des tentatives correctes.<\/li>\n\n\n\n<li>Entra\u00eenement en strat\u00e9gies m\u00e9tacognitives : Utiliser la technique de pr\u00e9diction pour \u00e9laborer le mat\u00e9riel de mani\u00e8re significative.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p><strong>Autres caract\u00e9ristiques<\/strong> :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Pr\u00e9exposition aux stimuli qui vont \u00eatre utilis\u00e9s.<\/li>\n\n\n\n<li>Captures d&rsquo;\u00e9cran qui refl\u00e8tent l&rsquo;ex\u00e9cution.<\/li>\n\n\n\n<li>Pratique guid\u00e9e avec de multiples opportunit\u00e9s.<\/li>\n\n\n\n<li>Rappel espac\u00e9.<\/li>\n\n\n\n<li>Exemples d&rsquo;entra\u00eenement vari\u00e9s.<\/li>\n\n\n\n<li>Entra\u00eenements avec crit\u00e8res stipul\u00e9s et toujours pr\u00e9sents.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading is-style-subheading\">Cognition sociale<\/h3>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p>La cognition sociale d\u00e9pend de plusieurs niveaux de traitement qui diff\u00e8rent en complexit\u00e9 et en interrelation des composants.<\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p>La cognition sociale est un processus neurocognitif qui implique le contexte psychosocial. Les ph\u00e9nom\u00e8nes sociaux (r\u00e9els ou imagin\u00e9s) sont per\u00e7us, reconnus et \u00e9valu\u00e9s dans le but de construire une repr\u00e9sentation de l&rsquo;environnement et de ses constituants (personnes, objets, \u00e9v\u00e9nements sociaux) dans lequel les individus interagissent \u00e0 travers des comportements sociaux. \u00c0 travers la cognition sociale, nous essayons d&rsquo;\u00e9laborer les r\u00e9ponses les plus appropri\u00e9es afin de nous adapter \u00e0 l&rsquo;environnement. <strong>La cognition sociale est li\u00e9e \u00e0 une s\u00e9rie de concepts qui comprennent de la perception \u00e9motionnelle aux \u00e9tudes attributionnelles ou \u00e0 la th\u00e9orie de l&rsquo;esprit (comment nous expliquons le comportement des autres et quel type d&rsquo;attentes nous avons d&rsquo;eux, en nous basant sur leurs styles cognitifs)<\/strong> (S\u00e1nchez Cubillo, 2011).<\/p>\n\n\n\n<p>Nous nous basons sur le mod\u00e8le de la voie de traitement socio-\u00e9motionnel de Oschner (2008). La cognition sociale serait un processus multifactoriel qui d\u00e9pend de plusieurs niveaux de fonctionnement. Ces niveaux se diff\u00e9rencient en termes d&rsquo;interrelation des composants et de complexit\u00e9. Ces m\u00e9canismes se distribuent neuronalement car il y a des m\u00e9canismes de perception, de reconnaissance et d&rsquo;\u00e9valuation impliqu\u00e9s. Les contenus qui sont trait\u00e9s dans ces m\u00e9canismes sont utilis\u00e9s pour construire les repr\u00e9sentations de l&rsquo;environnement social.<\/p>\n\n\n\n<p>La cognition sociale implique les fonctions ex\u00e9cutives \u00ab\u00a0froides\u00a0\u00bb (responsables de contenus neuropsychologiques qui ne contiennent pas de signaux \u00e9motionnels) et les fonctions ex\u00e9cutives \u00ab\u00a0chaudes\u00a0\u00bb (qui impliquent la gestion de contenus \u00e9motionnels \u00e9valuatifs). L&rsquo;\u00e9motion et la cognition forment un continuum ph\u00e9nom\u00e9nologique (et physiologique) dans lequel les deux s&rsquo;influencent \u00e0 travers des processus bottom-up &#8211; interf\u00e9rence \u00e9motionnelle &#8211; et top-down &#8211; reformulation des \u00e9motions &#8211; (<em>Oschner &amp; Gross, 2005)<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>La voie de traitement \u00e9motionnel d&rsquo;<strong>Oschner<\/strong> implique cinq constructeurs (du niveau de complexit\u00e9 le plus bas au plus \u00e9lev\u00e9) :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Acquisition de valeurs et r\u00e9ponses socio-affectives.<\/li>\n\n\n\n<li>Reconnaissance et r\u00e9ponse aux stimuli socio-\u00e9motionnels.<\/li>\n\n\n\n<li>Inf\u00e9rences de bas niveau de traitement.<\/li>\n\n\n\n<li>Inf\u00e9rences de haut niveau de traitement.<\/li>\n\n\n\n<li>R\u00e9gulation \u00e9motionnelle sensible au contexte.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p>La th\u00e9orie de l&rsquo;esprit est une capacit\u00e9 m\u00e9tacognitive dans laquelle un syst\u00e8me cognitif comprend le contenu d&rsquo;un autre.<\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p>La <strong>th\u00e9orie de l&rsquo;esprit<\/strong> (<em>Baron Cohen, Leslie &amp; Frith<\/em>, 1985) est incluse dans les processus d&rsquo;inf\u00e9rences de bas et haut niveau de traitement. Le concept de th\u00e9orie de l&rsquo;esprit se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 la capacit\u00e9 de comprendre et de pr\u00e9dire le comportement des personnes ; leur connaissance, leur intentionnalit\u00e9 et leurs croyances. C&rsquo;est une capacit\u00e9 m\u00e9tacognitive car elle implique la connaissance d&rsquo;un syst\u00e8me cognitif diff\u00e9rent du n\u00f4tre (<em>Tirapu-Ust\u00e1rroz, P\u00e9rez-Sayes, Erekatxo-Bilbao, &amp; Pelegr\u00edn-Valero, 2007)<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>L&#8217;empathie serait la capacit\u00e9 \u00e0 r\u00e9aliser la th\u00e9orie de l&rsquo;esprit \u00e0 ses diff\u00e9rents niveaux. Elle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9finie comme la capacit\u00e9 de se positionner du point de vue de l&rsquo;autre, bien que ce positionnement puisse \u00eatre purement cognitif ou impliquer une implication \u00e9motionnelle. L&#8217;empathie surgit \u00e0 partir des repr\u00e9sentations corporelles. L&rsquo;insula contient ces repr\u00e9sentations, et il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que les \u00e9tats primitifs de l&#8217;empathie surgissent \u00e0 partir de la perception des \u00e9tats corporels car il existe une activation diff\u00e9rentielle dans cette structure. L&rsquo;insula est en outre un noyau de traitement fondamental dans le <strong>syst\u00e8me des neurones miroirs<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Mod\u00e8le fonctionnel de la cognition sociale<\/h4>\n\n\n\n<p>La cognition sociale est un processus complexe dont les composants recrutent diff\u00e9rents n\u0153uds de traitement. En \u00e9tablissant un parall\u00e9lisme entre la Th\u00e9orie de la Voie de Traitement \u00c9motionnel et les principaux mod\u00e8les neuroanatomiques qui la soutiennent :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Acquisition de valeurs socio-affectives et R\u00e9ponses : Amygdale, Striatum et Hippocampe.<\/li>\n\n\n\n<li>Reconnaissance et r\u00e9ponse aux stimuli socio-affectifs : Sillon temporal sup\u00e9rieur, cortex inf\u00e9ropari\u00e9tal, amygdale et insula.<\/li>\n\n\n\n<li>Inf\u00e9rences mentales de bas niveau : Syst\u00e8me des neurones miroirs.<\/li>\n\n\n\n<li>Inf\u00e9rences de haut niveau : Syst\u00e8me des neurones miroirs, sillon temporal sup\u00e9rieur, cortex pr\u00e9frontal m\u00e9dial, amygdale et striatum.<\/li>\n\n\n\n<li>R\u00e9gulation \u00e9motionnelle sensible au contexte : Cortex pr\u00e9frontal dorsolat\u00e9ral, cortex orbitofrontal et ventrom\u00e9dial, amygdale et striatum.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Le syst\u00e8me des neurones miroirs<\/h4>\n\n\n\n<p>Il y a deux r\u00e9seaux principaux qui forment le syst\u00e8me des neurones miroirs (Cattaneo et Rizzolatti, 2009) : un r\u00e9seau qui comprend la zone du lobe pari\u00e9tal et le cortex pr\u00e9moteur, ainsi qu&rsquo;une partie du gyrus frontal inf\u00e9rieur ; et un autre r\u00e9seau qui implique l&rsquo;insula, le sillon temporal sup\u00e9rieur et le cortex frontom\u00e9dial ant\u00e9rieur. L&rsquo;amygdale fonctionne comme un noyau de traitement dans ce second syst\u00e8me. De plus, le cortex cingulaire ant\u00e9rieur rostral est charg\u00e9 de traiter le conflit \u00e9motionnel.<br>Le premier syst\u00e8me de neurones miroirs est impliqu\u00e9 dans l&rsquo;apprentissage par observation et imitation (\u00e9galement l&rsquo;imitation imagin\u00e9e \u2013 \u00e0 travers des simulations mentales dans lesquelles le cortex pr\u00e9moteur est impliqu\u00e9).<br>Le second syst\u00e8me est un syst\u00e8me de traitement \u00e9motionnel, impliqu\u00e9 dans l&rsquo;adoption d&rsquo;attitudes empathiques mais qui ne travaille pas n\u00e9cessairement s\u00e9par\u00e9 du premier syst\u00e8me. Le r\u00f4le du syst\u00e8me des neurones miroirs dans les attitudes empathiques comme l&rsquo;adoption d&rsquo;expressions faciales et de postures pendant l&rsquo;interaction (effet cam\u00e9l\u00e9on) est essentiel pour le traitement empathique.<br>Les computations des neurones de ce syst\u00e8me sont r\u00e9gies par les cons\u00e9quences des actions et leurs buts. Cette connaissance sert de base pour la cognition sociale.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour en savoir plus sur le syst\u00e8me des neurones miroirs, NeuronUP propose une publication d\u00e9taill\u00e9e sur notre blog :<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/neuronup.com\/neurociencia\/cerebro-neurociencia\/sistema-de-neuronas-espejo-funcion-disfuncion-y-propuestas-de-rehabilitacion\/\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/neuronup.com\/neurociencia\/cerebro-neurociencia\/sistema-de-neuronas-espejo-funcion-disfuncion-y-propuestas-de-rehabilitacion\/\" target=\"_blank\">Syst\u00e8me des Neurones Miroirs<\/a><\/h5>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">R\u00e9habilitation de la cognition sociale<\/h4>\n\n\n\n<p>Lorsque la cognition sociale \u00e9choue, certaines des choses suivantes peuvent se produire :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Ne pas \u00eatre capable d&rsquo;\u00e9tablir ou d&rsquo;inf\u00e9rer des intentions, pens\u00e9es, d\u00e9sirs, etc. chez les autres (<strong>mentalisation<\/strong>).<\/li>\n\n\n\n<li>Ne pas \u00eatre capable de reconna\u00eetre une \u00e9motion, une tonalit\u00e9 de voix, ou une situation \u00e9motionnelle (<strong>perception<\/strong>).<\/li>\n\n\n\n<li>Ne pas \u00eatre capable de faire face \u00e0 une situation parce que nous ne savons pas ou ne pouvons pas r\u00e9cup\u00e9rer des informations pertinentes de l&rsquo;environnement (<strong>m\u00e9moire de travail, r\u00e9solution de probl\u00e8mes<\/strong>).<\/li>\n\n\n\n<li>Cr\u00e9er de fausses th\u00e9ories ou faire des inf\u00e9rences incorrectes sur les personnes ou les situations (<strong>\u00c9valuation du contexte<\/strong>).<\/li>\n\n\n\n<li>Percevoir les r\u00e9alit\u00e9s sociales fragment\u00e9es, au lieu de contempler toutes les informations qui la composent (ou, au moins, les plus pertinentes).<\/li>\n\n\n\n<li>R\u00e9ponses \u00e9motionnelles n\u00e9gatives aux situations d&rsquo;interaction sociale.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>La cognition sociale est une fonction compos\u00e9e de plusieurs niveaux de traitement. Par cons\u00e9quent, <strong>l&rsquo;intervention doit \u00eatre men\u00e9e en fonction de l&rsquo;analyse de tout le processus<\/strong>. Parmi d&rsquo;autres, notre objectif lors de la construction de mat\u00e9riaux qui visent \u00e0 entra\u00eener et promouvoir :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>L&rsquo;identification des \u00e9tats \u00e9motionnels internes et chez les autres, avec des activit\u00e9s qui varient selon leur degr\u00e9 de concr\u00e9tude et de complexit\u00e9.<\/li>\n\n\n\n<li>Entra\u00eenement \u00e0 l&rsquo;inf\u00e9rence des \u00e9tats internes et des intentions \u00e0 travers des informations contextuelles et internes, avec une importante charge visuelle.<\/li>\n\n\n\n<li>Entra\u00eenement aux comp\u00e9tences sociales, focalis\u00e9 sur deux aspects importants : entra\u00eenement \u00e0 la gestion des comportements dans les situations sociales et autor\u00e9gulation et gestion des \u00e9tats \u00e9motionnels internes dans diff\u00e9rents contextes.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Parmi les diff\u00e9rentes options d&rsquo;intervention, nous aimerions souligner les histoires sociales.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Histoires sociales<\/h4>\n\n\n\n<p>Les histoires sociales sont des scripts pour l&rsquo;entra\u00eenement de personnes avec une d\u00e9t\u00e9rioration de la cognition sociale et de la th\u00e9orie de l&rsquo;esprit. Leur but est l&rsquo;acquisition de comp\u00e9tences interactives et de strat\u00e9gies comportementales. Les histoires sociales cherchent \u00e0 \u00eatre des traductions sociales. L&rsquo;entra\u00eenement peut se focaliser sur des comportements d&rsquo;interaction, des aspects d&rsquo;autor\u00e9gulation, des inf\u00e9rences d&rsquo;intentionnalit\u00e9 et la lecture et la gestion des \u00e9motions entre autres. Il est n\u00e9cessaire de diff\u00e9rencier les histoires sociales de deux autres types d&rsquo;entra\u00eenement que nous r\u00e9alisons \u00e9galement :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Entra\u00eenement aux routines comme l&rsquo;auto-soin, l&rsquo;habillement, etc. qui ne n\u00e9cessitent pas d&rsquo;interaction sociale (bien que les renforcements utilis\u00e9s pour les favoriser soient sociaux).<\/li>\n\n\n\n<li>Entra\u00eenement aux aspects de base du traitement \u00e9motionnel.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Il existe diff\u00e9rents formats d&rsquo;histoires sociales. Elles peuvent \u00eatre d\u00e9velopp\u00e9es \u00e0 travers des pictogrammes (dessins qui repr\u00e9sentent le contexte sur lequel nous allons travailler), des mots, ou avec un format mixte. Parmi les sujets avec lesquels nous travaillons les histoires sociales, il semble que les personnes avec le Syndrome d&rsquo;Asperger sont celles qui b\u00e9n\u00e9ficient le plus du traitement. Il est important que les situations capturent l&rsquo;attention des patients sans les distraire.<\/p>\n\n\n\n<p>Les contextes que nous utiliserons seront divers et gradu\u00e9s. La gradation est r\u00e9alis\u00e9e \u00e0 partir de diff\u00e9rents param\u00e8tres tels que l&rsquo;ambigu\u00eft\u00e9 de la situation, le nombre d&rsquo;interactions qui doivent \u00eatre r\u00e9alis\u00e9es pendant la t\u00e2che, la quantit\u00e9 de concepts utilis\u00e9s dans l&rsquo;histoire et leur complexit\u00e9 (concrets vs. abstraits), et la complexit\u00e9 des r\u00e9ponses qui doivent \u00eatre \u00e9mises.<\/p>\n\n\n\n<p>Les situations sont aussi diverses que la vie elle-m\u00eame, mais nous avons \u00e9tabli les diff\u00e9rentes cat\u00e9gories (non exclusives) :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Autor\u00e9gulation.<\/li>\n\n\n\n<li>Interaction avec des personnes proches (famille, amis, professeurs, tuteurs, etc.).<\/li>\n\n\n\n<li>R\u00e8gles pour des lieux sp\u00e9cifiques d&rsquo;activit\u00e9 sociale (h\u00f4pitaux, \u00e9coles, th\u00e9\u00e2tres, cin\u00e9mas, parcs, bus, etc.).<\/li>\n\n\n\n<li>Interdictions explicites.<\/li>\n\n\n\n<li>R\u00e9partition des responsabilit\u00e9s dans les t\u00e2ches m\u00e9nag\u00e8res.<\/li>\n\n\n\n<li>Soin personnel (\u00e0 condition qu&rsquo;il n\u00e9cessite une interaction, comme par exemple demander o\u00f9 se trouve les toilettes).<\/li>\n\n\n\n<li>Exceptions \u00e0 une r\u00e8gle.<\/li>\n\n\n\n<li>Impatience.<\/li>\n\n\n\n<li>Situations violentes et embarrassantes.<\/li>\n\n\n\n<li>Situations exceptionnelles.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Enfin, le langage utilis\u00e9 est tr\u00e8s important dans ces activit\u00e9s car beaucoup de personnes avec ce type de d\u00e9ficits pr\u00e9sentent des alt\u00e9rations de la communication.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"activites-vie-quotidienne\">Activit\u00e9s de la vie quotidienne<\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"375\" src=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/actividades-de-la-vida-diaria.webp\" alt=\"Silhouette humaine stylis\u00e9e entour\u00e9e d&#039;une fl\u00e8che circulaire repr\u00e9sentant un cycle jour\/nuit, avec croissant lunaire \u00e0 gauche et soleil \u00e0 droite.\" class=\"wp-image-35898\" srcset=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/actividades-de-la-vida-diaria-300x141.webp 300w, https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/actividades-de-la-vida-diaria-768x360.webp 768w, https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/actividades-de-la-vida-diaria.webp 800w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p>La fonctionnalit\u00e9 est li\u00e9e aux AVQ. L&rsquo;ind\u00e9pendance a un impact sur toutes les sph\u00e8res psychosociales des personnes.<\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p>Les d\u00e9ficits neuropsychologiques impliquent un impact variable sur la fonctionnalit\u00e9 des personnes. La fonctionnalit\u00e9 est li\u00e9e \u00e0 l&rsquo;ex\u00e9cution des activit\u00e9s de la vie quotidienne. <strong>L&rsquo;ind\u00e9pendance a un impact sur la qualit\u00e9 de vie, et donc sur la construction de la personnalit\u00e9 et le contexte de la personne. L&rsquo;objectif principal de toute intervention neuropsychologique ou d&rsquo;ergoth\u00e9rapie est d&rsquo;aider les personnes \u00e0 atteindre le niveau de fonctionnalit\u00e9 le plus \u00e9lev\u00e9 possible.<\/strong> Une d\u00e9t\u00e9rioration significative dans une zone sp\u00e9cifique du cerveau peut avoir peu ou pas d&rsquo;impact sur l&rsquo;ind\u00e9pendance fonctionnelle de la personne.<\/p>\n\n\n\n<p>Les activit\u00e9s de la vie quotidienne sont des t\u00e2ches r\u00e9alis\u00e9es par les personnes au quotidien. Lorsqu&rsquo;une l\u00e9sion c\u00e9r\u00e9brale se produit (acquise ou non), la priorit\u00e9 et la nature de ces activit\u00e9s peuvent n\u00e9cessiter une reformulation. Dans de nombreux cas, ces activit\u00e9s pourront \u00eatre \u00e0 nouveau r\u00e9alis\u00e9es. Dans d&rsquo;autres cas, les activit\u00e9s seront remplac\u00e9es par de nouvelles, ou des techniques de substitution et de compensation seront mises en \u0153uvre en fonction du profil cognitif des patients.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous pr\u00e9sentons ci-dessous les diff\u00e9rents types d&rsquo;activit\u00e9s de la vie quotidienne \u00e0 partir de la classification de l&rsquo;Association Am\u00e9ricaine d&rsquo;Ergoth\u00e9rapie.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Activit\u00e9s de base de la vie quotidienne (ABVQ)<\/h3>\n\n\n\n<p>Ce sont des activit\u00e9s orient\u00e9es vers le soin du corps (adapt\u00e9 de Rogers et Holm, 1994, pp. 181-202).<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Se baigner et se doucher<\/strong> : Obtenir et utiliser les fournitures ; se savonner, se rincer et se s\u00e9cher les parties du corps ; maintenir la position dans le bain, et se transf\u00e9rer dans et hors de la baignoire.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Soin des intestins et de la vessie<\/strong> : Inclut le contr\u00f4le intentionnel complet des mouvements intestinaux et de la vessie urinaire et, si n\u00e9cessaire, l&rsquo;utilisation d&rsquo;\u00e9quipements ou d&rsquo;agents de contr\u00f4le de la vessie.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>S&rsquo;habiller<\/strong> : S\u00e9lectionner les v\u00eatements et accessoires appropri\u00e9s \u00e0 l&rsquo;heure de la journ\u00e9e, au temps, et \u00e0 l&rsquo;occasion ; obtenir les v\u00eatements de la zone de rangement, s&rsquo;habiller et se d\u00e9shabiller dans l&rsquo;ordre ; attacher et ajuster les v\u00eatements et les chaussures, et appliquer et retirer les appareils personnels, proth\u00e8ses ou orth\u00e8ses.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Manger<\/strong> : \u00ab\u00a0La capacit\u00e9 de maintenir et de manipuler la nourriture ou le liquide dans la bouche et de les avaler ; manger et avaler sont g\u00e9n\u00e9ralement utilis\u00e9s de mani\u00e8re interchangeable\u00a0\u00bb (AOTA, 2008).<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Alimentation<\/strong> : \u00ab\u00a0C&rsquo;est le processus de pr\u00e9parer, organiser et porter la nourriture [ou le liquide] de l&rsquo;assiette ou de la tasse\/verre \u00e0 la bouche ; parfois aussi appel\u00e9 auto-alimentation\u00a0\u00bb (AOTA, 2007).<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Mobilit\u00e9 fonctionnelle<\/strong> : Se d\u00e9placer d&rsquo;une position ou d&rsquo;un endroit \u00e0 un autre (pendant l&rsquo;ex\u00e9cution des activit\u00e9s quotidiennes), tels que se d\u00e9placer dans le lit, se d\u00e9placer en fauteuil roulant, et les transferts (par exemple, fauteuil roulant, lit, voiture, baignoire, toilettes, douche, chaise, sol). Inclut la d\u00e9ambulation fonctionnelle et le transport d&rsquo;objets.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Soin des dispositifs de soins personnels<\/strong> : Utiliser, nettoyer et entretenir les articles de soins personnels, tels que les appareils auditifs, les lentilles de contact, les lunettes, les orth\u00e8ses, les proth\u00e8ses, l&rsquo;\u00e9quipement adapt\u00e9, et les dispositifs contraceptifs et sexuels.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Hygi\u00e8ne et soins personnels<\/strong> : Obtenir et utiliser les fournitures ; \u00e9liminer les poils corporels (par exemple, utiliser des rasoirs, des pinces, des lotions) ; appliquer et enlever les cosm\u00e9tiques ; laver, s\u00e9cher, peigner, coiffer, brosser et couper les cheveux ; prendre soin des ongles (mains et pieds) ; prendre soin de la peau, des oreilles, des yeux et du nez ; appliquer du d\u00e9odorant ; nettoyer la bouche, se brosser les dents et utiliser du fil dentaire, ou enlever, nettoyer et placer les orth\u00e8ses et proth\u00e8ses dentaires.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Activit\u00e9 sexuelle<\/strong> : Participer \u00e0 des activit\u00e9s visant la satisfaction sexuelle.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Toilettes et hygi\u00e8ne aux toilettes<\/strong> : Obtenir et utiliser les fournitures ; g\u00e9rer les v\u00eatements, maintenir la position sur les toilettes, se transf\u00e9rer vers et depuis la position pour l&rsquo;utilisation des toilettes ; se nettoyer le corps ; et prendre soin des besoins menstruels et des besoins de continence (y compris la gestion des cath\u00e9ters, des colostomies et des suppositoires).<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Activit\u00e9s instrumentales de la vie quotidienne (AIVQ)<\/h3>\n\n\n\n<p>Activit\u00e9s de soutien \u00e0 la vie quotidienne \u00e0 la maison et dans la communaut\u00e9 qui n\u00e9cessitent souvent des interactions plus complexes que celles utilis\u00e9es dans les activit\u00e9s d&rsquo;auto-soin des AVQ.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Soin des autres<\/strong> (y compris s\u00e9lectionner et superviser les aidants) : Organiser, superviser ou fournir des soins aux autres.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Soin des animaux de compagnie<\/strong> : Organiser, superviser ou fournir des soins aux animaux de compagnie et aux animaux de service.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Faciliter l&rsquo;\u00e9ducation des enfants<\/strong> : Fournir des soins et une supervision pour soutenir les besoins de d\u00e9veloppement d&rsquo;un enfant.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Gestion de la communication<\/strong> : Envoyer, recevoir et interpr\u00e9ter l&rsquo;information en utilisant une vari\u00e9t\u00e9 de syst\u00e8mes et d&rsquo;\u00e9quipements, y compris des outils d&rsquo;\u00e9criture, des t\u00e9l\u00e9phones, des machines \u00e0 \u00e9crire, des enregistreurs audiovisuels, des ordinateurs, des tableaux de communication, des lumi\u00e8res d&rsquo;appel, des syst\u00e8mes d&rsquo;urgence, des appareils d&rsquo;\u00e9criture Braille, des \u00e9quipements de t\u00e9l\u00e9communication pour les sourds, des syst\u00e8mes de communication augmentative et des assistants num\u00e9riques personnels.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Mobilit\u00e9 dans la communaut\u00e9<\/strong> : Se d\u00e9placer dans la communaut\u00e9 et utiliser les transports publics ou priv\u00e9s comme conduire, marcher, faire du v\u00e9lo, ou acc\u00e9der au bus, taxi ou autres syst\u00e8mes de transport.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Gestion des finances<\/strong> : G\u00e9rer les ressources financi\u00e8res, y compris les m\u00e9thodes alternatives de transaction financi\u00e8re, et planifier et utiliser les finances avec des objectifs \u00e0 court et long terme.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Gestion et maintien de la sant\u00e9<\/strong> : D\u00e9velopper, g\u00e9rer et maintenir une routine pour la sant\u00e9 et la promotion du bien-\u00eatre, tels que la sant\u00e9 physique, la nutrition, la r\u00e9duction des comportements \u00e0 risque pour la sant\u00e9 et la routine de prise de m\u00e9dicaments.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>\u00c9tablissement et gestion du foyer<\/strong> : Obtenir et entretenir les possessions personnelles et du foyer, et maintenir l&rsquo;environnement du foyer (par exemple, maison, cour, jardin, appareils \u00e9lectrom\u00e9nagers, v\u00e9hicules), y compris maintenir et r\u00e9parer les effets personnels (v\u00eatements et articles m\u00e9nagers) et savoir comment demander de l&rsquo;aide ou qui contacter.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Pr\u00e9paration des repas et nettoyage<\/strong> : Planifier, pr\u00e9parer, servir des repas bien \u00e9quilibr\u00e9s et nutritifs ; et nettoyer les aliments et les ustensiles apr\u00e8s les repas.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Maintien de la s\u00e9curit\u00e9 et r\u00e9ponse \u00e0 l&rsquo;urgence<\/strong> : Conna\u00eetre et r\u00e9aliser des proc\u00e9dures de pr\u00e9vention pour maintenir un environnement s\u00fbr, ainsi que reconna\u00eetre les situations dangereuses inattendues et soudaines ; et initier une action d&rsquo;urgence pour r\u00e9duire la menace \u00e0 la sant\u00e9 et \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Achats<\/strong> : Pr\u00e9parer la liste des courses (alimentaires et autres), s\u00e9lectionner, acqu\u00e9rir et transporter les articles ; s\u00e9lectionner la m\u00e9thode de paiement, et compl\u00e9ter les transactions mon\u00e9taires.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">\u00c9ducation<\/h3>\n\n\n\n<p>Inclut les activit\u00e9s n\u00e9cessaires pour l&rsquo;apprentissage et la participation \u00e0 l&rsquo;environnement.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Participation \u00e0 l&rsquo;\u00e9ducation formelle<\/strong> : Inclut les cat\u00e9gories de participation acad\u00e9mique (par exemple, les math\u00e9matiques, la lecture, travailler pour obtenir un dipl\u00f4me), non acad\u00e9mique (par exemple, \u00e0 la r\u00e9cr\u00e9ation, cantine, couloir), extrascolaire (par exemple, sports, fanfare, pom-pom girls, danses), et professionnelle (pr\u00e9-professionnelle et professionnelle).<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Exploration des besoins \u00e9ducatifs informels ou des int\u00e9r\u00eats personnels<\/strong> (au-del\u00e0 de l&rsquo;\u00e9ducation formelle) : Identifier les sujets et m\u00e9thodes pour obtenir des informations ou des comp\u00e9tences sur les sujets identifi\u00e9s.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Participation \u00e0 l&rsquo;\u00e9ducation personnelle informelle<\/strong> : Participer \u00e0 des cours, programmes et activit\u00e9s qui offrent une instruction\/formation dans les domaines d&rsquo;int\u00e9r\u00eat identifi\u00e9s.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Travail<\/h3>\n\n\n\n<p>Inclut les activit\u00e9s n\u00e9cessaires pour participer \u00e0 un emploi r\u00e9mun\u00e9r\u00e9 ou \u00e0 des activit\u00e9s de b\u00e9n\u00e9volat <em>(Mosey, 1996, p. 341)<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Int\u00e9r\u00eats et activit\u00e9s pour la recherche d&#8217;emploi<\/strong> : Identifier et s\u00e9lectionner des opportunit\u00e9s d&#8217;emploi bas\u00e9es sur ses ressources, ses limitations, ses pr\u00e9f\u00e9rences et ses aversions li\u00e9es au travail <em>(adapt\u00e9 de Mosey, 1996, p. 342)<\/em>.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Recherche et acquisition d&#8217;emploi<\/strong> : Identifier et postuler \u00e0 des opportunit\u00e9s d&#8217;emploi ; compl\u00e9ter, soumettre et r\u00e9viser les dossiers de candidature ; pr\u00e9paration aux entretiens ; participer aux entretiens et au suivi ; discuter des avantages de l&#8217;emploi ; et finaliser les n\u00e9gociations.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Performance au travail\/emploi<\/strong> : Performance au travail incluant les comp\u00e9tences et les habitudes de travail ; gestion du temps ; relations avec les coll\u00e8gues, les gestionnaires et les clients ; cr\u00e9ation, production et distribution de produits et services ; initiation, maintien et ach\u00e8vement des t\u00e2ches ; et respect des normes et proc\u00e9dures de l&#8217;emploi.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Pr\u00e9paration et ajustement \u00e0 la retraite<\/strong> : D\u00e9terminer les aptitudes, d\u00e9velopper les int\u00e9r\u00eats et comp\u00e9tences, et s\u00e9lectionner des activit\u00e9s vocationnelles appropri\u00e9es.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Exploration du b\u00e9n\u00e9volat<\/strong> : D\u00e9terminer les causes, organisations ou opportunit\u00e9s communautaires pour le \u00ab\u00a0travail\u00a0\u00bb non r\u00e9mun\u00e9r\u00e9 en relation avec les aptitudes, int\u00e9r\u00eats personnels, localisation et temps disponible.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Participation en tant que b\u00e9n\u00e9vole<\/strong> : R\u00e9aliser du \u00ab\u00a0travail\u00a0\u00bb non r\u00e9mun\u00e9r\u00e9 au b\u00e9n\u00e9fice des causes, organisations ou installations s\u00e9lectionn\u00e9es.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Jeu<\/h3>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0Toute activit\u00e9 organis\u00e9e ou spontan\u00e9e qui procure du plaisir, du divertissement ou de l&rsquo;amusement\u00a0\u00bb <em>(Parham et Fazio, 1997, p. 252)<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Exploration du jeu<\/strong> : Identifier des activit\u00e9s de jeu appropri\u00e9es, qui peuvent inclure l&rsquo;exploration du jeu, la pratique du jeu, le jeu imaginaire ou simul\u00e9, le jeu avec des r\u00e8gles, le jeu constructif et le jeu symbolique.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Participation au jeu<\/strong> : Participer au jeu ; maintenir un \u00e9quilibre entre le jeu et les autres domaines d&rsquo;occupation ; et obtenir, utiliser et entretenir correctement les jouets, \u00e9quipements et fournitures.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Loisirs ou temps libre<\/h3>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0Une activit\u00e9 non obligatoire qui est intrins\u00e8quement motiv\u00e9e et \u00e0 laquelle on participe pendant un temps discr\u00e9tionnaire ou libre, c&rsquo;est-\u00e0-dire un temps non engag\u00e9 dans des occupations obligatoires telles que le travail, le soin personnel ou le sommeil\u00a0\u00bb <em>(Parham et Fazio, 1997, p. 250)<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Exploration des loisirs<\/strong> : Identifier les int\u00e9r\u00eats, comp\u00e9tences, opportunit\u00e9s et activit\u00e9s de loisirs appropri\u00e9s.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Participation aux loisirs<\/strong> : Planifier et participer \u00e0 des activit\u00e9s de loisirs appropri\u00e9es ; maintenir un \u00e9quilibre des activit\u00e9s de loisirs avec les autres domaines d&rsquo;occupation ; et obtenir, utiliser et entretenir les \u00e9quipements et fournitures, selon le cas.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Participation sociale<\/h3>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0Des sch\u00e9mas de comportement organis\u00e9s qui sont caract\u00e9ristiques et attendus d&rsquo;un individu ou d&rsquo;une position d\u00e9termin\u00e9e au sein d&rsquo;un syst\u00e8me social\u00a0\u00bb <em>(Mosey, 1996, p. 340)<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Participation \u00e0 la communaut\u00e9<\/strong> : Participer \u00e0 des activit\u00e9s qui aboutissent \u00e0 une interaction r\u00e9ussie au niveau de la communaut\u00e9 (c&rsquo;est-\u00e0-dire quartier, voisinage, organisations, travail, \u00e9cole).<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Participation en famille<\/strong> : Participer aux \u00ab\u00a0[activit\u00e9s qui aboutissent \u00e0] une interaction r\u00e9ussie dans les r\u00f4les familiaux requis et\/ou d\u00e9sir\u00e9s\u00a0\u00bb <em>(Mosey, 1996, p. 340)<\/em>.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Participation avec des pairs, amis<\/strong> : Participer \u00e0 des activit\u00e9s \u00e0 diff\u00e9rents niveaux d&rsquo;intimit\u00e9, y compris participer \u00e0 des activit\u00e9s sexuelles d\u00e9sir\u00e9es.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p>NeuronUP aborde la r\u00e9habilitation des AVQ d&rsquo;une mani\u00e8re op\u00e9rationnelle, mais non moins \u00e9cologique.<\/p><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p>L&rsquo;objectif est d&rsquo;augmenter l&rsquo;autonomie des personnes avec des l\u00e9sions c\u00e9r\u00e9brales ou de la maintenir \u00e0 un niveau optimal. NeuronUP int\u00e8gre les caract\u00e9ristiques de l&rsquo;ergoth\u00e9rapie et de la neuropsychologie en effectuant une analyse approfondie des activit\u00e9s qui constituent ces domaines, sans oublier une analyse d\u00e9taill\u00e9e des processus neuropsychologiques qui y seraient impliqu\u00e9s. Le but est d&rsquo;\u00e9tablir une classification appropri\u00e9e des niveaux de complexit\u00e9 des t\u00e2ches. <strong>NeuronUP s&rsquo;approche de la r\u00e9habilitation des AVQ d&rsquo;une mani\u00e8re op\u00e9rationnelle mais non moins \u00e9cologique.<\/strong> Nous int\u00e9grons des objets quotidiens dans des simulateurs que les personnes utilisent pour entra\u00eener leur utilisation avec des objets et les s\u00e9quences qu&rsquo;elles doivent r\u00e9aliser pour les utiliser. Les simulateurs entra\u00eenent l&rsquo;utilisation d&rsquo;objets quotidiens dans un environnement num\u00e9rique, permettant d&rsquo;acqu\u00e9rir des strat\u00e9gies de r\u00e9solution pour un contexte r\u00e9el. L&rsquo;analyse fonctionnelle des s\u00e9quences qui composent les activit\u00e9s de la vie quotidienne est notre priorit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"competences-sociales\">Comp\u00e9tences sociales<\/h2>\n\n\n<div class=\"wp-block-image image-interface\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"420\" src=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Competences-sociales.webp\" alt=\"Trois personnes devant un \u00e9cran affichant ic\u00f4nes et graphiques lors d\u2019une formation ax\u00e9e sur les comp\u00e9tences sociales.\" class=\"wp-image-35899\" srcset=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Competences-sociales-300x158.webp 300w, https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Competences-sociales-768x403.webp 768w, https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Competences-sociales.webp 800w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Selon <strong>Beauchamp &amp; Anderson (2010)<\/strong>, les comp\u00e9tences sociales doivent \u00eatre int\u00e9gr\u00e9es dans un cadre compr\u00e9hensif qui incorpore les questions neurobiologiques et les comp\u00e9tences sociocognitives qui sous-tendent la fonction sociale, ainsi que les facteurs internes et externes qui modulent ces comp\u00e9tences. Nous pouvons consid\u00e9rer les comp\u00e9tences sociales comme la mise en \u0153uvre de la cognition sociale dans un contexte social. Dans ce cas, il s&rsquo;agirait de conduites et de strat\u00e9gies \u00e9mises pour initier ou maintenir des comportements efficaces.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Parsons &amp; Mitchell (2002)<\/strong> consid\u00e8rent deux modes principaux pour promouvoir les comp\u00e9tences sociales :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Entra\u00eenement en ensembles comportementaux structur\u00e9s dans une interaction en face \u00e0 face. Ils sont tr\u00e8s efficaces pour enseigner aux personnes de nouveaux comportements ou comp\u00e9tences, mais il y a parfois des probl\u00e8mes pour g\u00e9n\u00e9raliser ce qui a \u00e9t\u00e9 appris \u00e0 de nouvelles t\u00e2ches.<\/li>\n\n\n\n<li>Intervention dans les environnements naturels des personnes, comme la maison ou le travail.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>L&rsquo;objectif dans la section \u00ab\u00a0Comp\u00e9tences sociales\u00a0\u00bb, chez NeuronUP, est de d\u00e9velopper un syst\u00e8me qui peut \u00eatre int\u00e9gr\u00e9 dans diff\u00e9rents contextes. Jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, nous nous sommes concentr\u00e9s sur les aspects de la cognition sociale (un pr\u00e9requis pour entra\u00eener certains aspects des comp\u00e9tences sociales). Nous fournissons un feedback imm\u00e9diat de base, mais notre id\u00e9e future est de pouvoir le personnaliser en montrant des cons\u00e9quences.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les comp\u00e9tences sociales n\u00e9cessitent la gestion de l&rsquo;incertitude et impliquent de la flexibilit\u00e9 dans l&rsquo;entra\u00eenement des situations.<\/strong> Une activit\u00e9 id\u00e9ale en comp\u00e9tences sociales modifierait le feedback en fonction des r\u00e9ponses des patients.<\/p>\n\n\n\n<p>Les comp\u00e9tences sociales sont directement li\u00e9es \u00e0 la qualit\u00e9 de vie, et le traitement doit \u00eatre exhaustif. Par cons\u00e9quent, nous devons fournir une large gamme de contextes qui n\u00e9cessitent des processus neuropsychologiques divers et nivel\u00e9s. Ces processus appliqu\u00e9s \u00e0 un contexte social n\u00e9cessiteront des m\u00e9canismes neuronaux entrelac\u00e9s \u00e0 travers le cerveau. Les contenus sp\u00e9cifiques \u00e0 traiter dans ce domaine sont ceux qui n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 inclus dans d&rsquo;autres processus neuropsychologiques de la plateforme :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Aspects prox\u00e9miques de l&rsquo;interaction sociale.<\/li>\n\n\n\n<li>Aspects paralinguistiques de la communication.<\/li>\n\n\n\n<li>Cognition sociale complexe.<\/li>\n\n\n\n<li>Aspects conversationnels tels que les sujets appropri\u00e9s de communication.<\/li>\n\n\n\n<li>Inhibition comportementale appliqu\u00e9e aux \u00e9v\u00e9nements sociaux.<\/li>\n\n\n\n<li>Outils et activit\u00e9s impliquant des contextes changeants.<\/li>\n\n\n\n<li>Entra\u00eenement m\u00e9tacognitif appliqu\u00e9 aux situations sociales.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"references\">R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full image-interface\"><img decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"420\" src=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/References.webp\" alt=\"Ordinateur portable ouvert sur une table en bois, \u00e9cran affichant une pr\u00e9sentation, vid\u00e9o \u00e0 c\u00f4t\u00e9, smartphone et notes, \u00e9tag\u00e8res de livres en arri\u00e8re-plan, lumi\u00e8re chaude.\" class=\"wp-image-35900\" srcset=\"https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/References-300x158.webp 300w, https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/References-768x403.webp 768w, https:\/\/neuronup.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/References.webp 800w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-sm-font-size\">Adolphs, R. 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